Voyage au Panama : quand partir, itinéraire et que voir
La meilleure période pour partir au Panama est la saison sèche, de mi-décembre à avril, sur la côte Pacifique et à Panama City. Comptez 10 à 15 jours pour combiner la capitale et le canal, les îles des Caraïbes (San Blas ou Bocas del Toro), les montagnes de Boquete et une plage du Pacifique. Air France relie Paris à Panama City sans escale en 11 heures environ, et les Français entrent sans visa pour moins de 90 jours. Le pays tient en un isthme étroit : on passe de la mer des Caraïbes au Pacifique en une heure de route, entre forêt tropicale, volcans et quelque 1 500 îles.
Le Panama en un coup d’œil
| Capitale | Panama City (Ciudad de Panamá) |
| Superficie | environ 75 000 km², un peu moins que la Nouvelle-Aquitaine |
| Langue | espagnol ; anglais courant dans le tourisme et à Bocas del Toro |
| Monnaie | balboa et dollar américain, qui circulent à parité ; seuls les billets en dollars existent |
| Décalage avec Paris | −6 h en hiver, −7 h en été (UTC−5, pas d’heure d’été) |
| Vol depuis Paris | direct Air France vers Panama City, environ 11 h ; avec escale à Madrid, Amsterdam ou Istanbul |
| Formalités pour un Français | sans visa jusqu’à 90 jours ; passeport valide au moins 3 mois à l’arrivée (6 mois conseillés), billet de sortie, ressources d’au moins 500 dollars (à vérifier avant le départ) |
| Meilleure période | mi-décembre à avril |
| Durée conseillée | 10 à 15 jours |
Quand partir au Panama
Il fait chaud toute l’année au niveau de la mer, entre 31 et 33 °C l’après-midi à Panama City. Ce qui change, c’est la pluie. De janvier à mars, il tombe moins de 25 mm par mois sur la capitale et le soleil brille plus de 230 heures par mois : c’est la saison sèche, appelée « verano ». D’avril-mai à novembre, la saison des pluies apporte de fortes averses, souvent l’après-midi, jusqu’à 311 mm en octobre. Le Panama est situé au sud de la trajectoire habituelle des ouragans, mais les fortes pluies provoquent inondations et glissements de terrain, et les forêts et montagnes deviennent plus dangereuses de mars à décembre.
- Côte Pacifique, capitale, Azuero, Coiba : saison sèche franche de mi-décembre à avril, la plus agréable.
- Côte caraïbe (Bocas del Toro, San Blas) : il peut pleuvoir toute l’année ; septembre-octobre et février-mars y sont souvent parmi les périodes les plus sèches, ce qui en fait une bonne destination quand le Pacifique est sous la pluie.
- Montagnes de Chiriquí (Boquete, Volcán) : plus fraîches, avec des nuits autour de 15 °C ; le vent et la bruine (bajareque) sont fréquents en saison sèche.
Pour comparer avec les pays voisins, voir notre article sur les pays d’Amérique centrale selon les pluies et les cyclones.
Combien de jours et quel itinéraire
| Durée | Programme type |
|---|---|
| 1 semaine | Panama City et le canal (2 jours), San Blas (2 jours), Boquete ou El Valle de Antón (2 jours) |
| 10 jours | Panama City et le canal, San Blas, Boquete, Bocas del Toro (3 jours) |
| 2 semaines | Formule 10 jours + Santa Catalina et le parc national de Coiba, ou la péninsule d’Azuero, ou l’archipel des Perles |
Les distances sont courtes mais les routes lentes hors de la Panaméricaine : comptez environ 6 à 7 heures de route entre Panama City et David, porte d’entrée de Boquete, et des vols intérieurs pour Bocas del Toro ou David. Les îles San Blas se rejoignent en 4×4 puis en bateau depuis la capitale, en une demi-journée.
Que voir au Panama
Panama City et le canal
- Casco Viejo (Casco Antiguo) : le quartier colonial bâti après 1673, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco avec les ruines de Panamá Viejo, la première ville fondée par les Espagnols sur le Pacifique.
- Écluses de Miraflores : le centre des visiteurs, à 20 minutes du centre, permet de voir passer les navires dans le canal inauguré en 1914 et rétrocédé au Panama le 31 décembre 1999.
- Calzada de Amador : la digue qui relie trois îlots au continent, avec vue sur la ville et l’entrée du canal, et le musée de la biodiversité (Biomuseo).
- Parc national Soberanía et Gamboa, au bord du canal : la route de l’oléoduc (Pipeline Road) est l’un des meilleurs sites d’observation des oiseaux des Amériques ; croisières sur le lac Gatún.
Îles et plages
- San Blas (Guna Yala) : plus de 300 îlots de sable et cocotiers sur la côte caraïbe, territoire autonome du peuple guna, qui gère l’accès (droits d’entrée, hébergement rustique chez l’habitant). L’extrémité est de la province est déconseillée sauf raison impérative.
- Bocas del Toro : archipel caraïbe proche du Costa Rica, plages (Starfish Beach, Red Frog), snorkeling, dauphins ; ambiance plus animée. Des vols y ont été signalés : restez vigilant.
- Parc national de Coiba : île et réserve marine du Pacifique inscrites à l’Unesco en 2005, accessibles depuis Santa Catalina pour la plongée (requins, raies, tortues).
- Archipel des Perles et péninsule d’Azuero : plages du Pacifique, surf à Venao et Santa Catalina, fêtes traditionnelles dans les villages d’Azuero.
Montagnes et nature
- Boquete (Chiriquí) : plantations de café, sentier du Quetzal, randonnée de nuit jusqu’au sommet du volcan Barú (3 474 m), point culminant du pays, pour voir par temps clair les deux océans au lever du soleil.
- El Valle de Antón : village dans un ancien cratère, à 2 heures de la capitale, pour les cascades et les randonnées à la journée.
- Portobelo : forts espagnols classés à l’Unesco sur la côte caraïbe ; la ville voisine de Colón est déconseillée sauf raison impérative, n’y faites pas étape.
Budget
Le Panama est plus cher que la plupart de ses voisins d’Amérique centrale, surtout à Panama City et à Bocas del Toro. Comptez environ 60 à 120 dollars la nuit pour un hôtel de catégorie moyenne, 10 à 20 dollars pour un repas simple, davantage dans le Casco Viejo. Les nuits à San Blas se vendent en forfait avec transport et repas. Le vol aller-retour direct depuis Paris coûte le plus souvent entre 800 et 1 200 € selon la saison. Les bus longue distance sont bon marché ; la voiture de location est pratique hors capitale.
Sécurité et santé
Le niveau de sécurité est globalement satisfaisant selon le ministère des Affaires étrangères, avec des zones bien délimitées à éviter :
- Formellement déconseillée : la zone frontalière avec la Colombie dans la province du Darién.
- Déconseillés sauf raison impérative : le reste du Darién (n’entrez jamais au Panama par un aéroport ou un port de cette province), l’est de Guna Yala, le golfe des Moustiques sur la côte caraïbe, la ville de Colón, ainsi que Cristóbal, San Miguelito, Pedregal, Tocumen, Arraiján et La Chorrera autour de la capitale.
- À Panama City : évitez, surtout la nuit, El Chorrillo, Calidonia, Curundú, Juan Díaz et San Felipe, aux abords du Casco Viejo. Ne prenez que des taxis jaunes à vitres non teintées et sans autre passager, ou un VTC.
- Randonnée : partez avec un guide local ; des attaques de groupes ont eu lieu dans le parc national Chagres près de la cascade Quebrada Bonita.
- Entrée : vérifiez que le tampon d’entrée est bien apposé sur votre passeport, son absence expose à une amende et à une rétention.
Côté santé, le vaccin contre la fièvre jaune est recommandé pour les séjours à l’est du canal (Darién, Guna Yala) ; le paludisme est présent dans le Darién et, à faible risque, le long de la côte caraïbe et des frontières (Bocas del Toro, Chiriquí, Colón, Guna Yala, Ngäbe-Buglé, Veraguas) ; dengue, chikungunya et Zika circulent. Une assurance couvrant soins et rapatriement est indispensable, les cliniques privées étant chères. Consultez la fiche Conseils aux voyageurs pour le Panama avant le départ, car la situation peut évoluer.
Questions fréquentes
Quand partir au Panama ?
De mi-décembre à avril, pendant la saison sèche, pour la capitale, la côte Pacifique et les montagnes. Septembre-octobre conviennent à la côte caraïbe (Bocas del Toro), souvent plus sèche à ce moment-là, alors que le reste du pays est en pleine saison des pluies.
Le Panama est-il dangereux ?
Le niveau de sécurité est globalement satisfaisant. Il faut éviter la province du Darién, la ville de Colón, quelques communes et quartiers de la capitale, et respecter les précautions habituelles (taxis, sorties de nuit, randonnées accompagnées).
Faut-il un visa pour le Panama ?
Non pour un Français, pour un séjour de moins de 90 jours. Il faut un passeport valide au moins trois mois à l’arrivée (six mois conseillés), un billet retour ou de continuation et la preuve de 500 dollars de ressources. À vérifier avant le départ.
Quelle est la capitale du Panama ?
Panama City (Ciudad de Panamá), sur la côte Pacifique, à l’entrée du canal. C’est la plus grande ville du pays et son principal aéroport, Tocumen, est une plaque tournante des vols vers l’Amérique latine.
Où se trouve le Panama ?
En Amérique centrale, sur l’isthme qui relie l’Amérique du Nord à l’Amérique du Sud, entre le Costa Rica à l’ouest et la Colombie à l’est. Il est bordé par la mer des Caraïbes au nord et l’océan Pacifique au sud.
Quel budget pour un voyage au Panama ?
Hors vol (souvent 800 à 1 200 € aller-retour direct), comptez environ 80 à 150 dollars par jour et par personne en voyage indépendant de confort moyen, davantage avec des excursions en bateau ou à San Blas.
Le Panama se combine facilement avec le Costa Rica voisin, plus au nord avec le Nicaragua, et par avion avec la Colombie (la frontière terrestre du Darién est déconseillée). Le canal figure aussi au programme de certaines croisières dans les Caraïbes. Toutes les destinations du continent sont sur la page voyager en Amérique.
