La Réunion : où se situe l’île, quand partir et que voir

La Réunion est une île française de l’océan Indien, située à environ 680 km à l’est de Madagascar et à 172 km au sud-ouest de l’île Maurice. Elle n’a rien d’antillais : les Antilles sont dans la mer des Caraïbes, de l’autre côté de l’Afrique. Pour la visiter, comptez 10 à 15 jours, idéalement entre mai et novembre, pendant la saison sèche. Le vol direct depuis Paris dure 11 h à 11 h 30, et une carte d’identité suffit aux voyageurs français : c’est un département français, en euros.

La Réunion en un coup d’œil

StatutDépartement et région d’outre-mer français
SituationOcéan Indien, archipel des Mascareignes, à l’est de Madagascar
Chef-lieuSaint-Denis
LanguesFrançais, créole réunionnais
MonnaieEuro
Décalage avec Paris+3 h en hiver, +2 h en été (UTC+4 toute l’année)
Vol depuis ParisDirect, 11 h à 11 h 30 à l’aller, un peu plus au retour ; Air France et Air Austral depuis Roissy-CDG, Corsair et French bee depuis Orly
FormalitésFrançais : carte d’identité ou passeport valide ; autres nationalités : à vérifier avant le départ
Meilleure périodeMai à novembre (saison sèche) ; septembre-octobre pour un bon compromis
Durée conseillée10 à 15 jours

Où se situe La Réunion ?

L’île se trouve dans le sud-ouest de l’océan Indien, juste au nord du tropique du Capricorne. Avec Maurice et Rodrigues, elle forme l’archipel des Mascareignes, dont elle est l’île la plus occidentale. Elle est d’origine volcanique : le piton des Neiges, sans éruption depuis plus de 12 000 ans, culmine à 3 070 m et reste le point le plus haut de l’océan Indien ; le piton de la Fournaise, au sud-est, compte parmi les volcans les plus actifs de la planète. L’île couvre 2 512 km² pour un peu plus de 900 000 habitants.

La Réunion a le même statut de département et région d’outre-mer que la Guadeloupe ou la Martinique côté Caraïbes. D’où la confusion avec les Antilles ; mais le climat, la culture créole réunionnaise, la cuisine (cari, rougail, samoussas) et l’histoire du peuplement, venu de Madagascar, d’Afrique de l’Est, d’Inde, de Chine et d’Europe, en font un monde distinct.

Quelles îles sont proches de La Réunion ?

La plus proche est l’île Maurice, à 172 km au plus court : moins d’une heure de vol, avec des liaisons régulières. Beaucoup de voyageurs y ajoutent une semaine de lagon après la randonnée. Plus à l’est, Rodrigues, rattachée à Maurice, se rejoint via Maurice.

À l’ouest, la grande île de Madagascar est desservie en direct depuis Saint-Denis vers Antananarivo, Toamasina, Antsiranana ou Nosy Be. Plus au nord, les Comores et Mayotte, autre département français de la zone, sont à 1 400-1 700 km. Les Seychelles sont les plus éloignées, à environ 1 800 km au nord.

Les îles les plus proches de La RéunionDistances approximatives à vol d’oiseau depuis Saint-Denis : Maurice 230 km, Madagascar par Toamasina 700 km, Rodrigues 840 km, Mayotte 1 410 km, Comores par Moroni 1 650 km, Seychelles 1 810 km.Depuis Saint-Denis, à vol d’oiseauMaurice (Port-Louis)230 kmMadagascar (Toamasina)700 kmRodrigues840 kmMayotte (Mamoudzou)1 410 kmComores (Moroni)1 650 kmSeychelles (Victoria)1 810 km
Distances arrondies entre Saint-Denis et la ville citée, calculées en ligne droite.

Quand partir à La Réunion ?

L’île connaît deux saisons inversées par rapport à la métropole. De mai à novembre, c’est l’hiver austral : temps plus sec, ciel souvent dégagé, maxima autour de 25 à 28 °C sur la côte, nuits froides en altitude (prévoyez une polaire, et plus pour dormir au-dessus de 2 000 m). C’est la meilleure période pour randonner et pour voir les baleines à bosse, qui viennent se reproduire au large pendant l’hiver austral. De décembre à avril, l’été est chaud et humide, avec des pluies fortes en janvier, février et mars, et un risque de cyclone : certains sentiers ferment après les intempéries.

Quand partir à La Réunion : pluie et chaleur à Saint-Denis mois par moisNormales 1991-2020 de Météo-France à Saint-Denis Gillot : pluies de 270 à 279 mm par mois de janvier à mars, 43 à 67 mm de juin à novembre ; maxima de 30 °C en été austral à 25 °C en juillet-août. Saison chaude et humide de décembre à avril avec risque cyclonique, saison sèche et plus fraîche de mai à novembre, la plus favorable.Saint-Denis : pluie (mm) et maxima (°C)270jan30°279fév30°265mar30°133avr29°96mai28°67juin26°51juil25°55août26°49sep26°43oct27°63nov28°160déc30°humidesec et plus frais : idéalCyclones possibles de décembre à avrilNormales 1991-2020, Météo-France (Gillot)
Normales climatiques de Saint-Denis (Gillot) : la côte est et les hauts reçoivent nettement plus de pluie, la côte ouest moins.

Le relief crée de grandes différences d’un versant à l’autre. La côte est, exposée aux alizés, est très arrosée. La côte ouest, entre Saint-Paul et Saint-Pierre, est la plus sèche et la plus ensoleillée : c’est là que se trouvent les plages et le lagon. Septembre, octobre et début novembre forment un bon compromis : peu de pluie, mer qui se réchauffe, randonnées encore praticables.

Combien de jours et quel itinéraire ?

Dix jours permettent de voir le volcan, deux cirques et le lagon. Avec quinze jours, ajoutez une traversée de Mafate et le Sud sauvage sans courir. Un itinéraire type en boucle, au départ de Saint-Denis :

  1. Jours 1-3, côte ouest : Saint-Gilles et le lagon de L’Hermitage, lever de soleil au belvédère du Maïdo, au-dessus de Mafate.
  2. Jours 4-6, Cilaos : route de montagne en lacets, village thermal, ascension du piton des Neiges avec nuit au refuge de la Caverne Dufour et départ vers 3 h pour le lever du soleil au sommet.
  3. Jours 7-8, Salazie et Mafate : Hell-Bourg et ses cases créoles, descente dans Mafate depuis le col des Bœufs, nuit en gîte dans un îlet comme Marla ou La Nouvelle.
  4. Jours 9-10, le volcan : nuit à la Plaine des Cafres, route du Volcan jusqu’au Pas de Bellecombe, traversée de la Plaine des Sables, descente dans l’Enclos Fouqué vers le cratère Dolomieu si l’accès est ouvert.
  5. Jours 11-13, le Sud sauvage et l’Est : Saint-Pierre, Grand Anse, coulées de lave sur la route des Laves, Anse des Cascades, Sainte-Rose et son église Notre-Dame-des-Laves, contournée par la coulée de 1977.
  6. Jours 14-15 : retour par Saint-Denis, ou extension vers Maurice.

Que voir et que faire à La Réunion ?

Les trois cirques

Le cœur de l’île est formé de trois cirques géants creusés par l’érosion autour du piton des Neiges. Cilaos, au sud, se rejoint par une route sinueuse depuis Saint-Louis ; on y vient pour les sources thermales, la randonnée et les lentilles locales. Salazie, le plus vert, est le plus facile d’accès, avec ses cascades (dont le Voile de la Mariée) et le village de Hell-Bourg. Mafate n’a aucune route : on y entre à pied, par le col des Bœufs, le Maïdo, le col du Taïbit ou la rivière des Galets. Quelques centaines d’habitants vivent dans ses îlets, ravitaillés par hélicoptère. Les « pitons, cirques et remparts » sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2010.

Le piton de la Fournaise

La route du Volcan monte depuis Bourg-Murat ; elle est goudronnée jusqu’à la Plaine des Sables, paysage minéral de lave et de scories, puis se termine en piste au Pas de Bellecombe. De là, un sentier balisé de peinture blanche descend dans l’Enclos Fouqué, une caldeira d’environ 13 km sur 9, vers le cratère Dolomieu. Le tour des bords du cratère est interdit, et l’accès à l’enclos est fermé par arrêté préfectoral pendant les éruptions. Vérifiez l’état d’ouverture la veille.

Le lagon et les plages

La seule barrière de corail de l’île longe la côte ouest sur une vingtaine de kilomètres, de Saint-Paul à L’Étang-Salé, et forme une réserve naturelle marine depuis 2007. C’est là que l’on se baigne : L’Hermitage, La Saline-les-Bains, Saint-Leu, L’Étang-Salé (sable noir), ainsi que l’anse de Saint-Pierre. Hors du lagon, l’océan est ouvert et le risque requin sérieux : un arrêté préfectoral, reconduit sans interruption depuis 2013, interdit la baignade et le surf dans la bande des 300 m, hors lagon et zones aménagées et surveillées. Respectez les drapeaux et les panneaux, ne vous baignez pas en eau trouble ni à l’embouchure des ravines.

Baleines, cuisine et culture

Pendant l’hiver austral, les baleines à bosse s’observent depuis la côte ouest ou en sortie en mer encadrée : la réglementation limite le nombre de bateaux autour d’un animal et la mise à l’eau se fait au tuba, en petit groupe. À terre, prenez le temps d’un marché forain, d’un cari au feu de bois, d’une visite de case créole à Hell-Bourg ou à Saint-Denis, et des fêtes religieuses de toutes les communautés, tamoules, chrétiennes, musulmanes ou chinoises.

Où dormir ?

Le plus simple est de changer de base trois ou quatre fois. Sur la côte ouest, Saint-Gilles-les-Bains et Saint-Leu concentrent hôtels, locations et chambres d’hôtes, à proximité du lagon. Saint-Pierre est une bonne étape pour le Sud. Dans les hauts, dormez à Cilaos, à Hell-Bourg et à la Plaine des Cafres ou Bourg-Murat pour être au volcan tôt le matin. À Mafate et au piton des Neiges, les nuits se passent en gîte de montagne ou en refuge, à réserver très en avance en saison sèche.

Se déplacer sur l’île

Une voiture de location est presque indispensable : les sites de randonnée et les belvédères sont dans les hauts, mal desservis le soir. Les distances sont courtes, mais les routes de montagne sont lentes et les embouteillages fréquents autour de Saint-Denis et de Saint-Paul aux heures de pointe. Le réseau interurbain Car Jaune relie les villes côtières, ce qui suffit pour un séjour centré sur la côte, beaucoup moins pour les hauts. Le décalage horaire (3 h en hiver métropolitain, 2 h en été) se gère mieux en arrivant tôt le matin ; nos conseils contre le jet lag s’appliquent bien à ce vol de nuit.

Quel budget prévoir ?

Le vol représente la plus grosse dépense : il varie fortement selon la saison, et les vacances scolaires de métropole et de La Réunion font monter les prix. Sur place, les prix sont un peu plus élevés qu’en métropole, surtout pour les produits importés. Le budget dépend surtout du logement et de la location de voiture ; gîtes de montagne, marchés et camions-bars permettent de voyager simplement. Avec des enfants, nos points à préparer pour un voyage tropical en famille sont utiles, notamment pour la protection contre les moustiques : la dengue et le chikungunya y circulent par épisodes ; renseignez-vous auprès de votre médecin avant le départ.

Questions fréquentes

Dans quel océan se trouve La Réunion ?

Dans l’océan Indien, dans sa partie sud-ouest, à l’est de Madagascar. Elle fait partie de l’archipel des Mascareignes avec Maurice et Rodrigues.

La Réunion fait-elle partie des Antilles ?

Non. Les Antilles sont dans la mer des Caraïbes, en Amérique. La Réunion est dans l’océan Indien. Elle partage seulement avec la Martinique et la Guadeloupe le statut de département et région d’outre-mer.

Quelle île est la plus proche de La Réunion ?

L’île Maurice, à 172 km au plus court, soit moins d’une heure de vol. Madagascar est à environ 680 km à l’ouest. Si vous hésitez entre plusieurs îles de la région, voyez aussi le temps de vol pour les Seychelles ou ce qu’il y a à voir à Nosy Be, au nord de Madagascar.

Faut-il un passeport pour aller à La Réunion ?

Pas pour les Français : une carte d’identité ou un passeport en cours de validité suffit. L’île ne fait pas partie de l’espace Schengen : les ressortissants d’autres pays doivent vérifier leurs conditions d’entrée avant le départ.

Où se baigner en sécurité à La Réunion ?

Dans le lagon de la côte ouest (L’Hermitage, La Saline-les-Bains, Saint-Leu, L’Étang-Salé) et dans les zones de baignade aménagées et surveillées. Ailleurs, dans la bande des 300 m, la baignade est interdite à cause du risque requin.

Pour comparer avec d’autres destinations du continent et de l’océan Indien, consultez notre page voyager en Afrique et dans les îles.