Voyage au Timor oriental : circuit, randonnée au Ramelau et infos pratiques
Pour un voyage au Timor oriental, prévoyez 8 à 12 jours entre mai et octobre, pendant la saison sèche : c’est le temps nécessaire pour voir Dili, faire de la plongée autour de l’île d’Atauro, monter au sommet du mont Ramelau et rejoindre l’extrême est du pays (Com, Tutuala, île de Jaco) par des routes lentes. Les Français n’ont pas besoin de visa pour un séjour de moins de 90 jours. Le pays, indépendant depuis 2002, reçoit très peu de touristes : un circuit s’organise le plus souvent avec un chauffeur et des hébergements simples hors de la capitale.
Le Timor oriental en un coup d’œil
| Nom officiel | Timor-Leste ; moitié est de l’île de Timor, plus l’île d’Atauro, l’îlot de Jaco et l’enclave d’Oecusse |
| Capitale | Dili, sur la côte nord |
| Langues | Tétoum et portugais (officielles) ; anglais et indonésien largement utilisés |
| Monnaie | Dollar américain (USD) ; seule la carte Visa est acceptée, distributeurs à Dili et Baucau seulement |
| Décalage avec Paris | +8 h en hiver, +7 h pendant l’heure d’été française |
| Vol depuis Paris | Pas de vol direct : correspondance à Bali (Denpasar), Singapour ou Darwin |
| Formalités pour un Français | Sans visa jusqu’à 90 jours sur 180 ; passeport valide 6 mois après l’entrée |
| Meilleure période | Mai à octobre (saison sèche) |
| Durée conseillée | 8 à 12 jours |
Quand partir au Timor oriental ?
Il fait chaud toute l’année sur la côte : 31 à 33 °C l’après-midi à Dili. La différence se fait sur la pluie. De mai à octobre, il ne tombe presque rien à Dili (moins de 30 mm par mois, quelques millimètres en août et septembre) : routes praticables, mer claire pour la plongée, ciel dégagé au sommet du Ramelau. De décembre à mars, la saison des pluies rend de nombreuses pistes de montagne difficiles, voire impraticables. En altitude, à Maubisse ou au pied du Ramelau, les nuits sont fraîches toute l’année et le sommet peut geler en saison sèche : prévoyez des vêtements chauds.
Combien de jours et quel circuit ?
Les distances sont courtes sur la carte, mais les routes sont sinueuses et parfois en très mauvais état : comptez environ trois heures de Dili à Baucau et une longue journée pour atteindre Tutuala. Voici un circuit type de 10 jours :
- Jours 1 à 2 : Dili. Statue du Cristo Rei (27 m) au bout de la péninsule de Fatucama, plages de la côte est de la ville, Archives et musée de la Résistance timoraise.
- Jours 3 à 4 : île d’Atauro. Environ 1 h 30 de bateau rapide depuis Dili (un ferry public, plus lent et moins fréquent, fait aussi la traversée) ; snorkeling et plongée sur des récifs parmi les plus riches de la région, villages de pêcheurs, hébergements en écolodges.
- Jours 5 à 6 : Maubisse et le mont Ramelau. Route vers les montagnes du centre, nuit au pied du sommet et ascension avant l’aube.
- Jours 7 à 9 : Baucau, Com et Tutuala. Vieille ville portugaise de Baucau, plage de Com, puis le parc national Nino Konis Santana et l’île de Jaco.
- Jour 10 : retour à Dili.
Avec moins de temps, une semaine permet de combiner Dili, Atauro et le Ramelau. Le passage vers l’enclave d’Oecussi par la route traverse le territoire indonésien : il demande les formalités d’entrée en Indonésie.
Randonnée au Timor oriental : l’ascension du mont Ramelau
Le mont Ramelau (Tatamailau, 2 963 m) est le point culminant du pays et de l’île de Timor, à environ 70 km au sud de Dili, dans la municipalité d’Ainaro. C’est la randonnée phare du pays :
- Départ : village de Hato Builico, à environ 3 km du sommet, ou Aimeta, à 6 km (guide local nécessaire sur ce second itinéraire).
- Dénivelé : environ 910 m depuis les deux départs.
- Durée : environ 4 heures de montée depuis Hato Builico pour un marcheur en bonne condition, 6 heures depuis Aimeta. La plupart des randonneurs partent dans la nuit pour voir le lever du soleil au sommet, où se dresse une statue de la Vierge de 3 m.
- Saison : la saison sèche ; en saison des pluies, froid, vent et risque d’hypothermie. Un pèlerinage rassemble des fidèles autour du 25 mars, fête de l’Annonciation.
Les autres sentiers balisés se trouvent surtout autour de Dili. Il n’existe pas de carte officielle des refuges et points de ravitaillement : partez avec de l’eau, des vivres et, de préférence, un guide.
Que voir d’autre ?
Le parc national Nino Konis Santana et l’île de Jaco
Premier parc national du pays, créé en 2007, il couvre environ 1 236 km² à la pointe est de l’île, dont une large partie marine située dans le Triangle de corail, l’une des zones les plus riches du monde en coraux et poissons de récif. On y trouve des sites d’art rupestre dans des grottes et sur des terrasses calcaires, le lac Ira Lalaro et, au large de Tutuala, l’île de Jaco, inhabitée, que l’on rejoint en barque de pêcheur depuis la plage.
Baucau et Com
Baucau, deuxième ville du pays, conserve des bâtiments de l’époque portugaise sur les hauteurs. Plus à l’est, Com est un village de bord de mer avec des maisons d’hôtes simples, base pratique pour le parc national.
Plongée et snorkeling
L’île d’Atauro et la côte est de Dili sont les principaux sites. Les caissons de décompression les plus proches se trouvent à Darwin (Australie) et à Bali : une assurance couvrant la plongée et le rapatriement est indispensable.
Infos pratiques : sécurité, santé, argent
- Sécurité : tout le territoire est en vigilance renforcée, mais les conditions de sécurité sont jugées satisfaisantes, y compris à Dili. Les agressions contre les étrangers sont rares ; évitez néanmoins de vous déplacer seul le soir, en particulier pour les femmes à Dili, et de rouler de nuit sur les routes de campagne. L’île de Timor se trouve en zone sismique.
- Se déplacer : la location d’un véhicule avec chauffeur, de préférence un 4×4 hors de Dili, est la solution recommandée. Pour conduire soi-même, le permis international est exigé en plus du permis français.
- Santé : paludisme, dengue et encéphalite japonaise sont présents, et la rage est endémique en ville comme à la campagne. Dili ne compte qu’un hôpital et deux cliniques privées aux capacités limitées : une assurance voyage avec rapatriement est indispensable.
- Argent : emportez des dollars en petites coupures ; les billets de 100 USD sont souvent refusés hors de la capitale. Un contrôle des changes limite les importations de devises.
Consultez la fiche Conseils aux voyageurs pour le Timor oriental avant le départ, la situation pouvant évoluer.
Questions fréquentes
Faut-il un visa pour le Timor oriental ?
Non, pas pour un Français qui reste moins de 90 jours sur une période de 180 jours. Le passeport doit être valide au moins six mois après la date d’entrée. À vérifier avant le départ.
Comment aller au Timor oriental depuis la France ?
Il n’y a pas de vol direct. On rejoint Dili par une correspondance à Bali, à Singapour ou à Darwin, en Australie. Beaucoup de voyageurs combinent le séjour avec Bali : voir notre article sur la durée du vol Paris-Bali.
Le Timor oriental est-il dangereux ?
Il n’est pas déconseillé et la criminalité reste faible hors de la capitale. Les principaux risques sont la route, les maladies transmises par les moustiques et l’éloignement des secours médicaux.
Quelle est la plus belle randonnée du Timor oriental ?
L’ascension du mont Ramelau (2 963 m) depuis Hato Builico, de nuit pour le lever du soleil : environ 4 heures de montée et 910 m de dénivelé.
Autour du Timor oriental
Le pays partage son île avec l’Indonésie, point de passage le plus courant, et se trouve à quelques centaines de kilomètres au nord de l’Australie. Pour une autre destination de plongée et d’îles peu fréquentées, voyez aussi les Philippines. Les autres pays du continent sont présentés sur notre page voyager en Asie, et pour une étape à Bali, lisez quand partir à Bali.
