Vacances en Croatie : quand partir, où aller, budget

Pour des vacances en Croatie, visez juin ou septembre : la mer dépasse 21 °C, les journées sont chaudes et la foule de juillet-août n’est pas encore là, ou plus. Comptez une semaine pour la Dalmatie (Split, une ou deux îles, Dubrovnik) et deux semaines pour descendre la côte depuis l’Istrie en passant par les lacs de Plitvice. Pas besoin de passeport : la carte d’identité suffit, la Croatie étant dans l’Union européenne et l’espace Schengen, et Split ou Dubrovnik sont à environ 2 h 15 de vol direct de Paris.

La Croatie en un coup d’œil

CapitaleZagreb, dans l’intérieur du pays
LangueCroate ; l’anglais et l’allemand sont courants sur la côte
MonnaieEuro
Décalage avec ParisAucun
Vol depuis ParisDirect vers Split, Dubrovnik et Zagreb en 2 h à 2 h 30 ; vols vers Pula, Zadar ou Rijeka surtout en été
FormalitésCarte nationale d’identité ou passeport en cours de validité, y compris pour les mineurs
Meilleure périodeJuin et septembre ; mai et octobre pour les villes et les parcs
Budget indicatifEnviron 60 à 90 € par jour et par personne en petit budget, 120 à 180 € en confort moyen, en été

Quand partir en Croatie ?

La côte adriatique a un climat méditerranéen : étés chauds et secs, hivers doux mais pluvieux, avec des coups de bora, vent froid et violent. L’intérieur (Zagreb, Plitvice, Slavonie) est continental, plus froid l’hiver.

Quand partir en Croatie : températures à Split et Zagreb, température de la mer et pluie à Split, mois par moisNormales 1991-2020. Maximum moyen à Split : 11 °C en janvier, 31 °C en juillet-août ; à Zagreb : 5 °C et 28 °C. Mer à Split : 21 °C en juin, 23 à 24 °C en juillet-août, 22 °C en septembre, 17 °C en mai. Pluie à Split : 25 à 32 mm en juillet-août, plus de 100 mm en novembre. Meilleures périodes : juin et septembre ; juillet-août chauds et très fréquentés ; hiver doux mais pluvieux sur la côte.Croatie, mois par moisJFMAMJJASONDSplit, maximum (°C)111214182328313125201612Zagreb, maximum (°C)581318222628282317115Mer à Split (°C)121212141721232422191614Split, pluie (mm)7364586258492532828012099ConseilMeilleure période (mai-juin, septembre)Chaleur, foule et prix hauts (juillet-août)Villes et parcs, mer fraîche (avril, octobre)Hors saison : hôtels et liaisons réduits
Normales 1991-2020 de Split (Marjan) et Zagreb (Maksimir) ; température de la mer à Split ; données du service météorologique croate (DHMZ) reprises par Wikipédia.
  • Juin et septembre : le meilleur compromis, avec 25 à 28 °C l’après-midi sur la côte, une mer à 21-22 °C et des prix inférieurs à ceux de l’été. C’est la réponse à la question « où aller en septembre » : partout sur la côte et dans les îles, la mer est même plus chaude qu’en juin.
  • Juillet-août : 30 °C et plus en Dalmatie, mer à 23-24 °C, mais forte affluence (Dubrovnik, Hvar, Plitvice), ferrys pleins, prix au plus haut et risque de feux de forêt sur le littoral.
  • Mai et octobre : idéal pour les villes, les parcs nationaux et la randonnée ; la mer est encore fraîche en mai (17 °C).
  • Novembre à mars : hors saison, une grande partie des hôtels, restaurants et liaisons maritimes ferment ou réduisent leurs horaires sur les îles. Zagreb et son marché de Noël, ou Dubrovnik sans la foule, restent possibles.

Combien de jours et quel itinéraire ?

DuréeItinéraire type
Week-end longDubrovnik (vieille ville, remparts, Lokrum) ou Split avec une excursion à Trogir
1 semaineSplit (2 nuits), Hvar ou Brač (2 nuits), Korčula ou la presqu’île de Pelješac, Dubrovnik (2 nuits)
10 joursZadar, parc national de Krka, Šibenik, Split, une île, Dubrovnik
2 semainesIstrie (Rovinj, Pula, Motovun), lacs de Plitvice, Zadar, Krka, Split, Hvar ou Vis, Korčula, Dubrovnik ; retour depuis Dubrovnik pour éviter de remonter la côte

Où aller en vacances en Croatie ?

La Dalmatie : Split, Dubrovnik et les îles

  • Dubrovnik, à l’extrême sud du pays : vieille ville fortifiée inscrite à l’Unesco, tour complet des remparts (environ 2 km), île de Lokrum en face. Très fréquentée en été, surtout les jours d’escale des paquebots.
  • Split : le palais de Dioclétien, palais romain dans lequel la ville s’est construite, la colline boisée de Marjan, et à 30 km la petite ville médiévale de Trogir, toutes deux classées.
  • Les îles : Hvar (ville animée, champs de lavande, plaine agricole antique de Stari Grad classée), Brač et sa plage de Zlatni Rat, Korčula et sa vieille ville, Vis plus préservée, Mljet et son parc national boisé.
  • La grotte Bleue (Modra špilja), sur l’îlot de Biševo près de Vis : on y entre en petite barque, la lumière s’y teinte de bleu en fin de matinée par beau temps ; la baignade y est interdite et les visites suspendues par mer agitée.
  • Šibenik et sa cathédrale Saint-Jacques (Unesco), porte d’entrée du parc national de Krka, ses cascades et passerelles (baignade interdite), et de l’archipel des Kornati, accessible en bateau.
  • Zadar : vieille ville sur une presqu’île, orgue marin et couchers de soleil sur le front de mer.

L’Istrie et le Kvarner

  • Rovinj, port vénitien aux maisons colorées, Poreč et sa basilique euphrasienne (Unesco), Pula et son amphithéâtre romain.
  • L’intérieur : villages perchés comme Motovun et Grožnjan, truffes et huile d’olive.
  • Les îles du Kvarner (Krk, Cres, Lošinj, Rab), plus proches de l’Europe centrale et accessibles en voiture pour Krk.

L’intérieur

  • Les lacs de Plitvice, parc national inscrit à l’Unesco : seize lacs étagés reliés par des cascades, parcourus sur passerelles. Billet à créneau horaire à réserver en ligne en été ; de l’ordre de 10 € l’hiver à 40 € l’été pour un adulte, tarifs à vérifier sur le site officiel du parc.
  • Zagreb : ville haute (Gornji Grad), marché de Dolac, musées et cafés ; une capitale peu touristique, agréable sur deux jours.

Où dormir ?

  • Dubrovnik : dans la vieille ville pour l’ambiance (escaliers, pas de voiture), ou à Lapad et Gruž, mieux reliés en bus et moins chers.
  • Split : dans le palais ou à Varoš pour tout faire à pied ; près du port si vous partez tôt en ferry.
  • Îles : appartements et chambres chez l’habitant (sobe) dominent l’offre ; à Hvar, Stari Grad et Jelsa sont plus calmes que Hvar-ville.
  • Plitvice : maisons d’hôtes des villages voisins, pour entrer dans le parc à l’ouverture.

Se déplacer en Croatie

  • Voiture : idéale pour l’Istrie, Plitvice et la côte ; autoroutes à péage, route côtière (Jadranska magistrala) superbe mais lente. Permis français, carte grise et carte verte d’assurance valable en Croatie exigés. Une zone à circulation restreinte entoure la vieille ville de Dubrovnik.
  • Ferry et catamaran : la compagnie publique Jadrolinija et des opérateurs privés relient Split, Dubrovnik, Zadar et Rijeka aux îles ; en été, réservez les catamarans et arrivez tôt pour les ferrys avec voiture.
  • Bus : réseau dense et fiable le long de la côte et vers Plitvice ; le train est peu utile pour la côte.
  • Bateau de location : un permis de navigation et un certificat radio VHF sont exigés pour louer sans skipper.

Prix : quel budget pour la Croatie ?

La Croatie n’est plus une destination bon marché en été : Dubrovnik, Hvar et Split pratiquent des prix proches de la Côte d’Azur pour l’hébergement et la restauration. L’intérieur, l’Istrie hors saison et les petites îles restent plus abordables. Ordres de grandeur par personne et par jour :

  • Petit budget : 60 à 90 € en chambre chez l’habitant ou auberge, repas en konoba (taverne) ou en boulangerie, bus et ferrys.
  • Confort moyen : 120 à 180 € avec un appartement ou un hôtel 3 étoiles, restaurants et une excursion en bateau.
  • Vol aller-retour depuis Paris : de l’ordre de 120 à 350 € selon la date ; juillet-août sont les plus chers.
  • Séjour tout compris : les formules vol + hôtel d’une semaine sont surtout proposées à Dubrovnik, Split, sur la riviera de Makarska et en Istrie ; comparez la situation de l’hôtel, souvent éloigné des centres anciens.

Est-il dangereux d’aller en Croatie ?

Non : tout le pays est en vigilance normale et la délinquance est limitée. Les précautions concernent surtout les pickpockets dans les lieux bondés, les feux de forêt l’été sur le littoral (respectez les interdictions de faire du feu), les sports à risque (canyoning, plongée : vérifiez l’encadrement) et les ours et loups présents dans les parcs de l’intérieur. Les contrôles d’identité aux frontières extérieures de l’espace Schengen (Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Serbie) sont systématiques, avec de l’attente en été ; un document déclaré perdu ou volé est confisqué. Le pays est aussi en zone sismique. Consultez la fiche Conseils aux voyageurs pour la Croatie avant le départ.

Questions fréquentes

Faut-il un passeport pour aller en Croatie ?

Non. Les Français, mineurs compris, entrent avec une carte nationale d’identité ou un passeport valable pendant tout le séjour. Si votre carte affiche une date dépassée (prolongation de cinq ans), les autorités croates l’acceptent, mais un passeport valide évite tout souci. À vérifier avant le départ ; voir aussi nos démarches administratives pour séjourner en Croatie.

La Croatie fait-elle partie de l’Union européenne et de l’espace Schengen ?

Oui. Elle est membre de l’Union européenne depuis le 1er juillet 2013 et a rejoint le même jour, le 1er janvier 2023, l’espace Schengen et la zone euro. L’euro a remplacé la kuna.

Quelle langue parle-t-on en Croatie ?

Le croate, langue slave écrite en alphabet latin, très proche du serbe et du bosnien au point que les locuteurs se comprennent sans difficulté. « Bonjour » se dit dobar dan, « merci » hvala. Les noms de famille en -ić viennent d’un suffixe signifiant « fils de » ou « descendant de ».

Où se trouve Dubrovnik ?

À l’extrême sud de la Croatie, sur la côte dalmate, entre la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro. La ville est séparée du reste du pays par une étroite bande côtière bosnienne, contournée par le pont de Pelješac.

Quelle est la religion de la Croatie ?

Le catholicisme, très majoritaire, avec des minorités orthodoxe et musulmane. Couvrez épaules et genoux pour visiter églises et cathédrales.

Peut-on faire une croisière en Croatie ?

Oui : Dubrovnik et Split sont des escales majeures des croisières en Méditerranée, et de petits bateaux proposent des croisières d’île en île au départ de Split. Pour choisir la bonne formule, voir notre sélection des plus belles croisières en Méditerranée et le guide quand partir en croisière sur la Méditerranée.

Depuis la Dalmatie, Mostar en Bosnie-Herzégovine et les bouches de Kotor au Monténégro se visitent en excursion. Au nord, la Slovénie prolonge facilement un voyage en Istrie, et l’Italie est reliée par ferry à Split et à Dubrovnik. Toutes les destinations sont sur la page voyager en Europe.