Aruba : quand partir, plages, que voir et formalités
Aruba se visite en 5 à 7 jours : l’île mesure environ 30 km de long, et une semaine suffit pour alterner les plages de la côte ouest, une journée dans le parc national Arikok et un tour d’Oranjestad. C’est l’une des îles les plus sèches des Caraïbes : il y tombe environ 400 mm de pluie par an, surtout entre octobre et décembre, et le reste de l’année est ensoleillé et venté. Depuis Paris, il n’y a pas de vol direct ; la liaison la plus simple passe par Amsterdam, pour 13 à 14 heures de trajet au total.
Aruba en un coup d’œil
| Statut | Pays autonome du Royaume des Pays-Bas, hors Union européenne |
| Situation | Sud des Caraïbes, à environ 27 km de la péninsule de Paraguaná (Venezuela) ; avec Bonaire et Curaçao, elle forme les îles « ABC » |
| Capitale | Oranjestad |
| Langues | Papiamento et néerlandais ; anglais et espagnol très répandus |
| Monnaie | Florin arubais (AWG), arrimé au dollar américain (1,79 AWG pour 1 USD) ; le dollar est accepté presque partout |
| Décalage avec Paris | −5 h en hiver, −6 h en été (UTC−4 toute l’année) |
| Vol depuis Paris | Pas de direct ; une escale, le plus souvent à Amsterdam (KLM), environ 13 à 14 h de trajet |
| Formalités | Pas de visa pour un séjour touristique jusqu’à 90 jours ; passeport valide, ED card en ligne et « sustainability fee » de 20 USD à régler avant l’arrivée par avion |
| Meilleure période | Janvier à septembre ; octobre à décembre reste chaud, avec des averses brèves |
| Budget indicatif | Destination chère : comptez au moins 150 à 250 € par jour et par personne hors vols, davantage dans les hôtels de Palm Beach |
Quand partir à Aruba ?
Il fait chaud toute l’année : selon les normales de l’aéroport, les maxima vont de 30 °C en janvier à 32-33 °C en septembre, et la mer reste entre 26 et 28 °C. La différence entre les saisons tient surtout à la pluie et au vent. De février à juin, il tombe moins de 20 mm par mois, souvent en moins de cinq jours de pluie. Octobre, novembre et décembre sont les mois les plus arrosés (65 à 78 mm), sous forme d’averses tropicales courtes plutôt que de journées entières grises.
L’alizé souffle presque en permanence, surtout d’avril à juillet : idéal pour la planche et le kite, moins pour les plages exposées. Située au sud de la trajectoire habituelle des ouragans, l’île est rarement touchée directement, ce qui en fait une option pour l’été et l’automne. Les hôtels sont les plus chers de mi-décembre à avril.
Combien de jours et quel itinéraire ?
Cinq jours suffisent pour l’essentiel, une semaine pour profiter des plages sans courir. Les distances sont courtes : moins d’une demi-heure de voiture d’Oranjestad au phare California, au nord, ou à San Nicolas, au sud-est.
- Jour 1 : Oranjestad (fort Zoutman, front de mer, rues commerçantes), coucher de soleil sur Eagle Beach.
- Jour 2 : côte nord-ouest, de Palm Beach à Malmok et Arashi, snorkeling sur l’épave de l’Antilla, phare California et chapelle d’Alto Vista.
- Jour 3 : parc national Arikok en 4×4 ou avec un guide : grottes de Fontein et de Quadirikiri, dunes de Boca Prins, piscine naturelle de Conchi.
- Jour 4 : intérieur de l’île, rochers de Casibari et d’Ayo, puis San Nicolas et ses fresques murales, baignade à Baby Beach.
- Jours 5 à 7 : plages, plongée ou kitesurf, sortie en mer à la journée.
Les plages d’Aruba
Les plages calmes sont sur les côtes ouest et sud, abritées du vent ; la côte nord-est, battue par la houle, est dangereuse pour la baignade.
- Eagle Beach : large, moins bâtie que Palm Beach, connue pour ses arbres fofoti couchés par le vent.
- Palm Beach : grands hôtels, sports nautiques et bars ; eau calme, beaucoup de monde.
- Malmok, Boca Catalina et Arashi : plus petites, au nord de Palm Beach, pour le snorkeling près des rochers.
- Mangel Halto : bordée de palétuviers sur la côte sud, récif accessible depuis le bord pour les bons nageurs.
- Baby Beach : lagon peu profond à la pointe sud-est, pratique avec des enfants.
Que voir et que faire à Aruba ?
Le parc national Arikok
Il couvre près d’un cinquième de l’île, à l’est : cactus, rochers, sentiers et le mont Jamanota (188 m), point culminant. Les grottes de Fontein (dessins amérindiens) et de Quadirikiri se rejoignent en voiture ordinaire. La piscine naturelle de Conchi, bassin abrité par une barrière de roche sur la côte nord-est, demande un 4×4, une excursion guidée ou environ 5,5 km de marche sans ombre dans chaque sens. L’entrée est payante pour les adultes (de l’ordre de 20 USD, gratuite pour les mineurs selon plusieurs sources) et le parc ferme en milieu d’après-midi : vérifiez tarif et horaires avant d’y aller.
Oranjestad et San Nicolas
Oranjestad aligne façades coloniales néerlandaises colorées, fort Zoutman et tour Willem III, musée archéologique national et rues commerçantes. San Nicolas, ancienne ville de la raffinerie, s’est réinventée autour de fresques murales nées de festivals d’art urbain ; Baby Beach est tout près.
Plongée, snorkeling et sports de vent
L’eau claire de la côte ouest se prête au snorkeling, à Boca Catalina et Mangel Halto notamment. L’épave de l’Antilla, cargo allemand sabordé au large de Malmok en 1940, repose à faible profondeur : le haut se voit en masque-tuba, le reste en plongée. Planche à voile et kitesurf se pratiquent surtout à Fisherman’s Huts (Hadicurari), au nord de Palm Beach ; Boca Grandi, au sud-est, est réservé aux confirmés.
L’intérieur et le nord de l’île
Les chaos de diorite de Casibari et d’Ayo offrent, par des marches, des vues sur toute l’île. Au nord, le phare California domine les dunes ; non loin, la chapelle jaune d’Alto Vista. Le pont naturel, longtemps photographié, s’est effondré en 2005 ; il en reste un plus petit à proximité.
Sortir le soir
Le soir, tout se passe sur la bande hôtelière de Palm Beach (bars, restaurants, casinos des grands hôtels) et dans le centre d’Oranjestad, plus local. Ambiance de station balnéaire plutôt que de clubs.
Où dormir ?
- Palm Beach : resorts, restaurants et animation à pied ; le plus pratique, le plus cher.
- Eagle Beach : hôtels de taille moyenne, plage plus calme, près d’Oranjestad.
- Oranjestad : quelques hôtels, pratique sans voiture grâce aux bus.
- Noord et Savaneta : appartements et maisons d’hôtes, souvent moins chers, mais une voiture devient nécessaire.
Se déplacer et budget
Les bus Arubus relient Oranjestad aux zones hôtelières et à San Nicolas, mais une voiture de location reste le plus simple pour faire le tour de l’île. On roule à droite ; pour Arikok et la côte nord-est, prenez un 4×4 ou une excursion, beaucoup de loueurs interdisant les pistes aux citadines.
Aruba compte parmi les îles chères de la région : l’hébergement pèse le plus, et presque tout est importé. Les prix sont souvent en dollars. Le budget du tableau est un ordre de grandeur (hôtel moyen, voiture partagée) ; un appartement avec cuisine réduit la note.
Questions fréquentes
Où se trouve Aruba ?
Dans le sud de la mer des Caraïbes, à environ 27 km au nord de la côte du Venezuela. C’est la plus occidentale des îles ABC, à l’ouest de Curaçao et de Bonaire, l’île des plongeurs. Elle fait partie du Royaume des Pays-Bas, mais pas de l’Union européenne.
Quelle est la plus belle plage d’Aruba ?
Eagle Beach, pour sa largeur et son calme relatif ; Palm Beach si vous voulez activités et bars sur place. Pour le snorkeling, préférez Boca Catalina ou Mangel Halto, et Baby Beach pour des enfants.
Quelles formalités pour un Français ?
Aucun visa pour un séjour touristique jusqu’à 90 jours. Prévoyez un passeport valide pour toute la durée du séjour, remplissez l’ED card sur edcardaruba.aw (dans les 7 jours avant le vol) et réglez la « sustainability fee » de 20 USD exigée depuis juillet 2024 des voyageurs arrivant par avion. Vérifiez les règles avant le départ sur la fiche Pays-Bas du site Conseils aux voyageurs du ministère des Affaires étrangères et auprès des autorités arubaises. Une assurance voyage couvrant les frais médicaux est recommandée, les soins étant coûteux.
Peut-on combiner Aruba avec une autre destination ?
Des vols régionaux relient Aruba à Curaçao et Bonaire, et à plusieurs villes de Colombie. L’île est aussi une escale fréquente des croisières dans les Caraïbes. Pour le décalage de 5 à 6 heures au retour, voyez nos conseils pour gérer le jet lag.
Pour comparer avec d’autres îles et pays du continent, consultez notre page voyager en Amérique et dans les Caraïbes, ou notre sélection de destinations au soleil en février, l’un des mois les plus secs à Aruba.
