Saint-Barthélemy : où se trouve l’île, quand partir et comment y aller

Saint-Barthélemy, ou Saint-Barth, est une petite île française des Petites Antilles, à environ 25 km au sud-est de Saint-Martin et à quelque 230 km au nord-ouest de la Guadeloupe. On y va surtout de décembre à avril, pendant la saison sèche, pour ses plages de sable blanc, ses criques protégées et son ambiance de village chic. Il n’existe pas de vol direct depuis Paris : on rejoint d’abord Saint-Martin ou la Guadeloupe, puis l’île par un court vol ou en ferry. Comptez 5 à 7 jours sur place, et un budget parmi les plus élevés des Caraïbes.

Saint-Barth en un coup d’œil

RepèreÀ savoir
Où se trouve Saint-Barthélemy ?dans les Petites Antilles (îles du Vent du Nord), entre Saint-Martin au nord-ouest et Saint-Christophe au sud
Statutcollectivité d’outre-mer française depuis 2007 ; pays et territoire d’outre-mer associé à l’Union européenne
Superficie et populationenviron 24 km² ; un peu plus de 10 000 habitants
Chef-lieuGustavia
Languesfrançais ; anglais très parlé dans le tourisme
Monnaieeuro
Décalage avec Paris−5 h en hiver, −6 h en été
Accès depuis Parisvol vers Saint-Martin (environ 8 à 9 h) ou Pointe-à-Pitre, puis vol de 15 min ou 50 min, ou ferry depuis Saint-Martin
Formalités (Français)carte d’identité ou passeport valide ; passeport conseillé en transit par la partie néerlandaise de Saint-Martin, à vérifier avant le départ
Meilleure périodedécembre à avril

Quand partir à Saint-Barthélemy

Le climat est tropical et plutôt sec : il tombe moins de 1 000 mm de pluie par an à Gustavia, nettement moins qu’en Guadeloupe, et l’alizé tempère la chaleur. Les maximales vont de 28 °C en hiver à 31 °C en fin d’été, et la mer reste chaude toute l’année.

Quand partir à Saint-Barthélemy : températures et pluies à GustaviaNormales de Gustavia. Maximales de 28 °C en janvier à 31 °C en septembre. Pluies : 58 mm en janvier, 46 en février, 51 en mars, 58 en avril, 91 en mai, 55 en juin, 79 en juillet, 102 en août, 111 en septembre, 126 en octobre, 108 en novembre, 98 en décembre ; 984 mm par an. Meilleure période de décembre à avril ; août à octobre au cœur de la saison cyclonique.Saint-Barth : quand partir ? (Gustavia)Max. moyen (°C)282829293031313131313028Pluie (mm/mois)5846515891557910211112610898JFMAMJJASONDSaison sèche : la plus favorableCorrect, plus chaudPic de la saison cycloniqueNormales climatiques de Gustavia
Précipitations mensuelles et maximales moyennes à Gustavia, et périodes conseillées.
  • Décembre à avril : saison sèche et haute saison, avec un pic de fréquentation entre Noël et le Nouvel An, quand de nombreux yachts mouillent devant Gustavia. Les régates de printemps attirent aussi beaucoup de monde. Réservez tôt.
  • Mai à juillet : plus chaud, quelques averses, moins de monde et des tarifs plus doux.
  • Août à octobre : cœur de la saison cyclonique (juin à novembre) ; plusieurs hôtels et restaurants ferment pour quelques semaines. L’ouragan Irma a dévasté l’île en 2017 : une assurance annulation adaptée est indispensable à cette période.

Comment se rendre à Saint-Barth

L’île ne reçoit pas de long-courrier : sa piste, courte et encadrée par une colline et la plage de Saint-Jean, n’accepte que de petits avions pilotés par des équipages spécialement qualifiés. Trois options :

  • Via Saint-Martin (le plus courant) : vol depuis Paris vers l’aéroport Princess Juliana, côté néerlandais, puis vol de 15 minutes vers Saint-Barth. Des petites compagnies desservent aussi l’aéroport de Grand-Case, côté français.
  • En ferry depuis Saint-Martin : départs de Philipsburg ou de Marigot vers le port de Gustavia, en un peu moins d’une heure. La traversée peut être agitée par vent fort.
  • Via la Guadeloupe : vol depuis Paris vers Pointe-à-Pitre, puis vol direct d’environ 50 minutes vers Saint-Barth.

Prévoyez une marge confortable entre les deux vols : les bagages volumineux sont limités dans les petits appareils, et les correspondances ne sont pas toujours garanties sur un même billet.

Que voir et que faire

Les plages

L’île compte une quinzaine de plages, toutes publiques, de caractère très différent :

  • Saint-Jean : la plus animée, en bord de baie, au bout de la piste d’atterrissage ; restaurants et sports nautiques.
  • Gouverneur et Grande Saline : au sud, deux grandes plages sauvages sans construction, encadrées de mornes ; peu d’ombre, apportez eau et parasol.
  • Colombier : au nord-ouest, accessible uniquement à pied (sentier d’une vingtaine de minutes depuis Petite Anse) ou en bateau ; eau calme, snorkeling avec les tortues.
  • Flamands : longue plage de sable clair, souvent baignable même quand la mer forme au sud.
  • Shell Beach (anse de Grand Galet) : à pied depuis Gustavia, plage de coquillages pour le coucher du soleil.
  • Grand Cul-de-Sac et Petit Cul-de-Sac : lagon peu profond protégé par la barrière de corail ; kitesurf et planche à voile.
  • Lorient et Marigot : plages plus familiales et calmes sur la côte nord.

Gustavia et le passé suédois

Cédée à la Suède par Louis XVI en 1784, Saint-Barthélemy est restée suédoise près d’un siècle avant de redevenir française en 1878. Le port de Gustavia, nommé en l’honneur du roi Gustave III, garde des plaques de rue bilingues, des maisons de pierre, le clocher suédois, les vestiges des forts Karl et Gustav et un musée territorial installé dans la Wall House. Le tour du port se fait en une heure à pied.

Nature, mer et randonnée

  • La réserve naturelle nationale, créée en 1996, protège les fonds marins autour de l’île : snorkeling et plongée autour des Gros Islets, du Pain de Sucre ou de l’île Fourchue.
  • Les baleines à bosse passent au large en fin d’hiver et au printemps ; sorties en mer avec des opérateurs agréés.
  • Les sentiers de Colombier, de Toiny et du morne Vitet offrent des vues sur les îlots ; partez tôt, il fait vite chaud.
  • Le village de Corossol conserve la tradition des chapeaux et paniers tressés en feuilles de latanier.

Combien de jours et où dormir

L’île se parcourt en voiture en moins d’une demi-heure d’un bout à l’autre : 5 jours suffisent pour voir toutes les plages, 7 jours permettent d’ajouter sorties en mer et randonnées. Beaucoup de voyageurs combinent avec Saint-Martin, à 15 minutes d’avion, pour une semaine plus variée et moins chère.

L’hébergement se répartit entre hôtels de luxe (Saint-Jean, Flamands, Grand Cul-de-Sac), quelques adresses plus simples à Gustavia et Lorient, et surtout des villas avec piscine, louées à la semaine via des agences spécialisées ; voyez comment une conciergerie facilite la location d’une villa. Il n’y a ni camping ni grand complexe hôtelier : les constructions en hauteur sont proscrites.

Budget et déplacements

Saint-Barth est l’une des destinations les plus chères des Caraïbes : la quasi-totalité des produits est importée, et les tarifs hôteliers en haute saison atteignent souvent plusieurs centaines d’euros la nuit, bien davantage pour les grandes villas. Les restaurants pratiquent des prix de station balnéaire haut de gamme. Pour réduire la facture, visez mai-juin ou fin novembre, réservez une villa à plusieurs et faites vos courses au supermarché. Les fourchettes varient fortement selon la saison : comparez avant de réserver.

Il n’y a pas de transports en commun : louez une petite voiture ou un scooter, idéalement réservés avec le logement en haute saison. Les routes sont étroites et pentues, les places de stationnement rares à Gustavia. Les taxis sont peu nombreux et chers.

Formalités, santé et sécurité

Pour un ressortissant français, c’est un voyage en France : la carte d’identité suffit pour Saint-Barth et pour les vols intérieurs aux Antilles françaises, mais un passeport est recommandé si vous transitez par la partie néerlandaise de Saint-Martin. Les ressortissants d’autres pays doivent vérifier leur régime d’entrée. L’île est sûre, avec les précautions d’usage. La dengue est présente aux Antilles : protégez-vous des moustiques. Pendant la saison cyclonique, suivez les consignes de Météo-France et de la préfecture. Saint-Barth étant un territoire français, le ministère des Affaires étrangères ne publie pas de fiche Conseils aux voyageurs pour l’île.

Les îles voisines

Saint-Martin, partagée entre la France et les Pays-Bas, est la porte d’entrée naturelle de Saint-Barth. Saba, île volcanique néerlandaise sans plage, se rejoint depuis Saint-Martin. Plus au sud, la Guadeloupe offre volcan, forêt et plages à des prix plus accessibles : voyez notre guide pratique de la Guadeloupe. Pour d’autres idées, lisez aussi nos infos pratiques pour Saint-Barth et notre sélection de destinations méconnues en outre-mer, ou parcourez la page voyager en Amérique.

Questions fréquentes

Où se trouve Saint-Barthélemy sur la carte du monde ?

Dans la mer des Caraïbes, au nord de l’arc des Petites Antilles, à environ 17,9° de latitude nord. L’île est à 25 km de Saint-Martin, 230 km de la Guadeloupe et environ 6 700 km de Paris.

Quel est le statut de Saint-Barthélemy ?

C’est une collectivité d’outre-mer française depuis 2007 ; elle dépendait auparavant de la Guadeloupe. Elle n’appartient pas à l’Union européenne mais y est associée comme pays et territoire d’outre-mer ; la monnaie est l’euro.

Comment se rendre à Saint-Barth depuis la France ?

Prenez un vol vers Saint-Martin (Princess Juliana) ou Pointe-à-Pitre, puis un petit avion (15 minutes depuis Saint-Martin, 50 minutes depuis la Guadeloupe) ou un ferry depuis Saint-Martin.

Quand partir à Saint-Barthélemy ?

De décembre à avril, pendant la saison sèche. Mai-juin et fin novembre sont de bons compromis, moins chers. Évitez août à octobre, au cœur de la saison cyclonique.

Quel budget pour un séjour à Saint-Barth ?

C’est l’une des îles les plus chères des Caraïbes : vols, hébergement et location de voiture représentent l’essentiel. Les hôtels dépassent souvent plusieurs centaines d’euros la nuit en haute saison ; une villa partagée et la basse saison réduisent nettement la note.