Voyage au Ghana : que faire, quand partir et conseils pratiques
Pour un premier voyage au Ghana, comptez 10 à 12 jours : Accra, la côte des forts de la traite (Cape Coast, Elmina), la forêt de Kakum, Kumasi et le pays ashanti, puis la région de la Volta et ses cascades. Partez de novembre à mars, pendant la saison sèche. Le visa doit être obtenu avant le départ auprès de l’ambassade du Ghana à Paris, et le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire. La frontière nord avec le Burkina Faso (Tumu, Navrongo, Bawku) est formellement déconseillée.
Le Ghana en un coup d’œil
| Capitale | Accra |
| Langues | Anglais (officielle) ; twi et autres langues akan, ewe, ga, dagbani… |
| Monnaie | Cedi (GHS) ; espèces nécessaires hors des grandes villes |
| Décalage avec Paris | -1 h en hiver, -2 h en été |
| Vol depuis Paris | Environ 6 h 30 sans escale depuis Roissy (Air France), sinon une escale en Europe, au Maghreb ou au Moyen-Orient |
| Formalités | Visa obligatoire, à obtenir avant le départ à l’ambassade ; tampon d’entrée de 60 jours maximum ; vaccin contre la fièvre jaune |
| Meilleure période | Novembre à mars (saison sèche) ; août sur la côte |
| Durée conseillée | 10 à 12 jours pour le sud et le centre |
Quand aller au Ghana ?
Il fait chaud toute l’année : 28 à 33 °C l’après-midi à Accra. La côte autour d’Accra est étonnamment sèche, avec des pluies surtout en mai et juin ; la zone forestière du centre (Kumasi) connaît deux saisons des pluies, de mars à juin et en septembre-octobre ; le nord, plus sec et plus chaud, n’a qu’une saison des pluies, de mai à octobre environ.
- Novembre à mars : saison sèche, la meilleure pour tout le pays ; l’harmattan, vent de poussière venu du Sahara, brouille parfois le ciel de décembre à février, surtout au nord.
- Juillet-août : accalmie des pluies sur la côte, période choisie par beaucoup de visiteurs de la diaspora ; les forts et les plages sont alors animés.
- Mai-juin et septembre-octobre : fortes pluies dans le centre, pistes boueuses dans les parcs ; la forêt de Kakum reste visitable.
Que faire au Ghana ?
Accra
La capitale se découvre par le vieux quartier de Jamestown et son phare, le parc mémorial Kwame Nkrumah, consacré au premier président du pays, devenu en 1957 la première colonie d’Afrique subsaharienne à obtenir son indépendance, le marché de Makola et le centre W.E.B. Du Bois. Osu concentre restaurants, galeries et vie nocturne ; Labadi est la plage urbaine la plus fréquentée. Le soir, évitez la marche et les taxis hélés dans la rue dans les quartiers populaires (Nima, Jamestown), et restez vigilant à Osu et dans les quartiers résidentiels, où les vols à l’arraché sont fréquents.
La côte des forts : Cape Coast et Elmina
La côte entre Accra et Takoradi est jalonnée de forts et de châteaux européens, inscrits ensemble au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979. Le château de Cape Coast et celui d’Elmina, construit par les Portugais à la fin du XVe siècle, se visitent avec un guide : cachots, cour des esclaves, « porte du non-retour ». C’est la visite la plus marquante du pays. À une demi-heure au nord de Cape Coast, le parc national de Kakum protège une forêt tropicale que l’on survole sur une passerelle suspendue dans la canopée. Plus à l’ouest, Busua et Axim offrent des plages plus calmes ; près d’Accra, la plage de Kokrobite a connu des agressions, y compris de jour : restez près des hôtels et restaurants.
Kumasi et le pays ashanti
Kumasi, capitale du royaume ashanti, abrite le palais de Manhyia, résidence de l’Asantehene, et le marché de Kejetia, l’un des plus grands d’Afrique de l’Ouest. Les bâtiments traditionnels ashanti des environs, aux murs décorés de bas-reliefs, sont classés par l’Unesco ; les villages artisans voisins sont spécialisés dans le tissage du kente (Bonwire) ou la poterie. Le lac Bosumtwi, cratère d’impact météoritique, se trouve à environ une heure de route.
La région de la Volta et le nord
À l’est d’Accra, la région de la Volta offre les chutes de Wli, parmi les plus hautes d’Afrique de l’Ouest, le mont Afadjato, point culminant du pays (environ 885 m), et le sanctuaire de singes de Tafi Atome. Le barrage d’Akosombo a créé le lac Volta, l’un des plus grands lacs artificiels du monde ; ses traversées en bateau sont déconseillées en raison des naufrages récurrents. Au nord, le parc national de Mole, accessible depuis Tamale, est le meilleur endroit du pays pour voir des éléphants, près de la mosquée en banco de Larabanga. Le nord demande une vigilance accrue : renseignez-vous auprès de l’ambassade avant de vous y rendre.
Itinéraire type de 10 à 12 jours
| Étapes | Programme type |
|---|---|
| Jour 1-2 | Accra : Jamestown, parc Nkrumah, Makola, Osu |
| Jour 3-5 | Cape Coast et Elmina (châteaux), parc de Kakum, plage de Busua ou d’Anomabu |
| Jour 6-8 | Kumasi : palais de Manhyia, Kejetia, villages du kente, lac Bosumtwi |
| Jour 9-11 | Retour vers Accra puis région de la Volta : chutes de Wli, mont Afadjato, Tafi Atome |
Les trajets se font de jour uniquement : la route de nuit hors des grandes villes est formellement déconseillée, et les accidents sont fréquents sur les axes Accra-Kumasi et Accra-Takoradi. Le ministère recommande d’éviter les minibus « trotros ». Pour conduire, le permis français n’est pas accepté : il faut un permis international, demandé avant le départ. Une voiture avec chauffeur est la solution la plus simple ; des vols intérieurs relient Accra à Kumasi, Takoradi et Tamale.
Budget
Le Ghana n’est pas une destination bon marché pour un voyageur : l’hébergement correct et la voiture avec chauffeur pèsent lourd. À titre indicatif, comptez souvent 600 à 1 000 € pour le vol aller-retour avec escale, puis 70 à 120 € par jour et par personne en hôtel de milieu de gamme avec chauffeur partagé. Les entrées des forts et de Kakum sont payantes, avec un tarif plus élevé pour les étrangers. Montants à vérifier selon la saison.
Sécurité et santé
La majorité du pays est en vigilance renforcée, mais la menace terroriste présente au Sahel impose une vigilance accrue dans le nord et le long de la frontière togolaise. Le ministère des Affaires étrangères classe ainsi :
- Formellement déconseillé (rouge) : la frontière nord avec le Burkina Faso, y compris Tumu, Navrongo et Bawku.
- Déconseillé sauf raison impérative (orange) : le parc national de Gbelé et ses environs, la frontière ouest avec le Burkina Faso, le nord-ouest de la frontière avec la Côte d’Ivoire, et deux secteurs de la frontière togolaise (du nord-est de Gambaga au sud de Chunbawso, et entre Bimbila et la frontière).
- Vigilance particulière : heurts entre chefferies dans le nord-est, tensions liées à l’orpaillage illégal autour d’Ahafo et de Kenyasi.
Dans tout le pays, vols et braquages, parfois violents, visent aussi les lieux touristiques ; des enlèvements contre rançon ont eu lieu dans les grandes villes. Logez dans un hébergement sécurisé et évitez de circuler à pied la nuit. À l’aéroport, n’acceptez que les porteurs en uniforme et les taxis officiels ou réservés par application. Les relations entre personnes de même sexe constituent une infraction pénale et l’hostilité sociale est forte : discrétion recommandée.
Le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire (certificat international exigé). Le paludisme est présent dans tout le pays : traitement préventif et protection contre les moustiques indispensables. Une assurance voyage couvrant soins et rapatriement est vivement conseillée. Consultez la fiche Conseils aux voyageurs pour le Ghana avant le départ, car la situation peut évoluer.
Questions fréquentes
Faut-il un visa pour le Ghana ?
Oui. Les Français doivent obtenir un visa de court séjour avant le départ, auprès de la section consulaire de l’ambassade du Ghana à Paris, après rendez-vous pris en ligne ; sans visa, l’entrée est refusée à l’arrivée. Le tampon d’entrée autorise 60 jours, prolongeables jusqu’à trois mois auprès de l’immigration à Accra. À vérifier avant le départ.
Le Ghana est-il un pays dangereux ?
Le sud et le centre (Accra, côte des forts, Kumasi, Volta) se visitent avec une vigilance renforcée : la délinquance existe, y compris violente, et la route de nuit est à proscrire. La frontière nord avec le Burkina Faso est formellement déconseillée, et plusieurs zones frontalières le sont sauf raison impérative.
Quand aller au Ghana ?
De novembre à mars pour l’ensemble du pays. Juillet-août convient à la côte autour d’Accra, qui connaît alors une accalmie des pluies. Mai-juin est la période la plus pluvieuse sur la côte.
Où aller au Ghana ?
Pour une première visite, les étapes principales sont Accra, les châteaux de Cape Coast et d’Elmina, la canopée de Kakum, Kumasi et le pays ashanti, les chutes de Wli dans la Volta. Le parc de Mole, au nord, pour les éléphants, demande une vigilance accrue.
Le Ghana partage ses frontières avec la Côte d’Ivoire à l’ouest et le Togo à l’est ; au-delà, le Bénin complète la route de la mémoire de la traite, et le Nigeria ferme le golfe de Guinée. Toutes les destinations du continent sont sur la page voyager en Afrique.
