Voyage au Botswana : quand partir, safari, itinéraire et prix

Pour un premier voyage au Botswana, comptez 10 à 12 jours : le delta de l’Okavango, le parc de Chobe et, si possible, les salines du Makgadikgadi ou le Kalahari, avec un détour par les chutes Victoria. La meilleure saison pour le safari va de juin à octobre, quand la saison sèche concentre les animaux autour de l’eau. Le Botswana est l’une des destinations de safari les plus chères d’Afrique : de quelques centaines à plus de mille dollars par personne et par nuit selon le type de camp, beaucoup moins en autotour avec camping.

Le Botswana en un coup d’œil

RepèreCe qu’il faut savoir
CapitaleGaborone, au sud-est
LanguesAnglais (officielle) et setswana (langue nationale)
MonnaiePula (BWP) ; cartes bancaires acceptées dans les villes et la plupart des lodges
Décalage avec Paris+1 h en hiver, aucun en été
Vol depuis ParisPas de vol direct ; en général via Johannesburg (environ 11 h de vol direct depuis Paris), puis vol vers Maun, Kasane ou Gaborone
FormalitésSans visa pour un Français ; passeport valable 6 mois après l’entrée
SantéPaludisme dans le nord (Okavango, Chobe) : traitement préventif à discuter avec un médecin
Meilleure périodeJuin à octobre pour le delta et Chobe ; décembre à mars pour le Kalahari et le Makgadikgadi
ConduiteÀ gauche, permis international obligatoire

Quand partir au Botswana ?

Le Botswana a un climat semi-aride avec une saison des pluies estivale, de novembre à mars. À Kasane, porte d’entrée du parc de Chobe, il ne tombe presque rien de mai à septembre, contre près de 200 mm en janvier. Les journées sont chaudes toute l’année (26 °C de maximale en juillet, 36 °C en octobre), mais les nuits d’hiver austral sont fraîches, autour de 8 à 9 °C en juin-juillet, et peuvent descendre plus bas dans le Kalahari.

Quand partir au Botswana : pluie et températures à Kasane (Chobe)Températures maximales moyennes à Kasane de 26 °C en juin-juillet à 36 °C en octobre, pluie mensuelle de presque 0 mm en juillet à 193 mm en janvier (normales 1991-2020). Saison sèche idéale pour le safari de juin à octobre, intersaisons en avril-mai et novembre, saison verte et pluvieuse de décembre à mars.Kasane : maximales (°C) et pluie (mm)Maximales moyennes (°C)Pluie (mm par mois)31193J31139F30118M3052A298M268J261J305A346S3624O34108N32152DJuin-oct. : saison sèche, safari optimalAvril-mai, nov. : intersaisonDéc.-mars : saison verte, pluiesNormales 1991-2020, station de Kasane
Climat du Botswana : les nuits de juin-juillet descendent vers 8-9 °C ; octobre est le mois le plus chaud avant le retour des pluies.
  • Juin à octobre : saison sèche et haute saison. La végétation est clairsemée, les animaux se regroupent près des points d’eau et le long de la rivière Chobe ; c’est aussi la période où la crue annuelle remplit le delta de l’Okavango, en provenance de l’Angola. Septembre-octobre, très chauds, sont excellents pour l’observation.
  • Décembre à mars : saison verte. Pluies d’orage, paysages verdoyants, naissances, oiseaux migrateurs, et tarifs souvent plus bas dans les camps. C’est la meilleure période pour le Kalahari central et les salines de Nxai et du Makgadikgadi, où se rassemblent zèbres et gnous.
  • Avril-mai et novembre : intersaisons, avec moins de monde et des prix intermédiaires.

Les grands espaces du Botswana

  • Delta de l’Okavango : un delta intérieur qui se perd dans le Kalahari sans jamais atteindre la mer, inscrit à l’Unesco en 2014, le 1 000e site de la liste. On l’explore en mokoro (pirogue), à pied avec un guide, en bateau ou depuis des camps accessibles seulement en petit avion. La réserve de Moremi en protège la partie orientale.
  • Parc national de Chobe, au nord : connu pour ses très grands troupeaux d’éléphants, observables en 4×4 et en bateau sur la rivière Chobe, au départ de Kasane. Plus au sud, la zone de Savuti est plus isolée.
  • Salines du Makgadikgadi et de Nxai : immenses étendues de sel, baobabs centenaires, et migration de zèbres pendant la saison des pluies.
  • Réserve du Kalahari central : désert de savane parmi les plus grandes réserves d’Afrique, pour voyageurs autonomes en 4×4 ou en camp mobile.
  • Collines de Tsodilo, au nord-ouest : des milliers de peintures rupestres, inscrites à l’Unesco, dans un lieu sacré pour les San.

Combien de jours et quel itinéraire ?

  1. Jours 1-2 : arrivée à Maun via Johannesburg, vol panoramique ou excursion en mokoro dans le delta.
  2. Jours 3-5 : Okavango, dans un camp du delta ou de Moremi.
  3. Jours 6-7 : Makgadikgadi ou Nxai Pan, selon la saison.
  4. Jours 8-10 : Chobe au départ de Kasane, safaris en 4×4 et croisière sur la rivière.
  5. Jours 11-12 : chutes Victoria, à environ une heure et demie de route de Kasane, côté Zimbabwe ou Zambie, avant le vol retour.

Avec moins de temps, une semaine suffit pour combiner l’Okavango et Chobe en avion léger. Le Botswana se combine aussi avec la Namibie par la bande de Caprivi, ou avec la Zambie et le Zimbabwe pour les chutes Victoria.

Comment voyager et se déplacer au Botswana ?

Il existe trois grandes façons de voyager, qui déterminent l’essentiel du budget.

  • Safari en camps « fly-in » : des petits avions relient Maun et Kasane aux camps du delta et des réserves, qui incluent repas et activités guidées. C’est la formule la plus simple et la plus chère.
  • Safari mobile accompagné : un guide et une équipe montent le camp chaque soir sous tente. Bon compromis entre confort et prix.
  • Autotour en 4×4 avec tente de toit : la formule la plus économique, à réserver aux conducteurs expérimentés. Les pistes de sable sont exigeantes, les stations-service très espacées et les campings des parcs souvent à réserver longtemps à l’avance.

Pour l’autotour, le ministère des Affaires étrangères recommande de rouler de jour uniquement, d’avoir un GPS, un téléphone satellite, 5 litres d’eau par personne, une seconde roue de secours, et si possible de voyager à deux véhicules. La conduite se fait à gauche, la vitesse est limitée à 120 km/h sur route goudronnée et le permis international est indispensable en plus du permis français. Il n’y a pas de vrai réseau de transports en commun, seulement des bus entre les villes principales. Dans les parcs, ne descendez jamais de voiture sans autorisation.

Quel budget pour un safari au Botswana ?

Le Botswana mise sur un tourisme à faible nombre de visiteurs et à prix élevés, surtout dans le delta de l’Okavango. À titre indicatif, et hors vol international, les prix observés chez les agences spécialisées se situent dans ces ordres de grandeur par personne et par nuit, en haute saison :

FormuleOrdre de grandeur par personne et par nuit
Autotour en 4×4 avec campingLocation du 4×4 et carburant, plus quelques dizaines de dollars d’emplacement et de droits d’entrée
Safari en groupe sous tenteEnviron 300 à 350 dollars
Safari mobile privé ou camp de milieu de gammeEnviron 500 à 1 100 dollars
Camp de luxe accessible en avionÀ partir de 1 500 dollars, souvent beaucoup plus

La saison verte, de décembre à mars, permet souvent d’obtenir des tarifs nettement plus bas dans les mêmes camps. Comparez aussi avec les safaris d’Afrique de l’Est : notre guide pour choisir un safari en Tanzanie et celui sur les parcs nationaux du Kenya donnent des repères.

Formalités, santé et sécurité

Les Français n’ont pas besoin de visa : une autorisation de séjour gratuite, de 90 jours au plus, est accordée à la frontière, avec un passeport valable au moins six mois après l’entrée. Vérifiez la durée tamponnée par l’agent, qui est laissée à sa discrétion. Un parent voyageant avec un enfant mineur doit présenter une copie intégrale de l’acte de naissance, et une autorisation de l’autre parent s’il voyage seul avec lui. L’achat ou le transport d’ivoire est interdit, et toute partie d’animal (corne, griffe, peau) exige un reçu d’un magasin agréé.

Le pays est placé en vigilance renforcée sur l’ensemble du territoire, non à cause d’un conflit mais parce que les secours et les soins sont éloignés et limités : accidents de la route, animaux sur la chaussée, conduite de nuit. Les vols à l’arraché existent à Gaborone, Francistown et Maun. Une assurance couvrant l’évacuation sanitaire est indispensable dans les zones de safari. Le paludisme est endémique dans les districts du nord (Ngamiland, Okavango, Chobe), présent dans le centre et l’est, très faible au sud. Consultez les Conseils aux voyageurs avant le départ.

Histoire et repères sur le pays

Avant l’indépendance, le pays s’appelait Bechuanaland : un protectorat britannique établi en 1885. Il est devenu indépendant le 30 septembre 1966 sous le nom de Botswana, avec Seretse Khama pour premier président. Sa devise nationale, Pula, signifie « pluie » en setswana, ou « que tombent les pluies », un souhait précieux dans un pays semi-aride ; c’est aussi le nom de la monnaie. Le pays couvre 581 730 km², un peu plus que la France métropolitaine, pour environ 2,4 millions d’habitants, les Botswanais (ou Batswana). La population est en majorité chrétienne.

La richesse du Botswana vient d’abord des diamants, découverts peu après l’indépendance et exploités notamment à Orapa et Jwaneng, puis du tourisme. Cette rente, gérée par un État stable, a fait du pays l’une des économies les plus solides d’Afrique australe, voisine de l’Afrique du Sud. Pour d’autres destinations du continent, voyez notre page voyager en Afrique.

Questions fréquentes

Quand se rendre au Botswana ?

De juin à octobre pour le delta de l’Okavango et Chobe, en pleine saison sèche. De décembre à mars pour le Kalahari et les salines, en saison verte, avec des prix plus bas mais de fortes pluies dans le nord.

Quel est l’ancien nom du Botswana ?

Le Bechuanaland, protectorat britannique de 1885 jusqu’à l’indépendance du 30 septembre 1966.

Quelle est la langue nationale du Botswana ?

Le setswana. L’anglais est la langue officielle, utilisée dans l’administration et le tourisme.

Quel pays a pour devise « que tombent les pluies » ?

Le Botswana, dont la devise nationale est Pula, « pluie » en setswana. Le mot désigne aussi la monnaie du pays.

Peut-on visiter le Botswana sans agence ?

Oui, en autotour en 4×4 avec tente de toit, à condition d’avoir l’expérience de la conduite sur sable et de réserver les campings des parcs très tôt. Pour le cœur du delta de l’Okavango, accessible surtout en avion, un camp ou un opérateur local reste nécessaire.