Voyage en Dominique : quand partir, comment y aller, que voir

La Dominique est une île volcanique des Petites Antilles, indépendante et anglophone, située entre la Guadeloupe au nord et la Martinique au sud. On y va pour la forêt tropicale, les sources chaudes, les rivières et la randonnée, beaucoup moins pour les plages. Comptez 7 à 10 jours sur place, de février à avril de préférence, en arrivant le plus souvent par ferry ou petit avion depuis la Guadeloupe ou la Martinique : il n’existe pas de vol direct depuis Paris.

La Dominique en un coup d’œil

RepèreCe qu’il faut savoir
StatutÉtat indépendant depuis le 3 novembre 1978, membre du Commonwealth
CapitaleRoseau, sur la côte sud-ouest
Superficie et population750 km², environ 72 000 habitants
LanguesAnglais (officielle) ; créole à base française parlé par environ 80 % des habitants
MonnaieDollar des Caraïbes orientales (XCD)
Décalage avec Paris−5 h en hiver, −6 h en été (UTC−4 toute l’année)
Accès depuis ParisVol vers la Guadeloupe ou la Martinique, puis ferry (environ 2 h à 2 h 30 depuis Pointe-à-Pitre) ou vol régional vers l’aéroport Douglas-Charles
Formalités (Français)Passeport et billet retour ; pas de visa sous 3 mois ; carte d’identité admise seulement en arrivant de Guadeloupe ou de Martinique
Meilleure périodeFévrier à avril, les mois les moins pluvieux
Sur placePrévoir 7 à 10 jours, voiture ou chauffeur-guide

Où se trouve la Dominique, et pourquoi elle n’est pas française

L’île se trouve dans l’arc des Petites Antilles, dans le canal qui sépare la Guadeloupe (les Saintes et Marie-Galante sont les terres françaises les plus proches) de la Martinique. Ne la confondez pas avec la République dominicaine, qui partage l’île d’Hispaniola avec Haïti, beaucoup plus à l’ouest dans les Grandes Antilles.

Disputée entre Français et Britanniques aux XVIIe et XVIIIe siècles, la Dominique est cédée par la France à la Grande-Bretagne au traité de Paris de 1763. Les Français l’occupent encore brièvement en 1778, mais elle reste britannique jusqu’à son indépendance en 1978. De cette histoire viennent les noms de lieux français (Roseau, Soufrière, Grand Bay) et un créole proche de celui des Antilles françaises, alors que l’administration fonctionne en anglais.

Quand partir en Dominique ?

Il fait chaud toute l’année à Roseau, avec des maximales moyennes de 29,5 °C en janvier à près de 32 °C en été. Ce qui change, c’est la pluie : moins de 60 mm par mois de février à avril, plus de 240 mm par mois de juillet à septembre sur la côte ouest, et bien davantage sur les reliefs de l’intérieur, où se trouvent les principales randonnées.

Dominique : quand partir ?Roseau, normales 1982-2011. Maximum moyen de 29,5 °C en janvier à 31,8 °C de mai à août. Pluie : 49 mm en mars, plus de 240 mm par mois de juillet à septembre. Période conseillée : février à avril ; saison des ouragans de juin à fin novembre.Dominique : quand partir ?Max. moyen (°C)29,529,530,130,931,831,831,531,831,731,531,130,2Pluie (mm/mois)10862495592160251244254188194102JFMAMJJASONDIdéal, plus secCorrectOuragans possiblesRoseau (aéroport de Canefield), normales 1982-2011, Dominica Meteorological Services.
Les pluies sont les plus faibles de février à avril à Roseau ; l’intérieur montagneux reçoit nettement plus d’eau toute l’année.

La saison des ouragans va de juin à fin novembre. En septembre 2017, l’ouragan Maria, de catégorie 5, a frappé l’île de plein fouet et causé des pertes estimées à plus de deux fois le PIB annuel. Si vous partez à cette période, suivez les bulletins du National Hurricane Center et les consignes locales. Deux temps forts attirent du monde et font monter les prix de l’hébergement : le carnaval en février et le festival de musique créole en octobre.

Comment aller en Dominique depuis la France

Le schéma le plus simple passe par les Antilles françaises, desservies sans escale depuis Paris (comptez environ 8 h 30 de vol).

  • En ferry : la liaison maritime entre Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), Roseau et Fort-de-France (Martinique) dure environ 2 h à 2 h 30 entre la Guadeloupe et la Dominique. Elle ne prend pas les voitures. Les horaires varient selon les jours et la saison : vérifiez-les auprès de l’opérateur au moment de réserver.
  • En avion : l’aéroport Douglas-Charles, au nord-est, reçoit des vols régionaux depuis Pointe-à-Pitre, Antigua, la Barbade, Sainte-Lucie ou Saint-Martin, ainsi que des liaisons vers Miami et, en saison, Newark. Sa piste est courte et les atterrissages de nuit y sont interdits : prévoyez une marge pour les correspondances.

Côté formalités, le Quai d’Orsay indique pour les Français un passeport en cours de validité et un billet retour, sans visa pour un séjour de moins de trois mois (permis de visiteur de 30 jours, renouvelable). La carte d’identité n’est acceptée qu’en provenance de la Guadeloupe ou de la Martinique, et une carte dont la date imprimée est dépassée peut être refusée : partez avec un passeport. Sur le plan de la sécurité, tout le pays est placé en vigilance renforcée par le Quai d’Orsay : la situation reste globalement bonne, mais des vols, y compris avec violence, sont signalés, en particulier pendant le carnaval de février et le festival de musique créole d’octobre. Ces règles évoluent, consultez la fiche Conseils aux voyageurs du ministère des Affaires étrangères, à vérifier avant le départ.

Que voir et que faire en Dominique

Le parc national de Morne Trois Pitons et le Boiling Lake

Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 1995, ce parc couvre le centre-sud de l’île. Sa randonnée phare mène au Boiling Lake, un lac de 60 à 75 m de large dont l’eau bouillonne sous l’effet de l’activité volcanique ; c’est l’une des plus grandes sources chaudes au monde. L’aller-retour depuis Laudat fait environ 13 km et prend environ 6 h, avec la traversée de la vallée de la Désolation, zone de fumerolles où les jets de vapeur peuvent brûler. Partez tôt, avec un guide local si vous n’êtes pas un randonneur habitué aux terrains glissants.

Cascades, gorges et bassins

Près de Laudat, Titou Gorge se remonte à la nage entre deux parois de roche. Les chutes de Trafalgar, à quelques kilomètres de Roseau, et l’Emerald Pool, un bassin alimenté par une cascade en pleine forêt, sont les sorties les plus faciles. Le niveau des rivières monte très vite après un orage : ne vous baignez pas dans une gorge par temps de pluie.

Le Waitukubuli National Trail

C’est le plus long sentier de randonnée des Caraïbes : 185 km en 14 segments, de Scotts Head au sud jusqu’au parc national de Cabrits au nord. Ouvert officiellement en 2013, il se parcourt par tronçons d’une journée ; on peut n’en faire qu’un ou deux.

Le territoire kalinago

Créé en 1903 sur la côte nord-est, ce territoire de 1 480 hectares est habité par environ 3 000 descendants des Kalinagos, les premiers habitants des Petites Antilles. On peut y visiter un village culturel et rencontrer des artisans vanniers.

La mer : cachalots et sites de plongée

Un groupe de cachalots vit toute l’année au large de la côte ouest, ce qui fait de la Dominique l’une des destinations les plus réputées des Caraïbes pour l’observation de ces animaux. Au sud, la réserve marine autour de Scotts Head et le site de Champagne, où des bulles de gaz volcanique s’échappent du fond, se prêtent au snorkeling et à la plongée. Au nord, Portsmouth sert de point de départ pour remonter l’Indian River en barque et visiter le fort de Cabrits.

Combien de jours et quel itinéraire ?

Avec 7 jours, comptez trois bases successives pour limiter les trajets sur des routes sinueuses :

  • Jours 1 à 3 : Roseau et le sud. Jardin botanique et vieille ville, chutes de Trafalgar, Titou Gorge, journée complète pour le Boiling Lake, baignade et snorkeling à Champagne et Scotts Head.
  • Jours 4 et 5 : le centre et la côte est. Emerald Pool, territoire kalinago, côte atlantique plus sauvage.
  • Jours 6 et 7 : Portsmouth et le nord. Indian River, parc de Cabrits, une sortie en mer pour les cachalots depuis la côte ouest.

Avec 10 jours, ajoutez un ou deux tronçons du Waitukubuli et une journée de marge pour la météo, utile pour les randonnées en altitude.

Où dormir et comment se déplacer

L’hébergement se répartit entre Roseau et ses environs (pratique pour le sud et le Boiling Lake), les hauteurs de Laudat (au plus près des sentiers), et la région de Portsmouth au nord. L’offre se compose surtout de petites structures, de lodges en forêt et de quelques hôtels de standing ; réservez tôt pour le carnaval.

Il n’y a pas de train et les bus collectifs, peu fréquents le soir, desservent surtout les villages. La location de voiture donne le plus de liberté, mais les routes de montagne sont étroites et en lacets ; on roule à gauche et il faut un permis local temporaire, délivré au moment de la location. Beaucoup de voyageurs combinent quelques jours de voiture et des sorties avec chauffeur-guide.

Budget

La Dominique n’est pas une destination bon marché : les produits importés, l’hébergement et les transferts entre îles pèsent dans le total. Le poste le plus variable est l’accès : vol jusqu’aux Antilles françaises, puis ferry ou avion régional, à réserver tôt en haute saison. Les sorties encadrées (observation des cachalots, plongée, guide pour le Boiling Lake) se paient à part ; demandez les tarifs directement aux prestataires.

Questions fréquentes

Comment aller sur l’île de la Dominique ?

Prenez un vol vers la Guadeloupe ou la Martinique, puis le ferry (environ 2 h à 2 h 30 depuis Pointe-à-Pitre) ou un vol régional vers l’aéroport Douglas-Charles. Il n’y a pas de vol direct depuis la France.

Quand aller à la Dominique ?

De février à avril, les mois les plus secs à Roseau. La saison des ouragans court de juin à fin novembre, avec les pluies les plus fortes de juillet à septembre.

Quelle langue parle-t-on en Dominique ?

L’anglais est la langue officielle. Environ 80 % des habitants parlent un créole à base française, proche de celui de la Guadeloupe et de la Martinique ; le français est assez peu courant dans les services.

Faut-il un visa pour la Dominique ?

Non pour les Français en séjour de moins de trois mois. Il faut un passeport valide et un billet retour ; la carte d’identité n’est acceptée qu’en arrivant de Guadeloupe ou de Martinique. Règles à vérifier avant le départ sur le site du ministère des Affaires étrangères.

Comment circuler en Dominique ?

En voiture de location (conduite à gauche, permis local temporaire), avec un chauffeur-guide ou en bus collectif pour les trajets entre villages. Les distances sont courtes, mais les routes sont lentes.

Pour aller plus loin

Pour combiner l’île avec ses voisines françaises, consultez nos pages sur la Guadeloupe et la Martinique, ainsi que notre guide pratique pour un voyage en Guadeloupe et notre itinéraire de road trip en Martinique. Plus au sud, Sainte-Lucie offre un autre relief volcanique. La Dominique figure aussi parfois au programme d’une croisière dans les Caraïbes. Retrouvez toutes les destinations dans notre page voyager en Amérique et dans les Caraïbes.