La prévention des infections sexuellement transmissibles en été reste un enjeu de santé publique majeur, en particulier pendant les vacances, les festivals et les voyages dans le monde. Les rencontres occasionnelles, la multiplication des partenaires, l’alcool ou certaines substances psychoactives peuvent réduire la vigilance et favoriser des rapports non protégés. Dans ce contexte, rappeler les gestes de protection, l’intérêt du dépistage et la nécessité d’une prise en charge rapide permet de limiter les transmissions et les complications.
Les professionnels de santé soulignent depuis plusieurs années que l’été concentre plusieurs facteurs de risque : nouvelles rencontres, sexualité plus spontanée, moindre recours au préservatif et sentiment trompeur de relâchement. Cette saison ne crée pas les IST, mais elle peut augmenter l’exposition si les protections sont négligées.
Les voyages peuvent aussi jouer un rôle, qu’il s’agisse de séjours festifs, de déplacements longue durée ou de tourisme sexuel. Le début de la vie sexuelle, les relations avec des partenaires inconnus et l’usage insuffisant des méthodes barrières restent des situations fréquemment associées à un risque accru d’infection.
Qu’est-ce qu’une IST ?
Les IST se transmettent le plus souvent par contact sexuel, y compris par voie vaginale, anale et orale. Elles peuvent également passer de la mère à l’enfant pendant la grossesse ou l’accouchement, ainsi que par les produits sanguins ou le transfert de tissus, bien que cette forme soit moins courante. Les plus fréquentes sont le papillomavirus humain, la chlamydia, la gonorrhée et la syphilis.
Le statut des IST
Selon l’OMS, chaque jour, plus d’un million de personnes dans le monde contractent une IST. Ces infections continuent d’être une préoccupation majeure de santé publique, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Aujourd’hui, plus de 30 agents pathogènes bactériens, viraux et parasitaires sont associés à ces maladies.
Selon un article publié dans la Revue espagnole de santé publique, le problème est que la véritable dimension des IST est sous-estimée en raison de leurs caractéristiques et des systèmes de déclaration. La stigmatisation qu’elles génèrent, ainsi que le fait qu’une grande partie d’entre elles peut être asymptomatique, conduisent à une détection insuffisante des cas.
Après l’été, les taux d’incidence de certaines IST comme la syphilis infectieuse, la gonorrhée et la chlamydia tendent à être plus élevés au second semestre de l’année. Parmi ces infections, la gonorrhée et la chlamydia figurent parmi celles dont la progression est la plus surveillée.
En Catalogne, les données publiées à la fin des années 2010 montraient déjà une hausse marquée des nouveaux cas détectés en soins primaires. Cette détection accrue s’explique par plusieurs facteurs : une meilleure sensibilisation des professionnels de santé, l’amélioration des techniques diagnostiques en laboratoire, un meilleur enregistrement des cas, mais aussi une augmentation réelle de l’incidence de certaines infections.
Selon l’ICS, l’IST la plus détectée en 2017 était le condylome acuminé, aussi connu sous le nom de verrues génitales, l’herpès génital figurant également parmi les infections les plus souvent diagnostiquées.
Entre 2015 et 2017, les autorités sanitaires ont observé que, parmi les trois IST bactériennes les plus importantes du point de vue de la santé publique, l’infection la plus fréquente était la chlamydia, suivie par la gonorrhée puis la syphilis infectieuse ou précoce. Même si ces chiffres sont historiques, ils illustrent une tendance durable : le dépistage et la prévention doivent rester constants, y compris en 2026.
Faire face aux IST
L’éducation et le conseil sont la première étape dans la lutte contre les IST. José Rodríguez Carrión, de l’Escuela Universitaria de Trabajo Social de Jerez de la Frontera, estime nécessaire d’inclure l’éducation sexuelle dans le programme de l’enseignement secondaire. Il reste essentiel d’investir davantage dans les programmes éducatifs, d’améliorer les messages transmis aux jeunes et de mieux faire connaître l’ensemble des IST, au-delà du seul virus de l’immunodéficience humaine (VIH).
D’autre part, les dermatologues José de la Torre et Laura Padilla, coordinateurs de la consultation IST à l’hôpital de Séville, reconnaissent qu’il est également nécessaire d’effectuer un diagnostic et un traitement précoces pour éviter que ces maladies ne constituent un problème de santé publique encore plus important, tant pour leur morbidité que pour les complications et séquelles qu’elles peuvent entraîner, comme les maladies inflammatoires pelviennes, l’infertilité, la grossesse ectopique et le cancer du col de l’utérus.
La chlamydia et la gonorrhée sont des maladies qui se soignent généralement par antibiotique. Elles ne laissent pas de séquelles à condition d’être dépistées et diagnostiquées rapidement. L’azithromycine a longtemps été utilisée, même si la doxycycline est désormais plus souvent prescrite comme traitement de première intention dans certaines situations, selon les recommandations médicales en vigueur.
L’Institut Catalan de la Santé souligne également que les soins primaires jouent un rôle clé dans la prévention, le diagnostic et le traitement des infections sexuellement transmissibles, ainsi que dans les stratégies de contrôle de ces infections, comme l’étude des contacts sexuels. Les données historiques observées entre 2015 et 2017 montraient déjà une progression importante de l’enregistrement des contacts et de la détection des cas, ce qui confirme l’importance du suivi médical.
De plus, dans le but de prévenir les infections sexuellement transmissibles, les activités de prévention en soins primaires comprennent des recommandations sur les rapports sexuels protégés. Il est recommandé de consulter un médecin dans des situations à risque ou en présence de symptômes pouvant faire penser à une IST.
Les bons réflexes de prévention pendant les vacances
En été, la prévention repose d’abord sur des mesures simples et concrètes : utiliser un préservatif externe ou interne lors des rapports vaginaux et anaux, recourir à une protection adaptée pour le sexe oral, éviter de partager des sextoys sans protection ni nettoyage, et ne pas attendre l’apparition de symptômes pour se faire dépister. Beaucoup d’IST peuvent en effet évoluer silencieusement.
Avant un départ, il peut être utile de préparer une petite trousse avec préservatifs, lubrifiant compatible et informations sur les centres de dépistage du lieu de séjour. Pour les séjours festifs, comme un voyage orienté vie nocturne ou clubs, par exemple à Ibiza, mieux vaut anticiper les situations à risque et garder ses protections à portée de main. Si vous préparez ce type de séjour, consultez aussi Quelle est la meilleure boîte de nuit à Ibiza pour la techno, un budget maîtrisé et une file d’attente courte ?.
Les voyages longue distance ou les vacances sur des îles très fréquentées peuvent également rimer avec imprévus, fatigue et désorganisation. Dans ce cadre, prévoir ses déplacements et son matériel utile peut faire la différence. Pour un séjour en Asie du Sud-Est, vous pouvez par exemple lire Combien d’heures d’avion pour aller à Bali ? afin de mieux organiser votre trajet et votre arrivée.
Dépistage, symptômes et consultation rapide
Brûlures urinaires, écoulements inhabituels, douleurs pelviennes, lésions, démangeaisons ou ganglions doivent conduire à consulter rapidement. Mais l’absence de symptômes ne garantit pas l’absence d’infection. Après un rapport non protégé ou un changement de partenaire, un dépistage peut être indiqué, même sans signe clinique.
Le bon réflexe consiste à ne pas s’automédiquer et à demander un avis médical pour bénéficier d’un test adapté, d’un traitement si nécessaire et d’un accompagnement pour prévenir une nouvelle transmission. En cas de voyage itinérant ou de séjour très mobile, mieux vaut aussi repérer à l’avance les structures de soins locales. Si vous louez un deux-roues sur une île très touristique, comme expliqué dans Location de scooter à Koh Phangan pour Découvrir l’Île en Toute Liberté, pensez également à identifier les centres médicaux accessibles autour de votre hébergement.
En été comme toute l’année, la prévention des IST repose sur trois piliers : protection, dépistage et information. Adopter ces réflexes permet de profiter des vacances sans négliger sa santé sexuelle ni celle de ses partenaires.
