Voyage en Corée du Sud : quand partir, que faire et itinéraires

Pour un premier voyage en Corée du Sud, comptez 10 à 15 jours et partez au printemps (avril-mai) ou en automne (septembre-octobre), quand il fait doux et sec. L’itinéraire classique relie Séoul, Gyeongju et Busan en train à grande vitesse, avec une extension possible sur l’île de Jeju. Des vols directs relient Paris à Séoul, les Français n’ont pas besoin de visa pour moins de 90 jours, et le pays est en vigilance normale, à l’exception de la zone démilitarisée avec la Corée du Nord.

La Corée du Sud en un coup d’œil

CapitaleSéoul (aéroport international d’Incheon, à l’ouest de la ville)
LangueCoréen, écrit en alphabet hangeul ; signalisation souvent bilingue dans les transports
MonnaieWon sud-coréen (KRW)
Décalage avec Paris+8 h en hiver, +7 h en été (pas de changement d’heure en Corée)
Vol depuis ParisVols directs Paris-Séoul (Incheon), environ 12 h à l’aller et 14 h au retour
Formalités pour un FrançaisSans visa pour moins de 90 jours ; autorisation électronique K-ETA ou carte d’arrivée électronique selon le régime du moment, à vérifier avant le départ
Meilleure périodeAvril-mai et septembre-octobre
Durée conseillée10 à 15 jours

Quand partir en Corée du Sud ?

La Corée a quatre saisons très marquées. L’hiver est froid et sec : à Séoul, les maxima tournent autour de 2 à 5 °C en janvier et février, et les minima descendent nettement sous zéro ; c’est la saison du ski en Gangwon, et des monuments sous la neige. Le printemps arrive en avril avec la floraison des cerisiers, d’abord à Jeju et Busan, puis à Séoul. L’été est chaud et humide : la mousson (jangma) concentre l’essentiel des pluies en juillet et août (plus de 400 mm en juillet à Séoul), et la saison des typhons, de juillet à fin septembre, touche surtout le sud et Jeju.

L’automne, de fin septembre à début novembre, est la période la plus agréable : ciel clair, 20 à 26 °C en septembre-octobre et feuillages rouges dans les parcs nationaux (Seoraksan, Naejangsan) en octobre. Évitez si possible les grandes fêtes familiales de Seollal (Nouvel An lunaire) et de Chuseok (fête des récoltes, en septembre ou octobre selon le calendrier lunaire) : trains complets et certains commerces fermés.

Quand partir en Corée du Sud : températures maximales et pluie à Séoul et à Busan mois par moisNormales 1991-2020. Séoul : maxima de 2 °C en janvier à 30 °C en août ; pluie de 17 mm en janvier à 414 mm en juillet et 348 mm en août. Busan : maxima de 8 °C en janvier à 30 °C en août ; pluie de 34 mm en décembre à 327 mm en juillet. Printemps (avril-mai) et automne (septembre-octobre) doux et plutôt secs ; mousson d’été en juillet-août.Maxima (°C) et pluie (mm) par moisJFMAMJJASONDSéoul : maxima (°C)251118242829302620124Séoul : pluie (mm)17283773104130414348142525123Busan : maxima (°C)81014182225283026231710Busan : pluie (mm)355090141156188327267161805034Froid (moins de 12 °C)Doux / sec (80 mm ou moins)Chaud (plus de 27 °C)Mousson (plus de 200 mm)Avril-mai et septembre-octobre : les meilleures saisons.
Températures maximales et précipitations moyennes mensuelles à Séoul et à Busan (normales 1991-2020, Administration météorologique coréenne).

Combien de jours et quel itinéraire ?

DuréeItinéraire type
7 joursSéoul (4 j) → Gyeongju (1 j) → Busan (2 j) ; retour en KTX ou vol depuis Busan
10 joursSéoul (4 j) → Jeonju (1 j) → Gyeongju (2 j) → Busan (3 j)
15 joursSéoul (4 j) → parc national de Seoraksan (2 j) → Andong (1 j) → Gyeongju (2 j) → Busan (2 j) → vol pour Jeju (3 j) → vol retour vers Séoul

La Corée se combine facilement avec le Japon : vols courts entre Séoul ou Busan et Fukuoka, Osaka ou Tokyo, et ferry Busan-Fukuoka. Pour la partie japonaise, voir notre itinéraire de 10 jours au Japon.

Que faire en Corée du Sud ?

Séoul

La capitale réunit cinq grands palais de la dynastie Joseon. Gyeongbokgung est le plus vaste ; Changdeokgung et son jardin secret sont classés par l’Unesco, comme le sanctuaire royal de Jongmyo. L’entrée des palais est gratuite pour les visiteurs en hanbok, le costume traditionnel, que l’on loue aux alentours. Entre les deux premiers palais, le quartier de Bukchon conserve des maisons traditionnelles (hanok) encore habitées : visitez-le discrètement, aux heures autorisées. Ajoutez le marché de Gwangjang pour la cuisine de rue, Insadong pour l’artisanat, la tour N Seoul sur le mont Namsan, les rives du Han, puis les quartiers de Hongdae, Myeongdong ou Gangnam le soir. Les randonneurs grimpent en une demi-journée au Bukhansan, montagne granitique dans les limites mêmes de la ville.

Les excursions vers la zone démilitarisée (DMZ), très proposées depuis Séoul, mènent dans une zone que le Quai d’Orsay déconseille sauf raison impérative : en cas de tension entre les deux Corées, elle peut être fermée sans préavis.

Gyeongju, Jeonju et Andong : la Corée historique

Ancienne capitale du royaume de Silla pendant près de mille ans, Gyeongju est un musée à ciel ouvert : tumulus royaux au cœur de la ville, temple de Bulguksa et grotte de Seokguram, classés par l’Unesco, étang de Wolji illuminé le soir. Jeonju possède le plus grand village de hanok du pays et revendique l’origine du bibimbap. Près d’Andong, le village de Hahoe, classé par l’Unesco, conserve l’organisation d’un village de clan de l’époque Joseon. Pour une immersion différente, de nombreux monastères bouddhistes proposent des séjours (temple stay) d’une ou deux nuits.

Busan et la côte sud

Deuxième ville du pays, Busan mêle plages urbaines (Haeundae, Gwangalli), village coloré de Gamcheon sur les collines, marché aux poissons de Jagalchi et temple de Haedong Yonggungsa posé sur les rochers au bord de la mer. Les parcs nationaux du sud-ouest et les îles de la côte se prêtent aux randonnées hors des circuits classiques.

Jeju et la nature

L’île volcanique de Jeju, à une heure de vol de Séoul, est classée au patrimoine mondial pour ses paysages volcaniques : ascension du Hallasan (environ 1 950 m), point culminant du pays, cratère de Seongsan Ilchulbong au lever du soleil, tunnels de lave et sentiers côtiers Olle. On y croise aussi les haenyeo, plongeuses en apnée qui pêchent sans bouteille. Sur le continent, le parc national de Seoraksan, au nord-est, offre les plus beaux sommets et les couleurs d’automne les plus célèbres.

Comment y aller et se déplacer

Plusieurs compagnies, dont Air France et Korean Air, relient Paris-Charles-de-Gaulle à Séoul-Incheon sans escale (environ 12 h à l’aller, 14 h au retour) ; d’autres compagnies proposent des trajets avec une escale, souvent moins chers. Depuis Incheon, le train express AREX rejoint le centre de Séoul.

  • Train : le KTX, train à grande vitesse, relie Séoul à Busan en 2 h 30 à 3 h environ, avec des arrêts à Daejeon, Dongdaegu ou Gyeongju (gare de Singyeongju) ; réservez à l’avance le week-end et pendant les fêtes.
  • Bus express : dense, ponctuel et moins cher, il dessert les villes moyennes et les parcs nationaux.
  • Métro et bus urbains : très pratiques à Séoul et Busan, avec une carte rechargeable (T-money) valable aussi dans les taxis et les supérettes.
  • Navigation : les applications coréennes de cartographie (Naver Map, KakaoMap) sont bien plus précises que les services internationaux pour les itinéraires piétons et les transports.
  • Avion : vols intérieurs fréquents vers Jeju depuis Séoul (Gimpo) et Busan.

Budget : combien coûte un voyage en Corée du Sud ?

Le poste le plus lourd est le vol : un aller-retour Paris-Séoul direct coûte souvent plus de 1 000 €, un peu moins avec escale. Sur place, la Corée est moins chère que le Japon pour la nourriture et les transports. En ordre de grandeur, comptez 60 à 90 € par jour et par personne en voyage simple (guesthouse, restaurants populaires, métro), 120 à 180 € en confort moyen avec hôtel de bon niveau et quelques visites payantes. Les repas coréens, servis avec de nombreux petits accompagnements (banchan) à volonté, restent abordables ; le KTX Séoul-Busan coûte quelques dizaines d’euros.

La carte bancaire est acceptée presque partout, y compris pour de petits montants ; retirez des wons dans les distributeurs signalés « Global ATM ». Le pourboire n’est pas d’usage.

Formalités, sécurité et santé

Les Français sont dispensés de visa pour un séjour touristique de moins de 90 jours, avec un passeport en cours de validité. Selon les périodes, les autorités demandent une autorisation électronique de voyage (K-ETA) ou une carte d’arrivée électronique, gratuite : utilisez uniquement le site officiel, des sites frauduleux revendent le K-ETA plus cher. Voir notre article comment vérifier l’autorisation électronique pour la Corée du Sud, et vérifiez le régime avant le départ.

La Corée du Sud est en vigilance normale, l’un des pays les plus sûrs d’Asie pour un voyageur. Seule la zone démilitarisée (DMZ), à la frontière nord-coréenne, est déconseillée sauf raison impérative. Dans les quartiers de sortie, surveillez votre verre. Les typhons, de juillet à septembre, et les fortes pluies d’été peuvent perturber les transports, surtout dans le sud ; des séismes modérés restent possibles. Côté santé, aucun vaccin n’est exigé ; un risque de paludisme existe dans les zones rurales du nord des provinces de Gyeonggi et de Gangwon, près de la DMZ. Une assurance couvrant les frais médicaux, élevés, est recommandée. Consultez la fiche Conseils aux voyageurs pour la Corée du Sud avant le départ, car la situation peut évoluer.

Questions fréquentes

Quelle est la meilleure période pour aller en Corée du Sud ?

Avril-mai pour les cerisiers et la douceur, septembre-octobre pour le ciel clair et les couleurs d’automne. Juillet-août sont chauds, humides et pluvieux ; décembre à février sont froids mais secs.

Combien coûte un billet d’avion pour Séoul ?

En ordre de grandeur, un aller-retour Paris-Séoul sans escale coûte souvent plus de 1 000 €, un peu moins avec une escale ; les prix montent pendant les vacances scolaires et autour des fêtes coréennes.

Que faire en Corée du Sud en 10 jours ?

Quatre jours à Séoul (palais, Bukchon, marchés, Namsan), une journée à Jeonju, deux jours à Gyeongju (tumulus, Bulguksa, Seokguram) et trois jours à Busan (Haeundae, Gamcheon, Jagalchi), en KTX entre les étapes.

Faut-il parler coréen pour voyager en Corée du Sud ?

Non, mais l’anglais est moins répandu qu’on ne l’imagine hors des lieux touristiques. Apprendre à lire le hangeul, qui se maîtrise en quelques heures, aide beaucoup pour les menus et les panneaux (voir nos conseils pour apprendre le coréen).

Peut-on visiter la Corée du Nord depuis la Corée du Sud ?

Non. La frontière est fermée, et la zone démilitarisée est déconseillée sauf raison impérative par le Quai d’Orsay. Voir notre page sur la Corée du Nord.

Pour prolonger le voyage en Asie de l’Est, Taïwan et le Japon sont à quelques heures de vol. Toutes nos destinations sont sur la page voyager en Asie.