Saint-Marin : combien de temps, que voir, comment y aller
Une journée suffit pour visiter Saint-Marin : le centre historique perché sur le mont Titano, ses trois tours et le palais public se parcourent à pied en quatre à six heures. Prévoyez une nuit sur place si vous voulez voir la vue au coucher du soleil et la ville sans les groupes de la mi-journée. La république, enclavée dans l’Italie à une vingtaine de kilomètres de Rimini, n’a ni gare ni aéroport : on y monte en bus depuis la gare de Rimini (environ 50 minutes à 1 heure) ou en voiture. Une carte d’identité ou un passeport valide suffit, et on y paie en euros.
Saint-Marin en un coup d’œil
| Repère | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|
| Capitale | Saint-Marin (Città di San Marino), sur le mont Titano |
| Superficie | 61 km², l’un des plus petits États d’Europe, divisé en neuf « castelli » (communes) |
| Langue | italien |
| Monnaie | euro |
| Décalage avec Paris | aucun |
| Accès depuis Paris | vol vers Bologne (ou Rimini selon la saison), puis train jusqu’à Rimini et bus ; en voiture, autoroute A14 jusqu’à Rimini |
| Formalités (Français) | carte d’identité ou passeport valide, sans visa jusqu’à 30 jours ; à vérifier avant le départ |
| Santé | la carte européenne d’assurance maladie n’est pas valable : prévoyez une assurance |
| Meilleure période | mai-juin et septembre |
Combien de temps pour visiter Saint-Marin
- Une demi-journée : montée en téléphérique, la Guaita, le palais public et la place de la Liberté, la basilique. C’est le format de la plupart des excursions depuis Rimini.
- Une journée complète : les trois tours par le chemin de crête, un ou deux musées, déjeuner en terrasse avec vue sur l’Adriatique, puis Borgo Maggiore.
- Un week-end : ajoutez les villages des autres castelli, la vallée de la Marecchia côté italien (San Leo, Verucchio) ou une demi-journée de plage à Rimini.
Que voir à Saint-Marin
Les trois tours du mont Titano
Elles figurent sur le drapeau et les armoiries de la république. La Guaita, la plus ancienne, est la plus visitée : remparts, chemin de ronde et ancienne prison. Un sentier de crête, le « passage des Sorcières », mène à la Cesta, posée sur le point le plus haut du mont Titano (739 m), qui abrite un musée des armes anciennes. La troisième, le Montale, ne se visite que de l’extérieur. Le centre historique et le mont Titano sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008.
Le centre historique
- Le palais public, siège du gouvernement, sur la place de la Liberté : en été, la relève de la Garde de la Rocca y a lieu plusieurs fois par jour.
- La basilique de Saint-Marin, de style néoclassique, qui conserve les reliques du saint fondateur.
- Le musée d’État et le musée des timbres et des monnaies, Saint-Marin émettant ses propres timbres et ses propres pièces en euros, très recherchés des collectionneurs.
- Les belvédères le long des remparts : par temps clair, la vue porte sur les collines de Romagne et jusqu’à la côte adriatique.
Au bureau de tourisme, on peut faire tamponner son passeport d’un visa souvenir, payant. Les nombreuses boutiques de la rue principale profitent d’une fiscalité plus basse qu’en Italie.
Autour du mont Titano
Borgo Maggiore, en contrebas, est relié au centre par un téléphérique (environ 2 minutes) et accueille un marché. Côté italien, à une demi-heure de route environ, San Leo et sa forteresse sur un éperon rocheux et Verucchio, berceau des Malatesta, valent le détour.
Un peu d’histoire
Selon la tradition, Saint-Marin a été fondée en 301 par Marin, un tailleur de pierre chrétien venu de l’île de Rab, en Dalmatie, réfugié sur le mont Titano. La république revendique le titre de plus ancienne république du monde encore existante ; elle a conservé son indépendance face aux États pontificaux, à Napoléon puis à l’unification italienne. Elle est dirigée par deux capitaines-régents, élus pour six mois et installés chaque 1er avril et 1er octobre au cours d’une cérémonie en costumes.
Quand partir à Saint-Marin
Le climat est celui des collines de l’Adriatique, plus frais qu’à Rimini en raison de l’altitude. Les maximales moyennes passent de 6 °C en janvier à 27 °C en juillet ; la pluie est assez régulière, avec un maximum en novembre. Mai, juin et septembre offrent le meilleur compromis. En juillet-août, la ville est très fréquentée aux heures chaudes par les vacanciers de la côte : venez tôt le matin ou en fin d’après-midi. L’hiver, le brouillard peut masquer la vue, mais la ville est calme.
Comment aller à Saint-Marin
- En train puis en bus : depuis Bologne, un train rejoint Rimini en une heure environ ; un bus part de la gare de Rimini plusieurs fois par jour et monte au centre historique en 50 minutes à 1 heure environ. Les trains italiens sont détaillés dans notre guide pour voyager en train en Italie.
- En avion : l’aéroport de Bologne est le mieux desservi depuis la France ; celui de Rimini, le plus proche, a peu de vols.
- En voiture : autoroute A14 jusqu’à Rimini, puis la route nationale vers Saint-Marin. Le centre historique est en zone à trafic limité, contrôlée par caméras : garez-vous dans les parkings payants autour des remparts ou à Borgo Maggiore (téléphérique), sous peine d’une amende élevée.
Où dormir
Dormir dans le centre historique permet de profiter du mont Titano le soir, quand les excursionnistes sont partis ; l’offre est limitée à quelques hôtels et chambres d’hôtes. Rimini, sur la côte, offre beaucoup plus de choix et se combine avec la plage. Borgo Maggiore est une option intermédiaire, au pied du téléphérique.
Bon à savoir
- Saint-Marin ne fait partie ni de l’Union européenne ni de l’espace Schengen, mais la frontière avec l’Italie est ouverte, sans contrôle systématique.
- La carte européenne d’assurance maladie n’y est pas valable : les soins se paient sur place. Pour une prise en charge, le ministère conseille l’hôpital de Rimini, en Italie.
- Les frais d’itinérance mobile peuvent être élevés, le pays étant hors UE : vérifiez votre forfait.
- Numéro d’urgence : 113. Le pays est en vigilance normale ; attention aux pickpockets dans la foule. Il est situé en zone sismique, comme les régions italiennes voisines.
Avant le départ, consultez la fiche Conseils aux voyageurs pour Saint-Marin, qui peut évoluer.
Autres destinations proches
Saint-Marin s’intègre facilement à un voyage en Italie, entre l’Émilie-Romagne et les Marches ; à un peu plus de deux heures de route, voyez aussi les belles villes de Toscane. Les amateurs de micro-États compareront avec le Vatican, enclavé dans Rome, ou le Liechtenstein. Retrouvez tous les pays du continent sur notre page voyager en Europe.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour visiter Saint-Marin ?
Une demi-journée pour l’essentiel (Guaita, palais public, basilique), une journée pour faire les trois tours et les musées sans se presser. Une nuit sur place permet de voir la ville calme le soir.
Faut-il un passeport pour aller à Saint-Marin ?
Non, une carte d’identité valide suffit pour un Français, comme un passeport. Il n’y a pas de contrôle systématique à la frontière italienne. Le tampon touristique se fait sur le passeport, au bureau de tourisme.
Comment aller à Saint-Marin depuis Rimini ?
Par le bus qui part de la gare de Rimini, en 50 minutes à 1 heure environ, ou en voiture en une trentaine de minutes, puis parking et téléphérique ou navette.
Quelle monnaie à Saint-Marin ?
L’euro. Saint-Marin frappe aussi ses propres pièces en euros, valables partout dans la zone euro.
