Curaçao : que faire, quand partir et combien de jours
Pour un séjour à Curaçao, comptez une semaine : deux jours à Willemstad, dont le centre historique est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, puis cinq jours entre les plages de la côte ouest, la plongée et les parcs du nord. L’île, au large du Venezuela, est sèche et chaude toute l’année, en dehors de la principale zone des ouragans ; la période la plus sèche va de février à septembre. Depuis Paris, on passe en général par Amsterdam, d’où partent des vols directs, avec une dizaine d’heures de vol pour la traversée de l’Atlantique.
Curaçao en bref
| Situation | sud de la mer des Caraïbes, entre Aruba et Bonaire, à environ 65 km des côtes vénézuéliennes |
| Statut | pays autonome au sein du Royaume des Pays-Bas, hors de l’Union européenne |
| Superficie | 444 km² ; point culminant : le Christoffelberg (372 m) |
| Capitale | Willemstad |
| Langues | papiamentu, néerlandais et anglais (officielles) ; l’espagnol est très parlé |
| Monnaie | florin caribéen (XCG) ; dollar américain largement accepté |
| Décalage avec Paris | −5 h en hiver, −6 h en été (UTC−4, pas d’heure d’été) |
| Vol depuis Paris | une escale, le plus souvent à Amsterdam (vols directs Amsterdam-Curaçao) |
| Formalités | passeport valide pendant tout le séjour, carte d’immigration numérique à remplir avant le départ |
| Meilleure période | février à septembre |
| Durée conseillée | 7 jours ; 10 jours avec Bonaire ou Aruba |
Quand partir à Curaçao
Le climat est semi-aride : les maximales vont de 30 °C en janvier à 33 °C en septembre, et les alizés de nord-est atténuent la chaleur. Il tombe moins de 50 mm de pluie par mois de janvier à septembre, et souvent moins de 25 mm de février à juin. La courte saison des pluies se concentre d’octobre à décembre, avec un pic en novembre (environ 140 mm), sous forme d’averses plutôt que de journées entières grises. L’île se trouve au sud de la zone principale des cyclones : aucun ouragan n’y a touché terre depuis le début des relevés du National Hurricane Center américain, mais des tempêtes passant au nord provoquent parfois de fortes pluies entre juin et novembre.
Le carnaval, qui culmine juste avant le mercredi des Cendres, anime Willemstad en février ou en mars selon les années.
Que faire à Curaçao
Willemstad, Punda et Otrobanda
La capitale s’étend des deux côtés du chenal de Sint Annabaai. Côté Punda, la façade colorée de la Handelskade, le fort Amsterdam, la synagogue Mikvé Israël-Emanuel et les marchés du centre ; côté Otrobanda, les ruelles restaurées et le musée Kura Hulanda, consacré à l’histoire de la traite et de l’esclavage. Les deux quartiers sont reliés par le pont flottant Reine-Emma, qui pivote pour laisser passer les navires ; un bac prend le relais quand il reste ouvert longtemps. Le quartier de Pietermaai, à l’est de Punda, concentre bars et restaurants le soir.
Les plages de la côte ouest
Les plages publiques se trouvent sur la côte sud, surtout à l’ouest de l’île, entre Willemstad et Westpunt. Grote Knip (Playa Kenepa) est la plus photographiée, avec son sable blanc et son eau turquoise ; Kleine Knip, juste à côté, est plus petite et ombragée. Playa Lagun, une crique étroite entre deux falaises, se prête au snorkeling le long des rochers. Cas Abao et Porto Mari sont des plages aménagées (transats, douches, restaurant, centre de plongée), en général payantes. Plus près de la ville, Mambo Beach est la plage animée des hôtels. Sur la côte nord, battue par la houle, la baignade est dangereuse.
Plongée et snorkeling
Le récif frangeant commence à quelques mètres du bord sur la côte sous le vent, ce qui permet de nombreuses plongées du bord. Les centres de Porto Mari ou de Cas Abao louent le matériel et organisent les sorties. En bateau, on rejoint Klein Curaçao, îlot inhabité au sud-est avec un phare et une longue plage, réputé pour les tortues ; la traversée peut être agitée.
Parcs et sites naturels
Le parc national Christoffel, géré par la fondation Carmabi à l’ouest, permet de monter au Christoffelberg (372 m), à faire tôt le matin à cause de la chaleur, et abrite des grottes ornées de peintures amérindiennes. Voisin, le parc de Shete Boka aligne des criques (« boca ») où la houle s’engouffre avec fracas, comme à Boca Tabla ; certaines servent de sites de ponte aux tortues. Près de l’aéroport, les grottes calcaires de Hato se visitent avec un guide.
Itinéraire d’une semaine
- Jours 1-2 : Willemstad (Punda, Otrobanda, Kura Hulanda, Pietermaai le soir).
- Jour 3 : grottes de Hato le matin, plage de Mambo Beach ou Cas Abao l’après-midi.
- Jour 4 : sortie en bateau vers Klein Curaçao.
- Jours 5-6 : base à l’ouest (Lagun, Westpunt) : Grote Knip, Playa Lagun, plongées du bord.
- Jour 7 : Christoffel au lever du jour puis Shete Boka.
Avec dix jours, ajoutez Bonaire, très tournée vers la plongée, ou Aruba et ses grandes plages de la côte ouest, accessibles par de courts vols régionaux.
Où dormir et se déplacer
Pour une première visite, Willemstad (Pietermaai, Punda, Otrobanda) permet de tout faire à pied le soir ; la zone de Mambo Beach et Jan Thiel regroupe les grands hôtels et les séjours en formule tout compris. Les amateurs de plongée et de calme logent à l’ouest, autour de Lagun et Westpunt, à environ une heure de route de la capitale.
Une voiture de location est presque indispensable : les bus (grands Konvoi et minibus « BUS ») partent de deux gares de Willemstad, mais avec un passage toutes les une à deux heures et peu de dessertes vers les plages de l’ouest. On roule à droite. En taxi, convenez du prix avant de monter.
Budget, formalités et sécurité
Curaçao n’est pas une destination bon marché : l’essentiel du budget va au vol transatlantique, à l’hébergement et à la location de voiture, et les prix des restaurants se rapprochent de ceux de l’Europe du Nord. Les entrées des plages aménagées, les sorties en bateau et les plongées s’ajoutent au quotidien. Les tarifs varient fortement selon la saison : comparez les formules vol + hôtel, souvent proposées au départ d’Amsterdam ou de Bruxelles.
Le passeport doit être valide pendant toute la durée du séjour, et chaque visiteur remplit une carte d’immigration numérique (DI card) dans les jours qui précèdent le départ ; il faut aussi pouvoir justifier de son voyage retour ou de sa poursuite. Ces règles sont détaillées par l’office de tourisme de Curaçao et restent à vérifier avant le départ. L’île ne présente pas de risque particulier, mais les précautions habituelles s’appliquent : rien de visible dans la voiture garée près des plages, vigilance le soir dans les quartiers peu fréquentés. Comme ailleurs dans la Caraïbe, protégez-vous des moustiques (dengue), et prévoyez une assurance voyage couvrant les frais médicaux, élevés hors de l’Union européenne.
Questions fréquentes
Où se trouve Curaçao ?
Dans le sud de la mer des Caraïbes, au nord du Venezuela, entre Aruba à l’ouest et Bonaire à l’est. On parle des « îles ABC ». C’est un pays autonome du Royaume des Pays-Bas.
Quelle est la meilleure période pour partir à Curaçao ?
De février à septembre, quand il pleut le moins. L’île reste visitable toute l’année : même en novembre, le mois le plus arrosé, les averses sont souvent courtes.
Faut-il une voiture pour visiter Curaçao ?
C’est fortement conseillé. Les bus desservent l’île mais avec peu de passages, et la plupart des plages de l’ouest, de Christoffel et de Shete Boka sont difficiles à rejoindre sans véhicule.
Peut-on faire un séjour tout inclus à Curaçao ?
Oui, plusieurs complexes de la côte sud, notamment autour de Willemstad et de Jan Thiel, proposent des formules tout compris. Elles limitent toutefois la découverte de l’ouest de l’île, qui demande une voiture : voir aussi notre article sur les séjours tout inclus.
Curaçao est aussi une escale fréquente des croisières dans les Caraïbes. Pour comparer avec d’autres îles, consultez notre guide des destinations des Amériques.
