Comores : que voir, quand partir et comment visiter l’archipel

Pour visiter les Comores, comptez 10 à 14 jours si vous voulez voir les trois îles de l’Union : Grande Comore (Ngazidja), Mohéli (Mwali) et Anjouan (Nzwani). La période la plus sèche va d’août à octobre, qui est aussi la saison des baleines à bosse. Il n’existe pas de vol direct depuis Paris : prévoyez au moins une escale, et un visa délivré à l’arrivée pour environ 30 €. L’archipel se trouve dans le canal du Mozambique, entre la côte est-africaine et le nord de Madagascar ; Mayotte, la quatrième île, est un département français et se prépare comme un voyage à part.

Les Comores en un coup d’œil

PaysUnion des Comores (Grande Comore, Mohéli, Anjouan)
CapitaleMoroni, sur la Grande Comore
Langues officiellesComorien (shikomori), français, arabe
MonnaieFranc comorien (KMF), parité fixe : 1 € = 491,96775 KMF
Décalage avec Paris+2 h en hiver, +1 h en été (UTC+3 toute l’année)
Vol depuis ParisPas de direct ; une escale, le plus souvent à Addis-Abeba (Ethiopian Airlines) ou Nairobi (Kenya Airways), environ 12 à 16 h de trajet selon les correspondances
FormalitésPasseport valide 6 mois, billet retour, visa à l’arrivée (environ 30 €, séjour jusqu’à 45 jours, en espèces) ; un viatique de 30 € par jour de séjour est exigé
Meilleure périodeAoût à octobre ; juin et juillet restent possibles
Budget indicatifEnviron 40 à 80 € par jour et par personne en voyage simple, hors vols internationaux

Où se trouvent les îles Comores ?

L’archipel des Comores ferme le nord du canal du Mozambique, dans l’océan Indien, à mi-chemin entre le Mozambique et la pointe nord de Madagascar. Il compte quatre îles volcaniques. Trois forment l’Union des Comores, pays indépendant depuis 1975. La quatrième, Mayotte et son lagon, est française : l’Union la revendique, mais l’île est devenue un département français en 2011. Pour l’entrée, la monnaie et les liaisons, Mayotte relève donc de la France, pas du visa comorien.

Le pays reste peu visité. Les infrastructures touristiques sont limitées, les routes souvent lentes, et l’accueil se fait surtout dans des pensions et petits hôtels. Ceux qui y vont viennent pour le volcan Karthala, les tortues de Mohéli, les médinas d’Anjouan et des plages sans foule.

Quand partir aux Comores ?

Le climat est tropical, chaud toute l’année : à Moroni, les maxima vont de 28 °C en plein hiver austral à 31 °C en saison chaude, et la mer reste chaude toute l’année. Ce qui change, c’est la pluie. De novembre à avril, la mousson de nord-ouest (kashkazi) apporte chaleur humide et fortes averses ; janvier est le mois le plus arrosé. L’archipel est aussi sur la trajectoire des cyclones du sud-ouest de l’océan Indien, surtout entre fin décembre et mi-avril. De mai à octobre, les alizés de sud-est (kusi) rafraîchissent l’air et les pluies baissent nettement à partir d’août.

Quand partir aux Comores : pluie et chaleur à Moroni mois par moisPrécipitations moyennes à Moroni de 365 mm en janvier à 95 mm en octobre, températures maximales de 28 à 31 °C. Saison la plus favorable d’août à octobre, saison des pluies de décembre à avril, cyclones surtout de fin décembre à mi-avril, mois de transition en mai, juin, juillet et novembre. Baleines à bosse surtout de juillet à octobre.Moroni : pluie (mm) et maxima (°C)°C30365J30295F31280M30315A30255M28265J28245J28150A28110S2995O30110N31220Dmmbaleinescyclones possiblesLe plus favorableTransitionPluies, cyclonesMoyennes indicatives (OMM), station de Moroni (Grande Comore)
Précipitations moyennes et températures maximales à Moroni. Août, septembre et octobre sont les mois les plus secs ; les baleines à bosse sont surtout visibles de juillet à octobre.
  • Août à octobre : le meilleur compromis pour la plage, la randonnée et l’observation des baleines.
  • Juin-juillet : températures agréables, mais encore des averses régulières sur la Grande Comore.
  • Décembre à avril : chaleur humide, pistes boueuses, risque cyclonique. À éviter si vous voulez monter au Karthala.

Pensez aussi au calendrier religieux : les Comores sont un pays musulman. Pendant le ramadan, évitez de manger ou de boire en public dans la journée, et certains services tournent au ralenti.

Combien de jours et quel itinéraire ?

Avec moins d’une semaine, restez sur la Grande Comore. Pour voir les trois îles, 10 jours est un minimum réaliste, car les liaisons entre îles sont peu fréquentes et parfois retardées. Voici une base de 12 jours :

  1. Jours 1 à 4, Grande Comore : médina de Moroni, tour du nord (lac Salé, plages de Mitsamiouli), puis ascension du Karthala sur deux jours avec un guide.
  2. Jours 5 à 8, Mohéli : Fomboni, puis le sud de l’île (Nioumachoua et ses îlots, Itsamia pour la ponte des tortues, lac Dziani Boundouni).
  3. Jours 9 à 12, Anjouan : Mutsamudu, Domoni, randonnée vers le lac Dzialandzé, retour à Moroni pour le vol international.

Gardez une journée de marge avant votre vol retour : un vol intérieur annulé peut vous bloquer sur une île.

Que faire aux Comores, île par île

Grande Comore (Ngazidja)

  • Moroni : la vieille ville autour du port, ses ruelles en pierre et l’ancienne mosquée du Vendredi au bord de l’eau. Le marché Volo-Volo donne un bon aperçu des épices et produits locaux.
  • Le Karthala (2 361 m) : volcan actif dont la caldeira sommitale mesure environ 3 km sur 4. La montée se fait le plus souvent depuis M’vouni, au-dessus de Moroni, avec un guide. Les guides locaux comptent en général 6 à 7 heures de montée jusqu’au bord du cratère, d’où la formule en deux jours. Le Quai d’Orsay déconseille fortement de camper dans la caldeira et recommande de vérifier l’activité du volcan avant de partir.
  • Le nord : le lac Salé (Niamawi), lac de cratère près de Bangoi-Kouni, à environ une heure de route de Moroni ; les plages de sable blanc de Maloudja, Chomoni et du Trou du Prophète, autour de Mitsamiouli.

Mohéli (Mwali)

La plus petite et la moins peuplée des trois îles est la meilleure pour la nature. Le parc national de Mohéli, ancien parc marin, protège le sud de l’île. À Itsamia, les tortues vertes viennent pondre presque toute l’année ; les sorties nocturnes se font avec les guides du village. Autour des îlots de Nioumachoua, le récif se prête au snorkeling et aux sorties avec un club. Les baleines à bosse croisent au large surtout entre juillet et octobre. Dans les terres, le lac Dziani Boundouni, lac de cratère proche d’Itsamia, est un site Ramsar depuis 1995.

Anjouan (Nzwani)

  • Mutsamudu : médina aux ruelles étroites et citadelle du XVIIIe siècle qui domine la ville.
  • Domoni : ancienne cité de la côte est, de l’autre côté de l’île par rapport à Mutsamudu, avec sa médina et le palais du sultan.
  • Lac Dzialandzé et mont Ntingui : lac de cratère vers 900 m d’altitude, sur les flancs du Ntingui (1 595 m), point culminant de l’île. La marche se fait avec un guide local.
  • Ylang-ylang : les Comores comptent parmi les premiers producteurs mondiaux de cette fleur à parfum. Sur Anjouan, surnommée l’île aux parfums, les plantations bordent les routes de l’intérieur.

Si vous combinez avec le reste de la région, le nord de Madagascar est le prolongement logique : voyez notre guide de ce qu’il faut voir à Nosy Be, ou la page voyager à Madagascar.

Comment y aller et se déplacer entre les îles

Les vols internationaux arrivent à l’aéroport Prince Saïd Ibrahim (Hahaya), au nord de Moroni. Depuis Paris, les itinéraires les plus courants passent par Addis-Abeba avec Ethiopian Airlines ou par Nairobi avec Kenya Airways. D’autres combinaisons passent par l’océan Indien : Mayotte, reliée à Moroni par Air Austral et EWA Air en moins d’une heure, ou La Réunion. Sur les comparateurs, l’aller-retour depuis Paris démarre autour de 500 € et grimpe nettement en haute saison.

Entre les îles, l’avion est le moyen recommandé : les vols vers Anjouan et Mohéli durent moins d’une heure, mais les horaires changent souvent. Côté mer, le Quai d’Orsay indique que la plupart des liaisons ne respectent pas les normes internationales de sécurité, sauf celles de la SGTM (Moroni-Anjouan une fois par semaine, Anjouan-Mayotte chaque jour). Ne montez jamais dans un kwassa-kwassa, ces petites barques à moteur : c’est dangereux et passible de prison et d’amendes.

Sur place, les taxis collectifs font le tour des îles pour quelques euros. Pour les excursions, il est plus simple de négocier une voiture avec chauffeur à la journée.

Où dormir

  • Grande Comore : Moroni pour la logistique et les vols ; la côte nord, autour de Mitsamiouli, pour les plages.
  • Mohéli : Fomboni pour arriver, puis les écolodges et pensions du sud (Nioumachoua, Itsamia) pour le parc.
  • Anjouan : Mutsamudu, où se trouvent la plupart des hébergements de l’île.

L’offre est faite surtout de pensions, maisons d’hôtes et petits hôtels. Réservez à l’avance à Mohéli, où les places sont rares.

Budget et argent sur place

Hors vols internationaux, un voyage simple coûte environ 40 à 80 € par jour et par personne. Une chambre en pension se trouve à partir de 20 à 35 €, plus cher à Moroni (30 à 60 € pour une chambre double simple). Un repas local revient à environ 5 à 10 €. Ajoutez un guide pour le Karthala, les vols entre les îles et la voiture avec chauffeur, qui pèsent le plus lourd.

Prévoyez des espèces en euros : les distributeurs de Moroni ne sont pas fiables, la carte bancaire passe rarement et le visa se paie en liquide. Changez dans les banques ou bureaux agréés, car la parité avec l’euro est fixe.

Formalités, santé et sécurité

Au moment de la rédaction, le Quai d’Orsay classe tout l’archipel en « vigilance renforcée » (zone jaune). Il signale une petite délinquance possible sur les marchés et les plages, une activité volcanique à surveiller, des actes de piraterie au large et une offre de soins jugée insatisfaisante à Moroni et inexistante à Anjouan et Mohéli. Une assurance voyage qui couvre le rapatriement est donc indispensable. Consultez la fiche Conseils aux voyageurs (sécurité) et la rubrique Entrée et séjour, à vérifier avant le départ.

Pour la santé, voyez un médecin avant de partir : le paludisme est présent et un traitement préventif se discute ; la dengue circule surtout pendant la saison des pluies. Mettez vos vaccins à jour, notamment contre la rougeole. Buvez uniquement de l’eau en bouteille ou traitée. Si vous voyagez en famille, lisez nos conseils pour préparer un voyage tropical avec des enfants. Côté tenue, couvrez-vous des épaules aux genoux hors des plages.

Questions fréquentes

Où se trouvent les Comores ?

Dans l’océan Indien, au nord du canal du Mozambique, entre la côte du Mozambique et le nord de Madagascar. Plus au nord, sur le continent, la Tanzanie est le grand voisin est-africain.

Quelles sont les îles de l’archipel des Comores ?

Quatre îles volcaniques : Grande Comore, Mohéli et Anjouan, qui forment l’Union des Comores, et Mayotte, département français.

Que faire aux Comores en une semaine ?

Restez sur la Grande Comore : Moroni, le Karthala en deux jours, le lac Salé et les plages du nord. Si vous tenez à une deuxième île, ajoutez Mohéli pour les tortues, en gardant une journée de marge.

Quelles sont les plus belles plages des Comores ?

Sur la Grande Comore, celles du nord : Maloudja, Chomoni et le Trou du Prophète. À Mohéli, les plages du sud et les îlots de Nioumachoua, avec les tortues d’Itsamia.

Faut-il un visa pour les Comores ?

Oui. Les voyageurs français l’obtiennent à l’arrivée, pour environ 30 € payés en espèces, sur présentation d’un billet retour, de l’adresse d’hébergement et d’un viatique de 30 € par jour. Les conditions peuvent évoluer : vérifiez-les sur diplomatie.gouv.fr avant le départ.

Pour comparer avec d’autres destinations du continent, consultez notre page voyager en Afrique.