Voyage au Japon : quand partir, itinéraire, budget et traditions

Pour un premier voyage au Japon, comptez 10 à 14 jours : Tokyo, Kyoto, Nara, Osaka et Hiroshima se relient en train à grande vitesse, sans voiture. Les meilleures périodes sont le printemps (fin mars à mai) et l’automne (octobre à fin novembre) : températures douces, ciel souvent dégagé, floraison des cerisiers puis feuillages rouges. L’été est chaud et humide, avec une saison des pluies en juin-juillet et des typhons possibles jusqu’en octobre. Les Français n’ont pas besoin de visa pour un séjour touristique de moins de 90 jours, mais le passeport est obligatoire.

Le Japon en un coup d’œil

RepèreCe qu’il faut savoir
CapitaleTokyo
Languejaponais ; l’anglais est affiché dans les gares et les transports, beaucoup moins parlé hors des grandes villes
Monnaieyen (JPY) ; carte bancaire très répandue, mais certains petits commerces et lieux ruraux n’acceptent que les espèces
Décalage avec Paris+8 h en hiver, +7 h en été (pas d’heure d’été au Japon)
Vol depuis Parisvols sans escale vers Tokyo (Haneda ou Narita) en 14 à 15 h environ ; avec une escale, comptez 16 à 20 h
Formalités (Français)passeport valide, sans visa jusqu’à 90 jours ; carte d’identité refusée ; à vérifier avant le départ
Électricité100 V, prises à deux fiches plates : adaptateur nécessaire
Meilleures périodesfin mars à mai, octobre et novembre
Budget indicatifde 80-100 € par jour en voyageant simplement à 150-250 € en confort moyen, hors vol international

Quand partir au Japon

Le Japon s’étire sur près de 3 000 km, de Hokkaido au nord, enneigé l’hiver, jusqu’aux îles subtropicales d’Okinawa. Les repères ci-dessous concernent Tokyo, représentative de l’axe Tokyo-Kyoto-Osaka où se fait l’essentiel d’un premier voyage.

  • Printemps (mars à mai) : la saison la plus demandée. Les cerisiers fleurissent en général entre fin mars et début avril à Tokyo et Kyoto, un peu plus tard dans le nord. Les maximales passent de 14 °C en mars à 24 °C en mai. Réservez tôt, surtout pour la fin mars.
  • Début de l’été (juin à mi-juillet) : saison des pluies (tsuyu) sur Honshu, Kyushu et Shikoku ; ciel bas, humidité forte. Hokkaido y échappe en grande partie.
  • Plein été (fin juillet-août) : 30 à 31 °C de maximale moyenne à Tokyo, chaleur moite, nombreux festivals (matsuri). C’est la saison d’ascension du mont Fuji, ouverte de juillet à début septembre.
  • Septembre-octobre : les mois les plus pluvieux à Tokyo (225 à 235 mm), à cause des typhons dont la saison court de mai à octobre. Octobre redevient agréable dès que le temps se stabilise.
  • Automne (fin octobre à début décembre) : feuillages rouges (momiji), d’abord en montagne puis à Kyoto vers la fin novembre. Lumière claire, 17 à 22 °C de maximale.
  • Hiver (décembre à février) : sec et ensoleillé à Tokyo (environ 10 °C l’après-midi, peu de pluie), très enneigé à Hokkaido et dans les Alpes japonaises : saison du ski et des bains chauds en plein air.

Périodes à éviter si vous le pouvez : la Golden Week (fin avril-début mai), le Obon (mi-août) et les congés du Nouvel An, quand les Japonais voyagent en masse, que les trains sont pleins et les hébergements plus chers.

Quand partir au Japon : climat de Tokyo mois par moisMaximales moyennes à Tokyo, normales 1991-2020 : de 10 °C en janvier à 31 °C en août. Pluie : 57 à 60 mm en décembre-février, 168 mm en juin, 225 à 235 mm en septembre-octobre. Périodes idéales : mars à mai, octobre et novembre ; juin-juillet saison des pluies, août très chaud, septembre typhons.°C max10J6011F5614M11619A13424M14026J16830J15631A15528S22522O23517N9612D58Pluie (mm)Idéal : printemps et automneFroid et sec : villes, ski au nordPluies ou typhons fréquentsTrès chaud et humide
Climat de Tokyo (normales 1991-2020 de l’Agence météorologique japonaise) : maximales moyennes en °C, pluie en mm.

Combien de jours au Japon et quel itinéraire

En une semaine, limitez-vous à Tokyo et Kyoto (avec Nara en excursion). En 10 à 14 jours, l’itinéraire classique du premier voyage relie Tokyo, Hakone ou le lac Kawaguchi, Kyoto, Nara, Osaka et Hiroshima. Le Shinkansen met environ 2 h 15 entre Tokyo et Kyoto.

  • Jours 1 à 4 – Tokyo : Asakusa et le temple Senso-ji, le sanctuaire Meiji et Harajuku, Shibuya et Shinjuku, le jardin Hama-rikyu, une journée à Nikko (temples classés par l’Unesco) ou à Kamakura (grand Bouddha).
  • Jour 5 – Hakone ou lac Kawaguchi : vue sur le mont Fuji par temps clair, nuit en ryokan avec bain chaud (onsen).
  • Jours 6 à 9 – Kyoto : Fushimi Inari et ses milliers de portiques, Kiyomizu-dera, le quartier de Gion, le Pavillon d’or (Kinkaku-ji), la bambouseraie d’Arashiyama. Une journée à Nara (Todai-ji, cerfs en liberté), à 45 minutes environ en train.
  • Jour 10 – Osaka : château, quartier de Dotonbori, cuisine de rue. Osaka est à une quinzaine de minutes de Kyoto en Shinkansen.
  • Jours 11-12 – Hiroshima et Miyajima : mémorial de la Paix et Dôme de Genbaku, puis l’île de Miyajima et le torii du sanctuaire d’Itsukushima, à une dizaine de minutes de ferry. En chemin, le château de Himeji.

Pour le détail jour par jour, notre itinéraire de 10 jours au Japon reprend ce circuit avec les temps de trajet. Avec trois semaines, ajoutez les Alpes japonaises (Takayama, Shirakawa-go, Kanazawa), Hokkaido l’hiver ou l’été, ou quelques jours de plage à Okinawa.

Que voir au Japon : les sites à connaître

Les grandes villes

Tokyo se visite par quartiers : Asakusa pour l’ambiance ancienne, Ueno pour ses musées, Ginza et Marunouchi pour l’architecture, Shinjuku et Shibuya pour les foules et la vie nocturne. Kyoto, capitale impériale de 794 à 1868, concentre plus de mille temples et dix-sept sites inscrits au patrimoine mondial. Osaka est la ville de la cuisine populaire (takoyaki, okonomiyaki).

Les sites classés à l’Unesco les plus visités

  • le château de Himeji, le mieux conservé du pays, aux murs blancs ;
  • les monuments historiques de l’ancienne Kyoto et ceux de l’ancienne Nara ;
  • les sanctuaires et temples de Nikko, au nord de Tokyo ;
  • le Dôme de Genbaku à Hiroshima et le sanctuaire d’Itsukushima à Miyajima ;
  • les villages de Shirakawa-go et Gokayama, aux maisons à toits de chaume très pentus ;
  • le mont Fuji (3 776 m), inscrit comme lieu sacré et source d’inspiration artistique.

Nature et bains chauds

Le pays compte des milliers de sources chaudes. Les régions de Hakone (près de Tokyo), Beppu (Kyushu) ou Kinosaki (près de Kyoto) se prêtent bien à une nuit en ryokan. Pour la randonnée, le chemin de pèlerinage du Kumano Kodo (péninsule de Kii) et les Alpes japonaises autour de Kamikochi sont les plus accessibles. En montagne, renseignez-vous sur la présence d’ours, fréquents dans le nord de Honshu et à Hokkaido.

Traditions japonaises et règles à connaître sur place

Ce qui étonne le plus les voyageurs tient à la vie quotidienne plus qu’aux monuments. Quelques usages à respecter :

  • Se déchausser à l’entrée des temples, des ryokan, de certains restaurants traditionnels et des maisons ; des chaussons sont souvent fournis.
  • Au onsen, on se lave entièrement assis aux douches avant d’entrer, nu, dans le bassin ; la serviette ne va pas dans l’eau. Beaucoup d’établissements refusent encore les tatouages visibles : vérifiez avant.
  • Pas de pourboire : il n’est pas d’usage et peut gêner.
  • Dans les trains, on évite de téléphoner et de parler fort ; on fait la queue aux marques au sol.
  • Aux sanctuaires shinto, on passe sous le torii, on se purifie les mains à la fontaine, puis on salue (deux inclinaisons, deux claquements de mains, une inclinaison).
  • Les poubelles publiques sont rares : gardez vos déchets jusqu’à l’hôtel ou un konbini.

Ce qui est interdit au Japon

La législation est sévère et peut conduire à une longue garde à vue. Selon le ministère des Affaires étrangères : toute détention de stupéfiants, même minime, entraîne l’arrestation, et la simple possession de cannabis est passible de peines pouvant aller jusqu’à 7 ans de prison. Le port d’un couteau dans l’espace public est interdit, y compris un canif ou un couteau suisse rangé dans un sac. L’alcool et le tabac sont interdits avant 20 ans. L’exploration de lieux abandonnés (urbex) est interdite. Côté bagages, les produits à base de viande (charcuterie comprise, même sous vide) et les végétaux ne peuvent pas entrer sans certificat sanitaire. Certains médicaments en vente libre en France sont réglementés au Japon : vérifiez avant de partir avec un traitement.

Se déplacer au Japon

Le train est le moyen le plus simple. Le réseau à grande vitesse (Shinkansen) relie Tokyo à Kyoto, Osaka, Hiroshima, Fukuoka, Kanazawa ou Sendai. Le Japan Rail Pass, réservé aux visiteurs étrangers, donne un accès illimité aux trains JR pendant 7, 14 ou 21 jours, mais pas aux Shinkansen les plus rapides (Nozomi et Mizuho) sans supplément : il n’est rentable que si vous enchaînez de longs trajets. Pour les trajets urbains, une carte prépayée sans contact (Suica, Pasmo ou Icoca) sert dans les métros, les bus et de nombreux commerces.

Louer une voiture n’a d’intérêt qu’à la campagne (Hokkaido, Kyushu, Okinawa). On conduit à gauche, et le permis international délivré en France n’est pas reconnu : il faut une traduction officielle en japonais du permis français, établie par la Japan Automobile Federation (JAF). Les vols intérieurs desservent bien Hokkaido, Kyushu et Okinawa.

Où dormir

  • Tokyo : Shinjuku ou Shibuya pour les correspondances, Asakusa et Ueno pour des prix plus doux, Ginza et Tokyo-gare pour le centre.
  • Kyoto : autour de la gare pour les excursions, Gion et Higashiyama pour se promener tôt le matin avant les groupes.
  • Osaka : Namba ou Umeda, bien reliés à Kyoto, Nara et à l’aéroport du Kansai.

Les hôtels « business » proposent des chambres petites mais fonctionnelles, souvent les moins chères en ville. Le ryokan, auberge traditionnelle avec tatamis, futons et repas du soir, mérite au moins une nuit. Les capsule hotels dépannent pour une nuit.

Quel budget pour un voyage au Japon

Le vol représente souvent la plus grosse dépense : les tarifs aller-retour depuis Paris varient fortement selon la saison et l’anticipation, et grimpent au printemps (cerisiers) et pendant les congés japonais. Sur place, les ordres de grandeur suivants, par personne et par jour hors vol, sont indicatifs :

  • Voyage simple (auberge de jeunesse ou hôtel business partagé, repas dans les konbini et les restaurants de nouilles, transports urbains) : environ 80 à 100 €.
  • Confort moyen (hôtel en chambre double, restaurants, quelques entrées de sites) : environ 150 à 250 €.
  • Ryokan avec dîner et petit-déjeuner : une nuit peut à elle seule dépasser ce budget journalier.

Le transport en Shinkansen pèse lourd : faites le calcul entre billets à l’unité et Japan Rail Pass selon votre itinéraire. Les repas restent abordables : un bol de ramen ou un menu du midi coûte souvent moins qu’en France.

Sécurité et santé

Le Japon a un faible niveau de délinquance, mais il est exposé aux catastrophes naturelles : séismes, éruptions volcaniques, typhons, crues. Repérez les consignes d’évacuation de votre hôtel et suivez les alertes des autorités. Autour de la centrale de Fukushima-1, sur le littoral de la préfecture de Fukushima, une zone interdite et des zones d’accès restreint sont définies ; ailleurs, rien ne s’oppose à se déplacer dans le pays. Dans les quartiers nocturnes de Tokyo (Roppongi, Kabukicho), méfiez-vous des rabatteurs de bars : des cas de boissons droguées sont signalés. Aucun vaccin n’est exigé pour un voyageur venant de France ; soyez à jour des vaccins courants et prenez une assurance couvrant les frais médicaux, très élevés.

Numéros utiles : 110 (police), 119 (ambulance et pompiers). La situation peut évoluer : consultez la fiche Conseils aux voyageurs pour le Japon du ministère des Affaires étrangères avant le départ.

Combiner le Japon avec un pays voisin

Séoul est à environ 2 h 30 de vol de Tokyo et quelques vols courts relient Fukuoka à Busan : la Corée du Sud se combine facilement, à condition de remplir l’autorisation électronique coréenne si elle est exigée (comment vérifier la K-ETA). Taïwan, à moins de 4 h de vol, offre un climat plus doux l’hiver. Pour un tour plus large de la région, voyez notre page sur les destinations d’Asie.

Questions fréquentes sur le voyage au Japon

Quel est le prix d’un voyage au Japon ?

Pour deux semaines, comptez le vol aller-retour depuis Paris (variable selon la saison) plus 80 à 100 € par jour et par personne en voyageant simplement, 150 à 250 € en confort moyen. Le printemps des cerisiers et les congés japonais sont les périodes les plus chères.

Quand ne pas aller au Japon ?

Évitez si possible la saison des pluies (juin à mi-juillet), la chaleur humide d’août, et les grandes vacances japonaises : Golden Week (fin avril-début mai), Obon (mi-août) et Nouvel An. Septembre est le mois le plus exposé aux typhons.

Quels papiers faut-il pour aller au Japon ?

Un passeport en cours de validité, y compris pour les enfants. Aucun visa pour un séjour touristique de moins de 90 jours. La carte d’identité n’est pas acceptée. Vous pouvez remplir à l’avance les formalités d’arrivée sur le site Visit Japan Web. Règles à vérifier avant le départ.

Est-il dangereux de se rendre au Japon ?

Le risque de délinquance est faible. Les dangers sont surtout naturels (séismes, typhons) et, en montagne, les ours dans le nord. La seule zone interdite est celle qui entoure la centrale de Fukushima-1.

Est-ce que le Japon est plus grand que la France ?

Non : le Japon couvre environ 378 000 km², contre environ 550 000 km² pour la France métropolitaine. Mais il s’étire sur près de 3 000 km du nord au sud, avec quatre îles principales (Honshu, Hokkaido, Kyushu, Shikoku) et des milliers d’îles plus petites.

Comment les Japonais appellent-ils leur pays ?

Nihon ou Nippon, que l’on traduit par « origine du soleil » : d’où le surnom de pays du Soleil-Levant. Les habitants de Tokyo sont les Tokyoïtes.

Pour supporter les 7 à 8 heures de décalage à l’arrivée, lisez nos conseils contre le jet lag.