Bangladesh : géographie, patrimoine et conditions de voyage
Le ministère des Affaires étrangères déconseille tout déplacement au Bangladesh sauf raison impérative, en raison du risque terroriste, et considère que le tourisme y est à exclure. Les zones frontalières de la Birmanie et l’île de Saint-Martin sont formellement déconseillées. Cette page présente donc le pays, sa géographie, son patrimoine et les conditions réelles d’accès pour les personnes qui doivent s’y rendre (travail, famille, mission), sans proposer d’itinéraire touristique.
Le Bangladesh en un coup d’œil
| Où se trouve le Bangladesh ? | En Asie du Sud, presque entièrement entouré par l’Inde, avec une courte frontière avec la Birmanie au sud-est et une façade sur le golfe du Bengale |
| Capitale | Dacca (Dhaka) |
| Superficie et population | Environ 148 000 km² (un peu plus d’un quart de la France) pour près de 170 millions d’habitants au recensement de 2022 : l’un des pays les plus densément peuplés du monde |
| Langue | Bengali (bangla) ; anglais répandu dans les affaires et l’administration |
| Monnaie | Taka (BDT) |
| Décalage avec Paris | +5 h en hiver, +4 h en été |
| Formalités pour un Français | Visa obligatoire, à demander de préférence à l’ambassade du Bangladesh à Paris ; un visa à l’arrivée existe sous conditions |
| Avis du Quai d’Orsay | Tout le pays déconseillé sauf raison impérative ; frontière birmane et île de Saint-Martin formellement déconseillées |
Un pays de deltas et de mousson
Le Bangladesh occupe l’essentiel du plus grand delta du monde, formé par le Gange (appelé Padma), le Brahmapoutre (Jamuna) et la Meghna. Le pays est presque entièrement plat et bas : des centaines de rivières le traversent et la vie quotidienne, des transports à l’agriculture, s’organise autour de l’eau. Seul le sud-est, autour de Chittagong et des Chittagong Hill Tracts, présente des collines boisées.
Le climat est tropical de mousson. De novembre à février, la saison est sèche et douce (25 à 30 °C de maxima à Dacca, rares pluies). Mars à mai sont très chauds, avec des orages violents et soudains en avril et mai, période où le Quai d’Orsay déconseille formellement les bateaux et ferries. De juin à septembre, la mousson apporte 300 à 400 mm par mois à Dacca : les inondations sont habituelles, y compris dans la capitale, et les routes souvent coupées. Le golfe du Bengale est aussi exposé aux cyclones.
Patrimoine et sites remarquables
Le pays compte trois sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco :
- Les Sundarbans : la plus grande forêt de mangrove du monde, partagée avec l’Inde à l’embouchure du delta, refuge du tigre du Bengale, des dauphins d’eau douce et de nombreux oiseaux.
- La cité-mosquée de Bagerhat : ancienne ville du sultanat du Bengale, au XVe siècle, aux nombreuses mosquées de brique, dont la mosquée aux Soixante Dômes.
- Le monastère bouddhique de Paharpur (Somapura Mahavihara) : l’un des plus vastes monastères bouddhiques du sous-continent indien, grand foyer intellectuel jusqu’au XIIe siècle et exemple majeur de l’architecture bengalie antérieure à l’islam.
À Dacca, le vieux quartier le long de la rivière Buriganga conserve le fort de Lalbagh, de l’époque moghole, et le palais rose d’Ahsan Manzil, ancienne résidence des nawabs. Sur la côte sud-est, la plage de Cox’s Bazar s’étire sur environ 120 km, ce qui en fait la plus longue plage naturelle d’Asie ; c’est la grande destination balnéaire des Bangladais. Le district est toutefois voisin de la frontière birmane et des camps de réfugiés rohingyas, et l’île de Saint-Martin, au large, est formellement déconseillée.
Histoire en bref
Le Bengale oriental a été tour à tour hindou, bouddhique, puis musulman à partir du XIIIe siècle, avant d’être intégré à l’Inde britannique. Lors de la partition de 1947, il devient le Pakistan oriental, séparé du Pakistan occidental par environ 1 600 km de territoire indien. Le mouvement pour la langue bengalie, à partir de 1948-1952, puis la guerre de libération de 1971 aboutissent à l’indépendance, le 16 décembre 1971. La passion nationale pour le cricket, partagée avec tout le sous-continent, rappelle ces liens (voir notre article sur les sports populaires en Inde).
Conditions d’accès et formalités
Un visa est obligatoire. Il se demande de préférence avant le départ à l’ambassade du Bangladesh à Paris. Un visa à l’arrivée, d’un mois maximum et à entrée unique, existe à l’aéroport : demande préalable en ligne, frais réglés en espèces en devises, billet aller-retour, justificatifs du motif du voyage et ressources minimales exigés ; certaines compagnies refusent d’embarquer les passagers sans visa. Aucune entrée n’est possible par la mer, et l’accès des étrangers aux trois districts des Chittagong Hill Tracts (Rangamati, Khagrachari, Bandarban) exige une autorisation écrite du ministère de l’Intérieur, demandée au moins un mois à l’avance. À vérifier avant le départ.
Il n’existe pas de vol direct depuis Paris : l’aéroport international de Dacca se rejoint avec une escale, le plus souvent dans le Golfe ou à Istanbul. Les retards et annulations des compagnies locales sont fréquents.
Sécurité et santé : ce qu’il faut savoir
- Risque terroriste : se tenir à l’écart des rassemblements, éviter les trajets de nuit, privilégier les hôtels et restaurants dotés de contrôles de sécurité.
- Manifestations fréquentes, parfois soudaines et violentes, en particulier à l’approche des élections.
- Délinquance de rue (vols à l’arraché), surtout la nuit à Dacca : évitez la marche et les pousse-pousse le soir.
- Harcèlement et agressions sexuelles signalés dans la rue et les transports : vêtements longs et amples, épaules couvertes, ne pas sortir seule le soir.
- L’homosexualité est pénalement réprimée ; l’alcool en public est à éviter.
Côté santé, la dengue est très présente, surtout pendant la mousson, et le chikungunya est présent : protection stricte contre les moustiques. Consultez un centre de vaccinations internationales avant le départ, et souscrivez une assurance couvrant l’évacuation sanitaire. Lisez la fiche Conseils aux voyageurs pour le Bangladesh avant tout projet de déplacement, car la situation peut évoluer.
Questions fréquentes
Peut-on faire du tourisme au Bangladesh ?
Le ministère des Affaires étrangères déconseille tout déplacement au Bangladesh sauf raison impérative et estime que le tourisme est à exclure, en raison du risque terroriste. Les zones frontalières de la Birmanie et l’île de Saint-Martin sont formellement déconseillées.
Le Bangladesh a-t-il des plages ?
Oui : la plage de Cox’s Bazar, sur le golfe du Bengale, s’étend sur environ 120 km. Elle se trouve cependant dans un district voisin de la frontière birmane, et l’île de Saint-Martin, au large, fait partie des zones formellement déconseillées.
Quelle est la capitale du Bangladesh ?
Dacca (Dhaka), au centre du pays, sur la rivière Buriganga. C’est l’une des plus grandes agglomérations d’Asie du Sud.
Faut-il un visa pour le Bangladesh ?
Oui. Il est recommandé de l’obtenir avant le départ à l’ambassade du Bangladesh à Paris ; le visa à l’arrivée, limité à 30 jours et à une entrée, impose une demande en ligne préalable et plusieurs justificatifs.
Pour un voyage dans la région, l’Inde voisine, le Népal, le Bhoutan ou le Sri Lanka sont accessibles avec des conditions différentes. Toutes nos fiches pays sont regroupées sur la page voyager en Asie.
