Voyage en Islande : quand partir, itinéraire et budget

La meilleure période pour partir en Islande dépend de ce que vous voulez voir. De juin à août, les jours durent 16 à 21 heures, toutes les routes sont ouvertes, y compris les pistes des hautes terres, et il fait 13 à 15 °C l’après-midi à Reykjavik : c’est la saison du tour de l’île et de la randonnée. De septembre à mars, les nuits longues permettent de voir des aurores boréales, avec des journées courtes (4 à 5 heures de jour en décembre) et des routes parfois fermées par la neige. Mai et septembre sont de bons compromis, moins chers et moins fréquentés. Comptez 7 à 10 jours pour le sud de l’île, 10 à 14 jours pour la route circulaire complète.

L’Islande en un coup d’œil

RepèreÀ savoir
CapitaleReykjavik
Langueislandais ; anglais parlé partout
Monnaiecouronne islandaise (ISK) ; carte bancaire acceptée presque partout, même pour de petits montants
Décalage avec Paris−1 h en hiver (heure française), −2 h en été
Vol depuis Parisvols directs vers Keflavik, environ 3 h 30, puis 45 minutes de route jusqu’à Reykjavik
Formalités (Français)carte d’identité ou passeport valable pour toute la durée du séjour (espace Schengen) ; à vérifier avant le départ
Meilleure périodejuin à août (road trip, randonnée) ; septembre à mars (aurores boréales)
Durée conseillée7 à 14 jours
Budgetl’un des pays les plus chers d’Europe

Quand partir en Islande

Grâce à la dérive nord-atlantique, l’Islande est moins froide que sa latitude le laisse penser : à Reykjavik, l’hiver tourne autour de 0 °C (3 °C l’après-midi, −2 °C la nuit) et l’été culmine à 15 °C. Le vrai défi est le vent, la pluie fréquente et la lumière : 4 heures de jour en décembre, plus de 20 heures fin juin, sans véritable nuit.

Quand partir en Islande selon ce que vous voulez voirMaximales moyennes à Reykjavik : 3 °C de décembre à février, 10 °C en mai, 15 °C en juillet, 11 °C en septembre. Durée du jour à la mi-mois : 5 h en janvier, 15 h en avril, 21 h en juin, 16 h en août, 10 h en octobre, 4 h en décembre. Aurores boréales de septembre à mars, encore possibles en avril. Pistes des hautes terres ouvertes en général de fin juin à début septembre.Islande : quand partir ?JFMAMJJASONDMax. à Reykjavik (°C)33471013151411853Heures de jour (mi-mois)58121518212016131064Aurores boréalesHautes terres (pistes F)FavorablePossible ou en partieDéfavorable ou impossibleNormales 1991-2020 (Reykjavik) ; heures de jour calculées
Maximales à Reykjavik, durée du jour, saison des aurores et ouverture des hautes terres, mois par mois.
  • Juin à août : haute saison. Route circulaire et hautes terres accessibles, macareux sur les falaises, randonnées (Landmannalaugar, Laugavegur). Réservez hébergements et voiture plusieurs mois à l’avance.
  • Mai et septembre : demi-saisons. Moins de monde, prix plus bas ; en septembre, premières aurores avec des journées encore longues.
  • Octobre à mars : aurores boréales, grottes de glace (uniquement de novembre à mars, avec guide), paysages enneigés. Pneus neige obligatoires de novembre à avril, routes du nord et des fjords de l’Ouest parfois fermées ; privilégiez le sud et Reykjavik.
  • Avril : transition, dernières aurores, jours qui s’allongent vite.

Pour savoir comment maximiser vos chances d’en voir, lisez notre article quand voir les aurores boréales en Islande (saison, indice KP, nébulosité).

Combien de jours et quel itinéraire

La route n° 1, ou route circulaire, fait le tour de l’île sur environ 1 300 km. Elle se parcourt confortablement en 10 à 14 jours en été. En hiver ou en une semaine, restez dans le sud-ouest.

Une semaine : Reykjavik, Cercle d’or et côte sud

  • Jour 1 : Reykjavik.
  • Jour 2 : Cercle d’or : parc national de Þingvellir, où les plaques nord-américaine et eurasienne s’écartent, geyser Strokkur, chute de Gullfoss (voyez les meilleurs points de vue pour la photographier).
  • Jours 3-4 : côte sud : cascades de Seljalandsfoss et Skógafoss, plage noire de Reynisfjara, village de Vík.
  • Jours 5-6 : Skaftafell et Jökulsárlón : randonnée vers Svartifoss, lagune glaciaire et plage aux icebergs.
  • Jour 7 : retour vers Reykjavik et la péninsule de Reykjanes.

Deux semaines : le tour complet

Ajoutez les fjords de l’Est, le lac Mývatn et ses champs de lave, la chute de Dettifoss, Húsavík pour l’observation des baleines, Akureyri, puis la péninsule de Snæfellsnes et le mont Kirkjufell avant de rentrer. Les fjords de l’Ouest demandent trois ou quatre jours de plus.

Que faire en Islande

  • Reykjavik : église Hallgrímskirkja et vue depuis sa tour, salle de concert Harpa, sculpture Sun Voyager sur le front de mer, piscines géothermales de quartier, très fréquentées par les habitants.
  • Bains chauds : Blue Lagoon près de l’aéroport, Sky Lagoon à Reykjavik, bains naturels de Mývatn ou rivière chaude de Reykjadalur, accessible à pied.
  • Glaciers : marche sur glacier et grottes de glace dans le parc national du Vatnajökull, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco ; un guide est obligatoire.
  • Randonnée : Landmannalaugar et ses montagnes de rhyolite, trek du Laugavegur en 4 jours, Þórsmörk ; plus d’idées dans notre article randonnée en Islande. Une veste vraiment imperméable est indispensable (comparatif des membranes).
  • Faune : baleines au départ de Húsavík ou de Reykjavik, macareux en été (Vestmannaeyjar, Látrabjarg, Borgarfjörður eystri), phoques à Jökulsárlón.
  • Volcans : cratères, champs de lave et grottes de lave, à visiter en suivant les consignes de la protection civile.

Se déplacer et où dormir

La voiture de location est la façon la plus simple de voyager ; le permis français suffit. Les règles sont strictes : 90 km/h au maximum sur route, phares allumés en permanence, taux d’alcool toléré quasi nul, amendes élevées. Ne vous arrêtez jamais sur la chaussée pour une photo et attention aux moutons en liberté l’été. Les pistes « F » ne sont ouvertes qu’en été et exigent un 4×4 ; il est déconseillé de traverser seul les hautes terres. Vérifiez chaque jour l’état des routes et la météo sur les sites officiels (Vegagerðin, Safetravel). Sans voiture, des excursions en car partent de Reykjavik vers le Cercle d’or et la côte sud.

L’offre d’hébergement se compose de guesthouses, de fermes-auberges, d’hôtels de campagne, de chalets et de campings. Hors de Reykjavik, les établissements sont dispersés et vite complets en été : réservez tôt, surtout entre Vík et Jökulsárlón.

Quel budget pour un voyage en Islande

L’Islande est l’un des pays les plus chers d’Europe. Les principaux postes sont la location de voiture (environ 70 € par jour pour une petite voiture hors haute saison, nettement plus en été ou en 4×4), l’hébergement (souvent 100 € la nuit ou plus pour une chambre double en guesthouse) et les excursions guidées (glacier, baleines, grottes de glace). Un repas simple au restaurant coûte couramment 25 à 35 €, et une bière dans un bar de Reykjavik est bien plus chère qu’en France. Pour réduire la note : voyager en mai ou en septembre, faire ses courses en supermarché, dormir en camping ou en van l’été, partager la voiture.

Sécurité, formalités et santé

L’Islande est un pays très sûr : tout le territoire est en vigilance normale. Les risques sont naturels. Plus de cent volcans actifs traversent l’île et des éruptions peuvent se produire avec un court préavis, surtout dans le sud et sur la péninsule de Reykjanes : suivez les consignes des autorités, qui ferment rapidement routes et sites. La météo change très vite, les tempêtes d’hiver ferment les routes, et sur les plages du sud comme Reynisfjara, des vagues soudaines emportent régulièrement des visiteurs : restez loin de l’eau. Les randonnées sur glacier et les grottes de glace se font uniquement avec un guide islandais. Le numéro d’urgence est le 112.

  • Entrée : l’Islande n’est pas membre de l’Union européenne mais fait partie de l’espace Schengen ; carte d’identité ou passeport valable pour la durée du séjour.
  • Santé : carte européenne d’assurance maladie valable ; prévoyez une assurance couvrant le secours en montagne.

Consultez la fiche Conseils aux voyageurs de l’Islande avant le départ, ainsi que le site Safetravel sur place, car la situation peut évoluer.

D’autres destinations du Grand Nord

Pour les aurores boréales et les paysages arctiques, comparez avec la Norvège (fjords, Lofoten, Tromsø) et la Finlande (Laponie en hiver). Le Groenland est accessible en avion depuis Reykjavik. Toutes les destinations sont sur la page voyager en Europe.

Questions fréquentes

Quelle est la meilleure période pour partir en Islande ?

Juin à août pour faire le tour de l’île, randonner et profiter des jours sans fin ; septembre à mars pour les aurores boréales. Mai et septembre offrent le meilleur compromis entre météo, lumière et prix.

Quand voir les aurores boréales en Islande ?

De septembre à mars, voire début avril, par nuit noire et ciel dégagé, loin des lumières des villes. Il n’y a pas d’aurores visibles de mai à août : il fait trop clair.

Quel budget pour un voyage en Islande ?

C’est l’un des pays les plus chers d’Europe : comptez environ 70 € par jour pour une petite voiture hors été, souvent 100 € ou plus la nuit en guesthouse, 25 à 35 € pour un repas simple, plus les excursions guidées. Mai et septembre sont moins chers que l’été.

Quels papiers pour aller en Islande ?

Pour un Français, une carte nationale d’identité ou un passeport valable pendant tout le séjour suffit : l’Islande fait partie de l’espace Schengen. À vérifier avant le départ.

L’Islande fait-elle partie de l’Union européenne ?

Non. L’Islande est membre de l’espace Schengen et de l’Espace économique européen, mais pas de l’Union européenne, et garde sa propre monnaie, la couronne islandaise.

Que faire à Reykjavik ?

Monter à la tour de la Hallgrímskirkja, voir la Harpa et la sculpture Sun Voyager, se baigner dans une piscine géothermale, flâner dans les rues Laugavegur et Skólavörðustígur, et partir de là en excursion vers le Cercle d’or, les baleines ou les aurores.