Gambie : tourisme, quand partir et que voir
La Gambie, plus petit pays d’Afrique continentale, est une bande de terre de moins de 50 km de large qui suit le fleuve Gambie et s’enfonce à l’intérieur du Sénégal. Sa capitale est Banjul. Le tourisme se concentre sur la côte atlantique, entre Bakau et Kololi, de novembre à mai, pendant la saison sèche. Pour un séjour, comptez une semaine : quelques jours de plage, une ou deux sorties nature sur la côte et une excursion sur le fleuve. Il n’y a pas de vol direct depuis Paris ; on passe par Bruxelles, Lisbonne, Dakar ou Istanbul.
La Gambie en bref
| Situation | Afrique de l’Ouest, enclavée dans le Sénégal sauf sur sa façade atlantique |
| Superficie et population | environ 11 300 km² ; 2,42 millions d’habitants (recensement 2024) |
| Capitale | Banjul, sur une île à l’embouchure du fleuve ; l’agglomération (avec Serekunda et Kanifing) dépasse 400 000 habitants |
| Langues | anglais (officiel), mandinka, wolof, peul, diola, sérère |
| Monnaie | dalasi (GMD) |
| Décalage avec Paris | −1 h en hiver, −2 h en été (UTC+0) |
| Vol depuis Paris | pas de direct ; escale à Bruxelles (Brussels Airlines), Lisbonne (TAP), Istanbul (Turkish Airlines) ou Dakar |
| Formalités | visa gratuit apposé à l’arrivée pour les Français (15 jours, renouvelable) ; taxe aéroportuaire de 1 000 GMD ou 20 € à l’entrée et à la sortie |
| Meilleure période | novembre à mai (saison sèche) |
| Durée conseillée | 7 à 10 jours |
Quand partir en Gambie
Le climat est tropical, avec une seule saison des pluies, courte et intense. À Banjul, il ne pleut presque pas de novembre à mai. Puis les pluies arrivent en juin et culminent en août (plus de 350 mm), avant de cesser en octobre. Les maximales restent entre 32 et 34 °C toute l’année ; les nuits sont plus fraîches en saison sèche (18 °C en janvier) qu’en saison des pluies (24 °C). De novembre à avril, c’est la saison touristique : vols charters depuis le nord de l’Europe, mer calme, et période la plus favorable à l’observation des oiseaux. En saison des pluies, les paysages verdissent et les prix baissent, mais certaines pistes deviennent impraticables.
Que voir en Gambie
Banjul
La capitale, petite et un peu à l’écart des zones touristiques, se visite en une demi-journée : l’Arch 22, porte monumentale de 35 m construite en 1994, qui abrite un petit musée et offre une vue sur la ville ; le marché Albert ; le Musée national. Banjul occupe l’île de Sainte-Marie, reliée au reste du pays par la route.
La côte atlantique
De Bakau à Kololi s’étend la zone où se trouvent la plupart des hôtels, restaurants et plages. À Bakau, le bassin sacré de Kachikally abrite des crocodiles que les visiteurs peuvent approcher. Kololi et son « Senegambia strip » concentrent bars et restaurants. Plus au sud, la côte devient plus calme : le village de pêcheurs de Tanji, où l’on assiste au retour des pirogues en fin de journée, puis les plages de Sanyang, Gunjur et Kartong, près de la frontière sénégalaise.
Les réserves naturelles près de la côte
La réserve naturelle d’Abuko, créée en 1968 sur 107 hectares, est la plus facile d’accès depuis les hôtels. Ses sentiers en forêt galerie permettent de voir trois espèces de singes (vervets, colobes bais, patas), des crocodiles et de nombreux oiseaux : plus de 270 espèces y ont été recensées. Plus à l’intérieur, le parc national de Kiang West, sur la rive sud du fleuve, offre une nature plus sauvage.
Le fleuve Gambie
Long d’environ 1 120 km, le fleuve prend sa source dans le Fouta-Djalon, en Guinée, et traverse le Sénégal avant la Gambie, qui occupe ses deux rives sur sa partie aval. Les excursions en bateau partent de la côte ou de Banjul vers l’île Kunta Kinteh (ancienne île James), à environ 30 km de l’embouchure : ce fort lié à la traite des esclaves et les sites associés d’Albreda et Juffureh sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2003.
Plus en amont, à plusieurs heures de route, Janjanbureh sert de base pour explorer le fleuve en pirogue et observer hippopotames, singes et oiseaux. Le parc national de la rivière Gambie abrite, sur les îles Baboon, des chimpanzés réintroduits depuis 1979 ; on les observe depuis le bateau, l’accès aux îles étant interdit. À proximité, les cercles de pierres de Wassu (11 cercles, la plus haute pierre mesure 2,59 m) font partie du site Unesco des cercles mégalithiques de Sénégambie, inscrit en 2006.
Combien de jours et quel programme
- Jours 1 et 2 : installation sur la côte, Bakau et Kachikally, plage.
- Jour 3 : Banjul, Arch 22 et marché Albert.
- Jour 4 : réserve d’Abuko le matin, Tanji en fin de journée.
- Jour 5 : excursion sur le fleuve vers l’île Kunta Kinteh et Juffureh.
- Jours 6 à 8 : fleuve en amont, Janjanbureh, îles Baboon et cercles de Wassu, avec deux nuits sur place.
- Jours 9 et 10 : retour sur la côte sud, Sanyang ou Kartong.
Comment y aller et se déplacer
L’aéroport international de Banjul est desservi toute l’année par Brussels Airlines (via Bruxelles), TAP Air Portugal (Lisbonne) et Turkish Airlines (Istanbul), et en saison par des vols charters depuis le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas et les pays nordiques. Depuis Dakar, la route traverse le fleuve par le pont de Sénégambie (à péage), ouvert en 2019 près de Farafenni. Sur place, les taxis et la location de voiture avec chauffeur sont les solutions les plus simples. Le bac Banjul-Barra, souvent surchargé et en mauvais état, est à éviter : privilégiez le pont.
Où dormir
La plupart des hôtels se trouvent entre Bakau, Fajara, Kotu et Kololi, à 20 à 30 minutes de Banjul. Pour plus de calme, les écolodges de la côte sud (Sanyang, Gunjur, Kartong) sont adaptés aux séjours nature. Le long du fleuve, l’hébergement se limite à des campements simples, notamment autour de Janjanbureh. Les distributeurs automatiques sont rares en dehors de la zone de Senegambia : retirez avant de partir vers l’intérieur.
Sécurité et santé
Sur les plages, des jeunes hommes appelés « bumsters » abordent les touristes pour proposer leurs services de guide ou demander de l’argent : refusez poliment mais fermement, et ne suivez personne pour une excursion improvisée au Sénégal, qui peut poser des problèmes avec les services d’immigration. Les petits vols existent dans les zones touristiques et les marchés. Les routes sont en mauvais état et mal éclairées la nuit. Le paludisme est présent : un traitement préventif et la protection contre les moustiques sont recommandés, et le vaccin contre la fièvre jaune est fortement recommandé (obligatoire si vous arrivez d’une zone d’endémie ; le carnet peut être contrôlé). Consultez un médecin avant le départ, en particulier si vous voyagez avec des enfants (voir nos conseils pour préparer un voyage tropical en famille). La fiche Conseils aux voyageurs Gambie, à consulter avant le départ car la situation peut évoluer, place tout le pays en vigilance renforcée (jaune), sans zone déconseillée. Les capacités consulaires à Banjul sont limitées : en cas de perte du passeport, il faut se rendre au consulat général de France à Dakar. Une assurance voyage avec rapatriement est indispensable, les structures de soins étant limitées.
Combiner avec les pays voisins
La Gambie se combine très bien avec le Sénégal, en particulier le Sine Saloum au nord et la Casamance au sud. La Guinée-Bissau et l’archipel des Bijagos sont accessibles au-delà de la Casamance. Pour une autre côte atlantique en saison sèche, l’archipel du Cap-Vert, relié par avion à Dakar, est une option. Retrouvez tous les pays du continent dans notre guide de l’Afrique.
Questions fréquentes sur la Gambie
Quelle est la capitale de la Gambie ?
Banjul, située sur l’île de Sainte-Marie, à l’embouchure du fleuve Gambie. La ville elle-même est petite ; l’essentiel de la population urbaine vit dans l’agglomération voisine de Serekunda et Kanifing.
Quelle est la meilleure saison pour le tourisme en Gambie ?
De novembre à mai, pendant la saison sèche. Décembre à février est la période la plus fréquentée, avec des nuits plus fraîches. De juin à octobre, la saison des pluies réduit l’offre touristique.
Peut-on visiter le fleuve Gambie ?
Oui : des excursions à la journée partent de la côte vers l’île Kunta Kinteh et Juffureh, et des séjours de deux ou trois jours permettent de remonter vers Janjanbureh et le parc national de la rivière Gambie, où vivent des chimpanzés réintroduits.
Faut-il un visa pour la Gambie ?
Oui, mais il est gratuit et délivré à l’arrivée aux Français, à l’aéroport comme aux frontières terrestres : 15 jours, renouvelables sur place. Prévoyez aussi la taxe aéroportuaire (1 000 GMD ou 20 €) à l’entrée et à la sortie.
