Liberia : histoire, capitale, climat et conseils de voyage

Le Liberia est un pays d’Afrique de l’Ouest, sur la côte atlantique, entre la Sierra Leone, la Guinée et la Côte d’Ivoire. Sa capitale est Monrovia. Fondé au XIXe siècle par une société américaine pour y installer d’anciens esclaves affranchis, il est indépendant depuis 1847, ce qui en fait la plus ancienne république d’Afrique. Le tourisme y reste très peu développé : un séjour se prépare avec un visa obtenu avant le départ, le vaccin contre la fièvre jaune et un chauffeur de confiance, de préférence pendant la saison sèche, de décembre à mars. À ne pas confondre avec Liberia, ville du nord-ouest du Costa Rica.

Le Liberia en bref

SituationAfrique de l’Ouest, sur l’océan Atlantique ; frontières avec la Sierra Leone, la Guinée et la Côte d’Ivoire
Populationenviron 5,4 millions d’habitants
CapitaleMonrovia, nommée d’après le président américain James Monroe
Langueanglais (officielle), plus d’une quinzaine de langues locales
Monnaiesdollar libérien (LRD) et dollar américain (USD), utilisés tous les deux
Décalage avec Paris−1 h en hiver, −2 h en été (UTC+0)
Vol depuis Parispas de vol direct ; une escale, à Bruxelles, Casablanca, Istanbul, Addis-Abeba ou Abidjan
Formalitésvisa obligatoire avant le départ, passeport valide 6 mois après le retour, billet retour, vaccin contre la fièvre jaune obligatoire
Meilleure périodedécembre à mars (saison sèche)

Histoire du Liberia : les grandes étapes

En 1822, l’American Colonization Society, une organisation américaine, installe au cap Mesurado, à l’emplacement de l’actuelle Monrovia, des Noirs américains libres et d’anciens esclaves affranchis. Entre 1822 et la guerre de Sécession, plus de 15 000 personnes traversent l’Atlantique. Leurs descendants, les Américano-Libériens, proclament l’indépendance le 26 juillet 1847 et dominent longtemps la vie politique face aux peuples autochtones du pays. Le Liberia est, avec l’Éthiopie, l’un des deux pays d’Afrique qui ont échappé à la colonisation européenne ; il est aussi la plus ancienne république du continent.

Au XXe siècle, l’entreprise américaine Firestone y développe d’immenses plantations d’hévéas, et le dollar américain devient la monnaie du pays. Le coup d’État de 1980 met fin au pouvoir américano-libérien. Suivent deux guerres civiles, de 1989 à 1997 puis de 1999 à 2003, qui font environ 250 000 morts. En 2005, Ellen Johnson Sirleaf est élue présidente : première femme élue à la tête d’un État africain, elle reçoit le prix Nobel de la paix en 2011. Le pays a été durement touché par l’épidémie d’Ebola de 2014-2016.

Quand partir au Liberia

Le climat est équatorial, chaud et humide toute l’année, avec des maximales de 27 à 32 °C. La différence se joue sur la pluie, parmi les plus abondantes d’Afrique : près de Monrovia, il tombe plus de 400 mm en mai, plus de 800 mm en juin et plus de 900 mm en septembre. De mai à décembre, crues et glissements de terrain rendent de nombreuses pistes impraticables. La saison sèche, de décembre à mars, est la seule période vraiment adaptée à un voyage hors de la capitale.

Climat du Liberia : pluie et températures près de MonroviaMaximales moyennes à l’aéroport Roberts, près de Monrovia, entre 27 et 32 °C toute l’année. Pluie mensuelle : 26 mm en janvier, 48 en février, 97 en mars, 160 en avril, 416 en mai, 818 en juin, 696 en juillet, 561 en août, 914 en septembre, 587 en octobre, 190 en novembre, 48 en décembre. Saison sèche de décembre à mars.Monrovia : saison sèche courte, pluies extrêmesMaximales moyennes (°C)Pluie (mm par mois)3126J3248F3297M31160A30416M29818J28696J27561A28914S29587O30190N3148DDécembre à mars : saison sècheTransition : averses fréquentesMai à octobre : pluies torrentiellesNormales 1991-2020, aéroport Roberts.
Températures maximales moyennes (°C) et précipitations mensuelles (mm) à l’aéroport international Roberts, à une soixantaine de kilomètres de Monrovia, normales 1991-2020. De mai à décembre, de nombreuses routes deviennent impraticables.

Que voir au Liberia

Le pays dispose de peu d’infrastructures touristiques ; les visiteurs sont surtout des voyageurs d’affaires, des humanitaires et des surfeurs. Les principaux lieux :

  • Monrovia : le Musée national, l’île de Providence, à l’embouchure de la rivière Mesurado, où débarquèrent les premiers colons, et les ruines de l’hôtel Ducor, ancien palace sur la colline de Mamba Point, d’où la vue embrasse la ville et l’océan.
  • Robertsport : petite ville côtière au nord-ouest, connue pour ses vagues de surf, au bord du lac Piso, une lagune salée ouverte sur l’Atlantique.
  • Le Blue Lake, ancienne carrière remplie d’eau bleu vif, à environ 70 km de Monrovia.
  • Harper, au sud-est près de la Côte d’Ivoire, et ses plages ; la région est éloignée et en partie classée en zone déconseillée sauf raison impérative.
  • Le parc national de Sapo, au sud-est, plus grande forêt protégée du pays, d’accès long et difficile.

Prudence sur toute la côte : les courants de l’Atlantique sont très forts. Gardez pied et ne vous éloignez pas du bord.

Sécurité au Liberia

Le pays est en vigilance renforcée. Le ministère des Affaires étrangères déconseille, sauf raison impérative, les zones frontalières des comtés de Grand Cape Mount, Gbarpolu et Lofa (vers la Sierra Leone) et des comtés de Nimba (au sud de Butlo), Grand Gedeh, River Gee et Maryland (vers la Côte d’Ivoire). À Monrovia, évitez les quartiers de West Point, Somalia Drive et Red Light, ainsi que les grands marchés (Omega et Douala Market) ; circulez en voiture, portes verrouillées, et pas à pied la nuit. Évitez les motos-taxis, les trois-roues « kékés » et les transports collectifs, souvent accidentés. Hors de la capitale, la prise en charge médicale est inexistante : une assurance voyage avec rapatriement est impérative. Consultez la fiche Conseils aux voyageurs du Liberia avant le départ, la situation pouvant évoluer.

Formalités, accès et déplacements

Le visa est obligatoire : depuis la France, la demande se fait auprès de l’ambassade du Liberia ; seul le site officiel du Liberia Immigration Service traite les demandes en ligne pour les résidents de pays sans représentation libérienne. Il faut aussi un passeport valide six mois après le retour, un billet retour et le certificat de vaccination contre la fièvre jaune. Un traitement préventif contre le paludisme est à voir avec un médecin. Formalités à vérifier avant le départ.

L’aéroport international Roberts se trouve à environ 58 km de Monrovia, sans transport public : faites-vous attendre par une personne de confiance. Sur place, seuls quelques grands axes sont goudronnés (vers Buchanan, Robertsport, Ganta et la frontière ivoirienne par Sanniquellie) ; le reste est fait de pistes. Un 4×4 avec chauffeur expérimenté est recommandé, et le permis international est obligatoire pour conduire. Emportez des dollars américains : les distributeurs fonctionnent mal, même si les hôtels et supermarchés de Monrovia acceptent souvent la carte.

Questions fréquentes

Quelle est la capitale du Liberia ?

Monrovia, sur la côte atlantique, au cap Mesurado. C’est de loin la plus grande ville du pays et le siège des institutions.

Le Liberia a-t-il été colonisé ?

Il n’a jamais été une colonie européenne. Il est né d’une colonie de peuplement fondée en 1822 par l’American Colonization Society, avant de proclamer son indépendance en 1847.

Quelle langue parle-t-on au Liberia ?

L’anglais est la langue officielle, souvent sous une forme locale, l’anglais libérien. Les langues autochtones (kpellé, bassa, gio, mano, kru…) sont parlées au quotidien.

Liberia au Costa Rica ou au Liberia ?

Liberia est aussi le nom d’une ville du Guanacaste, au nord-ouest du Costa Rica, dont l’aéroport international dessert les plages du Pacifique. Pour ce voyage-là, voir notre page Costa Rica et nos conseils pour préparer un voyage au Costa Rica.

Pays voisins : la Sierra Leone, la Côte d’Ivoire et la Guinée. Toutes les pages pays sont réunies dans notre guide de l’Afrique.