Voyage au Népal : quand partir, treks et itinéraire
Les deux meilleures périodes pour partir au Népal sont octobre-novembre, après la mousson, quand l’air est limpide et les sommets dégagés, et mars-avril, au printemps, quand les rhododendrons fleurissent et les journées sont plus chaudes. De juin à septembre, la mousson apporte l’essentiel des pluies de l’année (384 mm en juillet à Katmandou), voile les montagnes et coupe des routes. Comptez deux semaines pour la vallée de Katmandou, Pokhara, Chitwan et un trek court, trois semaines pour un grand trek comme le camp de base de l’Everest ou le tour des Annapurnas.
Le Népal en un coup d’œil
| Repère | À savoir |
|---|---|
| Capitale | Katmandou |
| Langue | népali ; anglais compris dans le tourisme |
| Monnaie | roupie népalaise (NPR) ; contrôle des changes, sommes importantes à déclarer à l’entrée |
| Décalage avec Paris | +4 h 45 en hiver (heure française), +3 h 45 en été |
| Vol depuis Paris | pas de vol direct : une escale, souvent dans le Golfe (Doha, Dubaï) ou à Istanbul ; environ 12 h de vol, davantage avec la correspondance |
| Formalités (Français) | visa obligatoire, à l’ambassade ou à l’arrivée à Katmandou (espèces en dollars ou euros, photos d’identité), passeport valable au moins 6 mois ; à vérifier avant le départ |
| Trek | guide agréé et carte TIMS obligatoires, via une agence enregistrée |
| Meilleure période | octobre-novembre et mars-avril |
| Durée conseillée | 2 à 3 semaines |
Quand partir au Népal
Le pays passe de 70 m d’altitude dans la plaine du Teraï à 8 849 m au sommet de l’Everest : le climat dépend autant de l’altitude que de la saison. À Katmandou (1 337 m), il fait 19 °C l’après-midi en janvier et près de 29 °C de mai à août ; les nuits d’hiver descendent vers 3 °C. En montagne, chaque tranche de 1 000 m fait perdre environ 6 °C.
- Octobre-novembre : la saison phare. Ciel très clair, températures agréables en vallée, nuits froides en altitude. Les sentiers de l’Everest et des Annapurnas sont fréquentés : réservez tôt.
- Décembre-février : ciel souvent dégagé et peu de monde, mais froid intense au-dessus de 3 500 m et cols parfois fermés par la neige (Thorong La). Bonne période pour la vallée de Katmandou, Pokhara et Chitwan.
- Mars-avril : seconde haute saison, forêts de rhododendrons en fleurs, un peu plus de brume qu’en automne. Mai devient chaud et orageux.
- Juin-septembre : mousson. Inondations et glissements de terrain coupent régulièrement routes et sentiers, et les vols de montagne sont souvent annulés. Seules les régions situées à l’abri de l’Himalaya, comme le Mustang ou le Dolpo, restent sèches.
Pour d’autres idées de départ en automne, voyez notre sélection des destinations de novembre.
Combien de jours et quel itinéraire
Prévoyez toujours une marge : les vols intérieurs vers la montagne dépendent de la météo, et le ministère recommande de laisser le plus de temps possible entre la fin d’un trek et le vol international. Exemple de circuit de 15 jours :
- Jours 1-3 : vallée de Katmandou. Durbar Square de Katmandou, de Patan et de Bhaktapur, stupa de Bodnath, temple de Pashupatinath, stupa de Swayambhunath.
- Jour 4 : route vers Pokhara, au bord du lac Phewa, face au massif des Annapurnas.
- Jours 5-9 : trek de Poon Hill (point culminant à 3 210 m), ou trek plus long vers le camp de base des Annapurnas (4 130 m) si vous ajoutez trois ou quatre jours.
- Jours 10-11 : Pokhara, repos, lever du soleil à Sarangkot, parapente.
- Jours 12-14 : parc national de Chitwan, dans la plaine : rhinocéros unicornes, crocodiles, oiseaux, safari à pied ou en jeep.
- Jour 15 : retour à Katmandou.
En trois semaines, remplacez le trek de Poon Hill par le trek du camp de base de l’Everest (5 364 m), environ deux semaines aller-retour depuis Lukla, ou par le tour des Annapurnas, qui franchit le col de Thorong La à 5 416 m.
Que faire au Népal
La vallée de Katmandou
La vallée est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979 pour sept ensembles : les trois places royales (Durbar Square) de Katmandou, Patan et Bhaktapur, les stupas bouddhistes de Swayambhunath et de Bodnath, et les temples hindous de Pashupatinath, sur les rives de la Bagmati, et de Changu Narayan. Bhaktapur, la mieux conservée des trois anciennes cités royales, mérite une nuit sur place. À Katmandou, le quartier de Thamel concentre hébergements, agences de trek et magasins d’équipement.
Les grands treks
| Trek | Durée | Altitude max. | À savoir |
|---|---|---|---|
| Poon Hill (Annapurnas) | 4 à 5 jours | 3 210 m | court, idéal pour un premier trek |
| Camp de base des Annapurnas | 7 à 10 jours | 4 130 m | cirque glaciaire face à l’Annapurna I |
| Langtang | environ 7 à 10 jours | 3 870 m (Kyanjin Gompa), plus de 4 700 m en option | proche de Katmandou par la route |
| Camp de base de l’Everest | 12 à 14 jours depuis Lukla | 5 364 m | vol vers Lukla, acclimatation indispensable |
| Tour des Annapurnas | 12 à 18 jours | 5 416 m (Thorong La) | paysages variés, col exigeant |
Tous ces treks se font de lodge en lodge (« teahouses »), sans tente. Le guide agréé est obligatoire et la carte TIMS doit être obtenue par une agence enregistrée ; n’engagez pas les rabatteurs qui démarchent à l’aéroport ou dans les rues touristiques. L’équipement compte : un bon sac de couchage (voir notre comparatif duvet ou synthétique pour un long trek) et une veste imperméable fiable (Gore-Tex ou autre membrane) sont indispensables au-dessus de 3 000 m.
Pokhara, Chitwan et Lumbini
Pokhara, deuxième ville touristique, sert de base aux treks des Annapurnas : balade en barque sur le lac Phewa, pagode de la Paix, vue sur le Machapuchare. Le parc national de Chitwan (Unesco, 1984), dans la plaine du Teraï, protège rhinocéros unicornes, tigres (rarement vus), gavials et éléphants. Lumbini (Unesco, 1997), près de la frontière indienne, est le lieu de naissance du Bouddha, avec ses monastères construits par de nombreux pays bouddhistes.
Budget et pratique
Le vol représente souvent la plus grosse dépense : il est plus cher en octobre-novembre et pendant les vacances scolaires. Sur place, l’hébergement en guesthouse et les repas restent bon marché dans les villes ; en trek, les prix augmentent avec l’altitude, car tout est porté à dos d’homme ou de mule. Ajoutez le guide, éventuellement un porteur, les droits d’entrée dans les parcs et zones protégées, et les vols vers Lukla pour l’Everest. Prévoyez des espèces avant de partir en montagne : les distributeurs y sont rares.
Pour se déplacer, les bus touristiques relient Katmandou, Pokhara et Chitwan, mais les routes sont lentes et les autocars régulièrement impliqués dans de graves accidents : privilégiez les compagnies réputées et les trajets de jour. Toutes les compagnies aériennes népalaises figurent sur la liste européenne des transporteurs interdits dans l’espace aérien de l’Union, ce qui reflète des standards de sécurité jugés insuffisants : à garder en tête avant de multiplier les vols intérieurs.
Sécurité, formalités et santé
Le Népal n’est pas déconseillé : l’ensemble du pays est en vigilance renforcée. Les principaux risques sont naturels et liés à la montagne. Le pays est en zone sismique très active (le séisme de 2015 a fait près de 9 000 morts). Pendant la mousson, inondations et glissements de terrain sont fréquents. En haute montagne, le mal aigu des montagnes peut toucher tout le monde dès 2 500 m : montez progressivement et redescendez dès les premiers symptômes. Une assurance couvrant la recherche et l’évacuation en hélicoptère est vivement recommandée.
- Visa : obligatoire, à entrées multiples, obtenu à l’ambassade du Népal à Paris ou à l’arrivée ; prévoyez des espèces pour payer sur place. Prolongations possibles sur place, jusqu’à 150 jours par année civile.
- Santé : vaccins à jour ; rage présente ; encéphalite japonaise et dengue en plaine pendant la saison des pluies. Ne buvez que de l’eau traitée.
- Sur place : gardez sur vous une copie du passeport et du visa ; évitez les rassemblements : la participation des étrangers aux manifestations contre les autorités est interdite.
Consultez la fiche Conseils aux voyageurs du Népal avant de réserver puis avant le départ, car la situation peut évoluer.
Prolonger dans l’Himalaya
Le Népal se combine avec l’Inde (Varanasi et Darjeeling sont accessibles par la frontière du Teraï), avec le Bhoutan, joignable en avion depuis Katmandou, ou avec le Tibet, région de la Chine soumise à des autorisations particulières. Toutes les destinations sont sur la page voyager en Asie.
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure période pour aller au Népal ?
Octobre et novembre, juste après la mousson, offrent le ciel le plus clair pour les treks. Mars et avril sont la seconde bonne saison, avec la floraison des rhododendrons. Évitez juin à septembre, sauf pour les régions sèches du nord comme le Mustang.
Est-il dangereux d’aller au Népal ?
Le pays n’est pas déconseillé. Les risques sont surtout naturels (séismes, glissements de terrain pendant la mousson), liés à l’altitude et à la route. En trek, passez par une agence enregistrée avec un guide agréé, et souscrivez une assurance qui couvre l’évacuation en hélicoptère.
Quelle langue est parlée au Népal ?
La langue officielle est le népali. Le pays compte plus d’une centaine de langues, dont le maithili, le bhojpuri, le tamang et le newari. L’anglais est largement utilisé dans le tourisme.
Quel est le plus beau trek au Népal ?
Le camp de base de l’Everest et le tour des Annapurnas sont les plus célèbres. Pour un premier trek de moins d’une semaine, Poon Hill offre une vue sur les Annapurnas sans dépasser 3 210 m ; le camp de base des Annapurnas est un bon compromis en 7 à 10 jours.
Quelle est la capitale du Népal ?
Katmandou, située dans une vallée à environ 1 300 m d’altitude, où arrivent tous les vols internationaux.
Combien de temps faut-il au Népal ?
Deux semaines pour la vallée de Katmandou, Pokhara, Chitwan et un trek court ; trois semaines pour un grand trek comme l’Everest ou le tour des Annapurnas, en gardant une marge pour les vols annulés.
