Voyage en Roumanie : itinéraire, période idéale et conseils pratiques

Pour un premier voyage en Roumanie, prévoyez 8 à 12 jours : Bucarest, la Transylvanie (Brașov, Sighișoara, Sibiu) et, selon le temps, les monastères peints de Bucovine, le Maramureș ou le delta du Danube. Les meilleurs mois sont mai, juin et septembre. Le pays est membre de l’Union européenne : une carte d’identité ou un passeport en cours de validité suffit, et Bucarest est à environ trois heures de vol direct de Paris.

La Roumanie en un coup d’œil

CapitaleBucarest
LangueRoumain, langue latine
MonnaieLeu roumain (RON) ; l’euro n’est pas la monnaie du pays
Décalage avec Paris+1 heure toute l’année
Vol depuis ParisEnviron 3 h en direct vers Bucarest ; vols directs aussi vers Cluj, Iași ou Timișoara, et depuis plusieurs villes de province
FormalitésCarte d’identité ou passeport en cours de validité (à vérifier avant le départ)
Meilleure périodeMai-juin et septembre
ReligionMajoritairement orthodoxe
Superficie238 397 km², un peu moins de la moitié de la France
Budget indicatifEnviron 40 à 55 € la nuit en chambre double (pension, hôtel simple) ; 6 à 12 € un plat dans un restaurant local

Quand partir en Roumanie ?

Le climat est continental : hivers froids, étés chauds, surtout dans les plaines du sud. À Bucarest, les maximales moyennes passent de 3 °C en janvier à 30-31 °C en juillet-août ; Cluj, en Transylvanie, est un peu plus fraîche toute l’année. Juin est le mois le plus arrosé, avec des orages fréquents.

Calendrier climatique de la RoumanieTempératures maximales moyennes de janvier à décembre. Bucarest : 3, 6, 12, 19, 24, 28, 30, 31, 25, 18, 11, 4 °C. Cluj-Napoca : 1, 4, 10, 17, 21, 25, 27, 27, 22, 16, 8, 2 °C. Pluie à Bucarest : 40, 33, 42, 50, 70, 83, 69, 49, 61, 61, 44, 47 mm. Périodes idéales : mai, juin et septembre ; possibles : avril, juillet, août et octobre.Quand partir en Roumanie ?Maximales moyennes (°C) et pluie à Bucarest (mm)JFMAMJJASONDBucarestmax. °C361219242830312518114Clujmax. °C14101721252727221682PluieBucarest403342507083694961614447PériodeIdéalPossibleHiver : ski, NoëlJuillet-août : 30 °C à Bucarest, Transfăgărășan ouvert.Mai-juin : oiseaux du delta du Danube.
Normales 1991-2020 de Bucarest-Băneasa et de Cluj-Napoca (NOAA, via Wikipédia). Mai, juin et septembre conviennent à tout le pays.
  • Mai-juin : campagnes vertes, foins en Maramureș, et la meilleure saison pour les oiseaux du delta du Danube.
  • Juillet-août : chaleur à Bucarest et sur la côte de la mer Noire, mais c’est la seule période où la route du Transfăgărășan est ouverte de bout en bout (en général de juillet à octobre selon l’enneigement).
  • Septembre-octobre : forêts des Carpates en couleurs, vendanges, températures douces.
  • Hiver : ski à Poiana Brașov ou Sinaia, marchés de Noël de Sibiu et de Brașov, villages enneigés. Beaucoup de routes de montagne sont alors fermées.

Combien de jours et quel itinéraire ?

Les distances sont trompeuses : le réseau autoroutier reste limité et les routes de montagne sont lentes. Quelques formules réalistes :

  • Une semaine : Bucarest (1 jour), Sinaia et le château de Peleș, Brașov et Bran (2 jours), Sighișoara (1 jour), Sibiu et les églises fortifiées saxonnes comme Biertan (2 jours), retour par la vallée de l’Olt ou le Transfăgărășan en été.
  • 10 à 12 jours : la même boucle, prolongée par Cluj-Napoca et la mine de sel de Turda, puis le Maramureș (églises en bois, cimetière joyeux de Săpânța) ou la Bucovine et ses monastères peints.
  • Deux semaines : ajoutez deux ou trois jours dans le delta du Danube, au départ de Tulcea.

Que voir en Roumanie ?

Bucarest

La capitale mérite un ou deux jours : le palais du Parlement, l’un des plus grands bâtiments administratifs au monde, élevé sous Ceaușescu (visite guidée sur réservation, pièce d’identité exigée) ; la vieille ville autour de la rue Lipscani et de l’église Stavropoleos ; l’Athénée roumain sur la Calea Victoriei ; et le musée du Village, en plein air, qui rassemble des maisons paysannes de toutes les régions.

La Transylvanie

  • Brașov : la place du Conseil, l’Église noire gothique et la vue depuis le mont Tâmpa.
  • Bran : le château associé à la légende de Dracula, très fréquenté ; venez à l’ouverture. La citadelle paysanne de Râșnov est à quelques kilomètres.
  • Sinaia : le château de Peleș, résidence d’été des rois de Roumanie.
  • Sighișoara : citadelle médiévale encore habitée, classée par l’Unesco depuis 1999, et maison natale de Vlad III l’Empaleur.
  • Sibiu : grande et petite places, toits percés de lucarnes en « yeux », et base pour les villages à églises fortifiées (Biertan, Viscri), inscrits au patrimoine mondial depuis 1993.
  • Cluj-Napoca : ville étudiante animée, et la mine de sel de Turda aménagée pour la visite à une demi-heure de route.

Bucovine et Maramureș

Au nord-est, les églises des monastères de Bucovine (Voroneț, Sucevița, Moldovița, Humor) sont couvertes de fresques extérieures des XVe et XVIe siècles ; elles sont classées par l’Unesco depuis 1993. Au nord, le Maramureș conserve des églises en bois aux clochers effilés (Bârsana, Surdești, Ieud), classées en 1999, des portails sculptés et le cimetière joyeux de Săpânța, aux croix peintes de scènes de la vie des défunts.

Les Carpates, le delta du Danube et la mer Noire

  • Transfăgărășan : route de montagne qui franchit les monts Făgăraș et atteint le lac de Bâlea, vers 2 000 m d’altitude. La Transalpina, plus à l’ouest, est l’autre grande route d’altitude du pays.
  • Delta du Danube : classé au patrimoine mondial depuis 1991, il se découvre en bateau depuis Tulcea, avec des colonies de pélicans et des centaines d’espèces d’oiseaux.
  • Mer Noire : Constanța et ses vestiges antiques, les stations de Mamaia et de Vama Veche. Pour une cure, voir notre article sur la thalassothérapie en Roumanie.
  • Monastère de Horezu en Valachie (Unesco, 1993) et l’ensemble de Brâncuși à Târgu Jiu, avec la Colonne sans fin (Unesco, 2024).

Est-il dangereux d’aller en Roumanie ?

Non : l’ensemble du pays est en vigilance normale pour le ministère des Affaires étrangères, et la délinquance de droit commun y est faible. Les précautions utiles :

  • méfiez-vous des pickpockets dans les transports, les restaurants et parfois les églises ; à Bucarest, évitez les taxis jaunes hélés dans la rue (compteurs truqués) et le quartier de Ferentari ;
  • la route est le principal danger : charrettes non éclairées, poids lourds, dépassements risqués. Évitez de rouler de nuit sur le réseau secondaire ;
  • les Carpates abritent plusieurs milliers d’ours, y compris près de Sinaia, Predeal ou du Transfăgărășan : ne les approchez jamais et ne les nourrissez pas (c’est interdit) ;
  • en randonnée, renseignez-vous auprès du secours en montagne Salvamont et ne partez pas seul ;
  • la Roumanie est un pays sismique ; les abords de la frontière ukrainienne appellent une vigilance accrue.

Numéro d’urgence unique : 112, en anglais si besoin. Consultez la fiche Conseils aux voyageurs pour la Roumanie avant le départ : la situation peut évoluer.

Quels papiers pour aller en Roumanie ?

Une carte nationale d’identité ou un passeport en cours de validité. Attention aux cartes d’identité délivrées à des majeurs entre 2004 et 2013 dont la validité a été prolongée de cinq ans par la France : la Roumanie ne reconnaît pas officiellement cette prolongation, mieux vaut partir avec un passeport. Au-delà de 90 jours, un enregistrement auprès des autorités est obligatoire. À vérifier avant le départ.

Se déplacer en Roumanie

La voiture de location reste le moyen le plus pratique pour la Transylvanie, le Maramureș et la Bucovine. Toute voiture doit avoir sa vignette routière (rovinietă), achetée en ligne, à la frontière, à la poste ou en station-service ; les loueurs l’incluent normalement. La vitesse est limitée à 50 km/h en ville et 80 km/h sur route, les contrôles radar sont nombreux et la tolérance est nulle pour l’alcool au volant. Le permis de conduire français est valable. Pour préparer votre circuit, voir nos conseils pour organiser un road trip.

Le train relie les grandes villes (Bucarest, Brașov, Sighișoara, Cluj, Sibiu) sur un réseau dense mais lent : il convient bien à un premier séjour centré sur la Transylvanie. Des vols intérieurs partent de Bucarest, certains seulement en été.

Budget et argent

La Roumanie reste moins chère que l’Europe de l’Ouest pour la restauration, les transports et les pensions de campagne ; Bucarest, Brașov et la côte en été sont nettement plus chers que les villages. Ordres de grandeur, variables selon la saison et la ville : comptez environ 40 à 55 € la nuit pour une chambre double en pension ou en hôtel simple, et 6 à 12 € pour un plat traditionnel (ciorbă, sarmale) dans un restaurant local ; un repas dans un restaurant de gamme moyenne tourne autour de 15 à 20 € par personne. Le prix total dépend surtout du vol, de la location de voiture et de la saison. On paie en lei : la carte bancaire est très répandue en ville, mais gardez du liquide pour les marchés, les petites pensions et les entrées de monastères. Pensez enfin à une assurance voyage couvrant le rapatriement, la carte européenne d’assurance maladie ne couvrant pas tout.

Où dormir ?

  • Bucarest : la vieille ville pour sortir le soir, les abords de la Piața Romană ou de la Calea Victoriei pour plus de calme.
  • Transylvanie : Brașov comme base pour Bran, Râșnov et Sinaia ; Sibiu pour les villages saxons et le Transfăgărășan ; une nuit dans la citadelle de Sighișoara.
  • Campagne : les pensions familiales (pensiune) des villages de Maramureș, de Bucovine ou de Viscri, souvent avec repas maison.
  • Delta : Tulcea, ou les villages du delta accessibles en bateau pour se lever avec les oiseaux.

Questions fréquentes

La Roumanie fait-elle partie de l’Union européenne ?

Oui, depuis 2007, et elle est membre de l’espace Schengen. Elle n’a en revanche pas adopté l’euro : la monnaie reste le leu.

Quelle est la langue et la religion de la Roumanie ?

La langue officielle est le roumain, une langue latine, ce qui aide les francophones à lire panneaux et menus. La grande majorité des habitants est de religion orthodoxe ; il existe des minorités catholique et protestante, notamment en Transylvanie.

Bucarest est la capitale de quel pays ?

Bucarest est la capitale de la Roumanie, dans le sud du pays, entre les Carpates et le Danube. À ne pas confondre avec Budapest, capitale de la Hongrie.

Le château de Bran est-il vraiment celui de Dracula ?

Le lien est surtout touristique. Le Dracula de Bram Stoker est un personnage de roman ; Vlad III l’Empaleur, dont il s’inspire en partie, est né à Sighișoara et n’a eu qu’un rapport lointain avec Bran.

Pour un circuit plus large, voyez nos pages sur la Hongrie, la Bulgarie, de l’autre côté du Danube, et la Moldavie voisine. Toutes les destinations du continent sont sur la page voyager en Europe.