Amérique

Le bon pays d’Amérique dépend d’abord du mois de départ. De décembre à avril, privilégiez les Caraïbes, le Mexique, l’Amérique centrale et la Patagonie ; de mai à septembre, le Canada, l’ouest des États-Unis et les Andes du Pérou ou de Bolivie, alors en saison sèche. Depuis Paris, comptez 7 h 40 à 8 h 45 de vol direct pour Montréal, New York ou les Antilles françaises, 10 h 30 à 12 h pour le Mexique et 11 h 30 à 14 h 30 pour l’Amérique du Sud. Haïti est formellement déconseillé dans sa totalité par le ministère des Affaires étrangères, et le Mexique comme la Colombie comptent des zones rouges : les détails sont plus bas.

L’Amérique en un coup d’œil

RégionVol depuis Paris (sans escale)Décalage avec ParisPériode conseillée
Canada (Québec)Montréal : environ 7 h 40-6 hjuin à septembre ; hiver pour la neige
États-UnisNew York : environ 8 h 20 ; Los Angeles : environ 11 h 40-6 h (côte est) à -9 h (côte ouest)selon la région
MexiqueMexico : 11 à 12 h ; Cancún : environ 10 h 35-7 h en hiver, -8 h en été (Mexico)décembre à avril (Yucatán)
Antilles françaisesPointe-à-Pitre : environ 8 h 45 depuis Orly-5 h en hiver, -6 h en étéjanvier à avril
Amérique centralevols directs limités, souvent une escale-6 h à -8 h selon le pays et la saisondécembre à avril
Andes (Colombie, Pérou)Lima : environ 12 h 30-6 h en hiver, -7 h en étémai à septembre (Pérou)
BrésilRio de Janeiro : environ 11 h 35-4 h en hiver, -5 h en étéselon la région
Argentine, ChiliBuenos Aires : environ 13 h 40 ; Santiago : environ 14 h 30-4 h en hiver, -5 h en été (Buenos Aires)novembre à mars (Patagonie)
Durées moyennes indicatives des vols sans escale ; décalages calculés pour les capitales ou villes citées.

Quand partir où : le calendrier

Deux mécanismes structurent le continent. Au nord de l’équateur, les régions tropicales (Caraïbes, Yucatán, Amérique centrale) ont une saison sèche en hiver et une saison des pluies en été, doublée de la saison cyclonique de l’Atlantique, du 1er juin au 30 novembre avec un pic en septembre. Dans les Andes et au sud, les saisons sont inversées : à Cusco, il tombe moins de 10 mm par mois de mai à août contre plus de 130 mm en janvier et février, et la Patagonie se visite de préférence entre septembre et avril, la période la plus fréquentée, de novembre à janvier, étant aussi la plus venteuse.

Quand partir en Amérique : calendrier par régionCalendrier sur douze mois pour neuf destinations. Québec : juin à septembre conseillé, hiver froid et enneigé. Cuba : décembre à avril conseillé, pluies et cyclones de mai à octobre. Antilles françaises : janvier à avril conseillé, cyclones de juin à novembre. Yucatán : décembre à avril conseillé, pluies et cyclones de juin à octobre. Costa Rica : décembre à avril conseillé, pluies de mai à novembre. Bogotá : décembre à février et juin à septembre plus secs, pluies en avril, mai, octobre et novembre. Andes du Pérou : mai à septembre conseillé, pluies de novembre à mars. Galápagos : toute l’année, saison chaude et calme de décembre à mai. Patagonie : novembre à mars conseillé, hiver rude de mai à août.Quand partir en AmériqueJFMAMJJASONDQuébecCubaAntilles fr.YucatánCosta RicaBogotáAndes (Pérou)GalápagosPatagonieconseillépossiblepluies, cyclones, froid
Calendrier établi d’après les normales de pluie (La Havane, Le Raizet, Cancún, Bogotá, Cusco), les saisons officielles du Costa Rica et des Galápagos et la saison cyclonique atlantique.

Pour l’isthme, notre comparatif des pays d’Amérique centrale selon les pluies et les cyclones affine ce calendrier pays par pays.

Amérique du Nord

Le Canada se visite surtout de juin à septembre : à Montréal, les maximales de juillet tournent autour de 26-27 °C, alors que la moyenne de janvier descend vers -10 °C. Pour un voyage en avion, l’autorisation de voyage électronique (AVE) coûte 7 dollars canadiens. Aux États-Unis, l’ESTA (environ 40 dollars, valable deux ans) permet des séjours de 90 jours au plus. Le pays se choisit par région : New York et la Nouvelle-Angleterre au printemps et à l’automne (voir quand partir à New York), les parcs de l’Ouest à la belle saison. Au Mexique, la péninsule du Yucatán (Cancún, Tulum, sites mayas) est la plus sèche de décembre à avril ; septembre et octobre y sont les mois les plus pluvieux.

Plus au nord et à l’écart : le Groenland, l’archipel français de Saint-Pierre-et-Miquelon au large de Terre-Neuve, et les Bermudes dans l’Atlantique.

Amérique centrale

Sept pays sur une bande de terre étroite, entre Pacifique et mer des Caraïbes. Le Costa Rica est le plus organisé pour un premier voyage : saison sèche de décembre à avril sur la vallée centrale et le Pacifique, côte caraïbe arrosée toute l’année. Le Panama combine canal, archipel de San Blas et montagnes de Boquete. Le Guatemala et le Belize concentrent les sites mayas et la barrière de corail. Complètent la région le Honduras, le Salvador et le Nicaragua, pour lesquels la fiche sécurité est à lire avant de partir.

Caraïbes

Antilles françaises

Pas de passeport ni de change pour un ressortissant français, des vols directs depuis Paris et un décalage de cinq ou six heures. En Guadeloupe, les mois les plus secs sont février et mars (60 à 70 mm de pluie), les plus pluvieux septembre à novembre (plus de 200 mm). Même calendrier pour la Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

Grandes Antilles et Bahamas

À Cuba, La Havane reçoit moins de 60 mm de pluie par mois de décembre à avril, puis plus de 120 mm de mai à octobre. La République dominicaine, la Jamaïque et Porto Rico suivent le même rythme. Haïti est formellement déconseillé sur l’ensemble de son territoire. Plus au nord : Bahamas, îles Turques-et-Caïques, îles Caïmans.

Petites Antilles et îles ABC

Îles du Vent et Sous-le-Vent : Dominique, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Grenade, Barbade, Antigua-et-Barbuda, Saint-Christophe-et-Niévès, Montserrat, îles Vierges britanniques, îles Vierges des États-Unis, Saba, Saint-Eustache et Trinité-et-Tobago. Au large du Venezuela, Aruba, Bonaire et Curaçao complètent la liste.

Amérique du Sud

Pays andins et Galápagos

Le Pérou et la Bolivie (Cusco, Machu Picchu, lac Titicaca, salar d’Uyuni) se visitent de mai à septembre ; l’altitude impose deux ou trois jours d’acclimatation. En Colombie, Bogotá connaît deux périodes plus sèches (décembre à février, juin à septembre). Les zones rouges colombiennes, dont les environs du volcan Puracé (Cauca), figurent sur la carte de la fiche officielle. L’Équateur donne accès aux îles Galápagos, visitables toute l’année : saison chaude et mer calme de décembre à mai, saison fraîche de la garúa de juin à novembre. Pour le Venezuela, consultez la fiche officielle avant tout projet.

Brésil et Guyanes

Le Brésil est trop vaste pour un calendrier unique : à Rio de Janeiro, les fortes pluies tombent surtout de décembre à mars. Côté nature, le Pantanal et les chutes d’Iguaçu (voir le climat aux chutes d’Iguaçu) demandent chacun deux à trois jours. Au nord, la Guyane, département français, voisine le Suriname et le Guyana.

Cône Sud et Patagonie

L’Argentine et le Chili se combinent souvent en un seul voyage de trois semaines (exemple d’itinéraire combiné Argentine-Chili). Le parc Torres del Paine se visite de septembre à avril ; à El Calafate, la température moyenne journalière ne dépasse pas 14 °C même en janvier. Mars reste une option, avec moins de monde et des couleurs d’automne : voir partir en Patagonie en mars. Complètent la région l’Uruguay, le Paraguay, l’île de Pâques (chilienne, dans le Pacifique) et les îles Malouines.

Combien de temps partir ?

  • Une semaine : une ville (New York, Montréal) ou une île des Antilles françaises.
  • Dix à quinze jours : un pays de taille moyenne (Costa Rica, Cuba, Québec) ou une région des États-Unis.
  • Trois semaines : Pérou avec la Bolivie, Mexique du centre au Yucatán, Argentine et Chili, ou le Brésil en ne retenant que deux ou trois régions.

Sécurité et formalités

Situation à vérifier avant le départ sur diplomatie.gouv.fr : Haïti est formellement déconseillé dans son ensemble ; au Mexique, les zones formellement déconseillées sont le Tamaulipas (hors sud-ouest), le Guerrero (hors Ixtapa-Zihuatanejo et Acapulco rejoints en avion), le Colima, le sud du Michoacán, Tijuana et Tecate, Culiacán et ses environs, et le triangle Celaya-Irapuato-Salamanca ; s’y ajoutent des zones déconseillées sauf raison impérative (frontière nord, Durango, Zacatecas, Morelos, une partie du Chiapas notamment), tandis que la péninsule du Yucatán n’y figure pas ; en Colombie, les zones rouges, dont les environs du volcan Puracé, sont détaillées sur la carte de la fiche ; la côte pacifique du Mexique et les Caraïbes sont exposées aux ouragans de juin à novembre. Pour les États-Unis et le Canada, l’autorisation électronique (ESTA, AVE) se demande en ligne avant d’embarquer, sur les sites officiels uniquement.

Questions fréquentes

Quel pays d’Amérique choisir pour un premier voyage ?

Le Québec en été ou les Antilles françaises en hiver, pour la langue et la simplicité ; le Costa Rica si vous voulez un premier voyage en Amérique latine, avec un réseau d’hébergements et de transports bien rodé.

Où partir en Amérique en hiver ?

Antilles, Cuba, Yucatán, Costa Rica et Patagonie sont tous en saison favorable entre décembre et mars. Le Québec, lui, est alors enneigé : une option pour le ski de fond, la motoneige ou les chiens de traîneau.

Faut-il éviter les Caraïbes pendant la saison des cyclones ?

Pas forcément, mais le risque est réel du 1er juin au 30 novembre, avec un pic autour de septembre. Si vous partez à cette période, choisissez des réservations modifiables et une assurance qui couvre les annulations liées à la météo.

Faut-il un visa pour les États-Unis ou le Canada ?

Pour un séjour touristique, un ressortissant français n’a en principe pas besoin de visa, mais d’une autorisation électronique : l’ESTA pour les États-Unis (90 jours au plus par séjour), l’AVE pour le Canada en cas d’arrivée en avion. Conditions à vérifier avant le départ.