Voyage en Bolivie : quand partir, itinéraire et que faire
La meilleure période pour partir en Bolivie est la saison sèche, d’avril à octobre : ciel dégagé sur l’Altiplano, pistes praticables dans le Sud Lípez, peu de pluie à La Paz (moins de 10 mm par mois de mai à juillet). Les journées restent douces en altitude, mais les nuits sont glaciales, jusqu’à −10 °C à Uyuni en juin-juillet. De décembre à mars, la saison des pluies rend certaines routes difficiles, mais c’est aussi l’époque où le salar d’Uyuni, recouvert d’une fine couche d’eau, se transforme en miroir. Pour un premier voyage, comptez deux à trois semaines, en prévoyant quelques jours d’acclimatation à l’altitude.
La Bolivie en un coup d’œil
| Repère | À savoir |
|---|---|
| Capitales | Sucre (capitale constitutionnelle) et La Paz (siège du gouvernement) |
| Langues | espagnol, quechua, aymara, guarani et d’autres langues autochtones officielles |
| Monnaie | boliviano (BOB) |
| Décalage avec Paris | −5 h en hiver (heure française), −6 h en été ; pas de changement d’heure en Bolivie |
| Vol depuis Paris | pas de vol direct : au moins une escale (Madrid vers Santa Cruz, ou via Lima, Bogotá, São Paulo) ; 15 h au mieux, souvent davantage pour La Paz |
| Formalités (Français) | pas de visa pour moins de 90 jours par an, passeport valable 6 mois après l’entrée, tampon d’entrée obligatoire ; à vérifier avant le départ |
| Altitude | La Paz entre 3 300 et 3 800 m, aéroport d’El Alto à 4 058 m, lac Titicaca à 3 812 m |
| Meilleure période | avril à octobre (saison sèche) ; janvier à mars pour l’effet miroir du salar |
| Durée conseillée | 2 à 3 semaines |
Quand partir en Bolivie
Le climat dépend d’abord de l’altitude. Sur l’Altiplano (La Paz, Titicaca, Uyuni, Potosí), il fait doux le jour toute l’année, entre 15 et 20 °C, et froid la nuit. La différence se joue sur la pluie : à La Paz, plus de 80 mm par mois de décembre à février, moins de 10 mm de mai à juillet. Dans les basses terres de l’est (Santa Cruz, Amazonie), il fait chaud toute l’année, autour de 30 °C, avec une saison humide de novembre à avril.
- Mai à septembre : la période la plus sûre pour un circuit complet. C’est l’hiver austral : prévoyez doudoune, bonnet et un bon sac de couchage pour les refuges du Sud Lípez, où il gèle toutes les nuits.
- Avril et octobre : excellents compromis, nuits un peu moins froides et moins de monde.
- Décembre à mars : pluies l’après-midi sur l’Altiplano, routes coupées dans les Yungas et en Amazonie. Le salar peut être inondé, ce qui donne l’effet miroir mais limite l’accès à l’île Incahuasi et au Sud Lípez.
Quand partir dans le Sud Lípez ? De mai à novembre, quand les pistes sont sèches et le ciel limpide. Les nuits à plus de 4 000 m y sont très froides : lisez nos conseils sur le choix d’un sac de couchage en duvet ou synthétique si vous apportez le vôtre.
Combien de jours et quel itinéraire
L’altitude impose un rythme lent : arrivez de préférence par Santa Cruz ou Sucre, plus basses, ou prévoyez deux jours calmes à La Paz. Exemple de circuit de 18 jours :
- Jours 1-3 : La Paz. Acclimatation, téléphérique urbain, marché des sorcières, vallée de la Lune, puis site de Tiwanaku en excursion.
- Jours 4-6 : lac Titicaca. Copacabana, puis Isla del Sol (ruines incas, sentiers entre les villages).
- Jours 7-8 : Sucre, la ville blanche, en avion depuis La Paz.
- Jour 9 : Potosí, ancienne ville minière au pied du Cerro Rico, à plus de 4 000 m.
- Jours 10-13 : Uyuni et Sud Lípez. Circuit de trois ou quatre jours en 4×4 : salar, île Incahuasi, lagunes Colorada et Verde, geysers, puis retour à Uyuni ou descente vers San Pedro de Atacama au Chili.
- Jours 14-18 : au choix, l’Amazonie depuis Rurrenabaque (parc Madidi), ou les missions jésuites de Chiquitos et Samaipata depuis Santa Cruz.
La Bolivie se combine souvent avec le Pérou : Puno, sur la rive péruvienne du lac Titicaca, est à une demi-journée de bus de La Paz, et Cusco à une longue journée de route de plus, et notre guide du Machu Picchu aide à préparer cette étape.
Que faire en Bolivie
La Paz et l’Altiplano
La Paz occupe une vallée encaissée, entre 3 300 et 3 800 m d’altitude, sous le sommet enneigé de l’Illimani. Son réseau de téléphériques urbains, Mi Teleférico, ouvert depuis 2014, relie la ville à El Alto et offre la meilleure vue d’ensemble. À voir : la place Murillo, la rue Jaén et ses musées, le marché des sorcières, la vallée de la Lune. À 70 km environ, Tiwanaku (Unesco, 2000) conserve les vestiges d’une civilisation antérieure aux Incas, dont la porte du Soleil.
Le lac Titicaca
À 3 812 m, le plus haut lac navigable du monde se partage avec le Pérou. Depuis Copacabana et sa basilique, des bateaux rejoignent l’Isla del Sol, berceau des Incas selon la légende. Renseignez-vous localement avant de marcher sans guide : certaines parties de l’île sont parfois fermées en raison de conflits entre communautés.
Le salar d’Uyuni et le Sud Lípez
Avec environ 10 500 km², le salar d’Uyuni est le plus grand désert de sel du monde. Les circuits partent d’Uyuni en 4×4 avec chauffeur : cimetière de trains, île Incahuasi couverte de cactus, puis, plus au sud, la réserve Eduardo Avaroa, ses lagunes rouges et vertes peuplées de flamants, les geysers Sol de Mañana et le désert de Dalí. Choisissez une agence sérieuse : des accidents de 4×4, parfois mortels, se produisent ; refusez un véhicule sans ceintures et demandez à ne pas dépasser 80 km/h.
Sucre, Potosí et les villes coloniales
Sucre (Unesco, 1991) est la plus agréable des villes boliviennes, avec ses façades blanchies et son climat doux à 2 800 m. Potosí (Unesco, 1987) fut l’une des villes les plus riches du monde grâce à l’argent du Cerro Rico ; la Casa de la Moneda raconte cette histoire, et des visites de mines encore en activité existent, physiquement éprouvantes.
Les basses terres de l’est
Depuis Santa Cruz, on rejoint les missions jésuites de Chiquitos (Unesco, 1990), églises de bois toujours utilisées, et le site précolombien de Samaipata (Unesco, 1998). Au nord, Rurrenabaque donne accès au parc national Madidi (forêt amazonienne) et aux pampas du Yacuma, où l’on observe caïmans et dauphins roses. Enfin, la descente à vélo de la « route de la mort », de La Paz vers Coroico, est réservée aux cyclistes confirmés, avec une agence fiable et un équipement complet.
Se déplacer et où dormir
Les vols intérieurs relient La Paz, Sucre, Uyuni, Santa Cruz et Rurrenabaque et évitent de longues heures de route. Les bus de nuit sont bon marché mais les routes de montagne sont dangereuses : le ministère recommande d’éviter de circuler la nuit, en bus comme en voiture. Les barrages routiers liés aux mouvements sociaux peuvent bloquer un trajet pendant plusieurs jours : prévoyez de la marge dans le programme, surtout avant le vol retour. Au terminal de bus de La Paz, surveillez vos bagages.
À La Paz, logez dans le centre (autour de la rue Sagárnaga) ou à Sopocachi, plus calme. Dans le Sud Lípez, les nuits se passent en refuges simples, parfois sans chauffage, ou dans les hôtels de sel des abords du salar.
Quel budget pour un voyage en Bolivie
La Bolivie est l’un des pays les moins chers d’Amérique du Sud pour l’hébergement, les repas et les bus. Le poste le plus lourd est le vol international : rarement moins de 900 € l’aller-retour depuis Paris, souvent plus en juillet-août. Ensuite viennent les vols intérieurs, les excursions en 4×4 dans le Sud Lípez (plus chères en service privé qu’en groupe) et les séjours en Amazonie. Gardez des bolivianos en espèces pour les zones isolées, où la carte bancaire est rarement acceptée.
Sécurité, formalités et santé
La Bolivie n’est pas déconseillée, à une exception près : le ministère des Affaires étrangères déconseille, sauf raison impérative, la zone frontalière avec le Brésil, en raison des trafics (notamment autour de Guayaramerín, département du Beni). Le reste du pays est en vigilance renforcée. La délinquance est plus élevée dans la région de Santa Cruz ; à El Alto et au terminal de bus de La Paz, attention aux pickpockets ; méfiez-vous des faux policiers et ne présentez jamais votre carte bancaire à une personne en uniforme. Tenez-vous à l’écart des manifestations et ne tentez jamais de forcer un barrage.
- Entrée : pas de visa pour moins de 90 jours par période de 12 mois ; passeport valable 6 mois à compter de l’entrée ; vérifiez que le tampon d’entrée est bien apposé, faute de quoi une amende est due à la sortie.
- Altitude : le mal aigu des montagnes peut toucher tout le monde dès 2 500 m. Limitez les efforts les premiers jours et demandez un avis médical avant le départ, en particulier en cas d’antécédents cardiaques ou respiratoires.
- Santé : vaccin contre la fièvre jaune recommandé (obligatoire en arrivant par la frontière amazonienne du Brésil) ; dengue et paludisme dans les zones tropicales humides (Beni, Pando, Yungas, Chapare).
- Assurance : les soins sont à régler d’avance ; une assurance couvrant l’évacuation est indispensable.
Consultez la fiche Conseils aux voyageurs de la Bolivie avant de réserver puis avant le départ, car la situation peut évoluer.
Prolonger dans les Andes
La Bolivie se combine naturellement avec le Pérou par le lac Titicaca, avec le nord du Chili par le Sud Lípez et San Pedro de Atacama, et avec le Nord-Ouest de l’Argentine par Villazón et la Quebrada de Humahuaca. Pour un grand voyage en Patagonie ensuite, voyez notre itinéraire combiné Argentine-Chili. Toutes les destinations sont sur la page voyager en Amérique.
Questions fréquentes
Quelle période pour partir en Bolivie ?
D’avril à octobre, pendant la saison sèche : ciel clair, routes praticables, nuits très froides en altitude. Pour voir le salar d’Uyuni en miroir, partez entre janvier et mars, en acceptant les pluies et des accès limités.
Est-ce dangereux de voyager en Bolivie ?
Le pays n’est pas déconseillé, sauf la zone frontalière avec le Brésil. Les principaux risques sont les vols dans les villes, les accidents de la route, les barrages lors des mouvements sociaux et l’altitude. Choisissez des agences sérieuses pour le Sud Lípez et évitez de voyager de nuit.
Quel document pour aller en Bolivie ?
Un passeport valable au moins 6 mois après l’entrée suffit pour un séjour touristique de moins de 90 jours, sans visa. À vérifier avant le départ sur la fiche du ministère.
Où atterrir pour aller en Bolivie ?
À Santa Cruz (Viru Viru), la porte d’entrée la plus directe depuis l’Europe, ou à La Paz (El Alto) via Lima ou Bogotá. Arriver à Santa Cruz, à 400 m d’altitude, permet de monter progressivement vers l’Altiplano.
Pourquoi la Bolivie a-t-elle deux capitales ?
Sucre est la capitale constitutionnelle et le siège du pouvoir judiciaire ; La Paz accueille le gouvernement et le Parlement depuis la fin du XIXe siècle. Pour le voyageur, La Paz est la ville d’arrivée et Sucre une étape de circuit.
