Voyage au Zimbabwe : chutes Victoria, safaris, quand partir

Le Zimbabwe se visite pour les chutes Victoria et pour des safaris parmi les mieux encadrés d’Afrique australe, à Hwange et Mana Pools, auxquels s’ajoutent les ruines de Grand Zimbabwe. Partez de mai à octobre, en saison sèche ; comptez 8 à 10 jours pour les chutes et Hwange, deux semaines pour un tour plus complet. Il n’existe pas de vol direct depuis Paris. Le visa s’obtient en ligne ou à l’arrivée et le pays n’est pas déconseillé, à l’exception de deux zones précises.

Le Zimbabwe en un coup d’œil

RepèreÀ savoir
CapitaleHarare
Languesseize langues officielles, dont l’anglais (langue de l’administration et du tourisme), le shona et le ndébélé
Monnaiemonnaie locale peu utilisée par les voyageurs ; le dollar américain est accepté presque partout ; emportez des billets récents
Décalage avec Paris+1 h en hiver, aucun en été (UTC+2 toute l’année)
Vol depuis Parispas de vol direct ; Harare via Addis-Abeba, Dubaï, Doha, Nairobi ou Johannesburg ; Victoria Falls surtout via Johannesburg
Formalités (Français)passeport et visa (en ligne sur evisa.gov.zw ou à l’arrivée) ; visa KAZA possible pour combiner Zimbabwe et Zambie ; à vérifier avant le départ
Meilleure périodemai à octobre ; août à octobre pour observer la faune
Superficie390 745 km², environ 70 % de la France métropolitaine

Quand partir au Zimbabwe ?

Le pays est un haut plateau : Harare est à près de 1 500 m d’altitude, ce qui tempère la chaleur. La saison sèche, de mai à octobre, est la meilleure pour voyager. De mai à juillet, les journées sont ensoleillées et douces, mais les nuits sont froides (6 à 7 °C en moyenne en juin-juillet à Victoria Falls et à Harare) : prévoyez une polaire pour les safaris du matin. D’août à octobre, la végétation se raréfie et les animaux se concentrent près des points d’eau ; c’est la période idéale pour Hwange et Mana Pools, mais octobre dépasse souvent 33 °C dans la vallée du Zambèze. De novembre à mars, les orages rendent certaines pistes difficiles et plusieurs camps ferment, notamment à Mana Pools.

Climat de Victoria Falls : températures maximales et pluies par mois, et meilleure période pour le ZimbabweNormales 1961-1990 de Victoria Falls. Maximales moyennes de 25 °C en juin-juillet à 33 °C en octobre. Saison des pluies de novembre à mars, avec 174 mm en décembre et 168 mm en janvier ; aucune pluie de juin à août. Meilleure période de mai à octobre, avril et novembre en intersaison.Victoria Falls : quand partir au Zimbabwe ?Maximales moyennes (°C)Pluie (mm par mois)30168J29126F3070M2924A273M251J250J280A322S3327O3264N30174DSaison sèche : safaris, meilleure périodeIntersaisonSaison des pluies (verte)Juin-juillet : nuits vers 6 °C. Chutes au plus fort en avril.
Températures maximales moyennes et précipitations mensuelles à Victoria Falls (normales 1961-1990) et saisons de voyage au Zimbabwe.

Les chutes Victoria suivent un autre calendrier : le Zambèze est au plus haut de février à mai, avec un pic vers avril. Le spectacle est alors puissant, mais les embruns masquent une partie de la vue et trempent les visiteurs. En fin de saison sèche (octobre-novembre), le débit baisse fortement, surtout côté zambien, tandis que le côté zimbabwéen garde un rideau d’eau visible toute l’année.

Combien de jours et quel itinéraire ?

  • 5 jours : Victoria Falls (2 jours) et le parc national de Hwange (3 jours), à environ deux heures de route.
  • 10 jours : Victoria Falls, Hwange, puis les collines de Matobo et Bulawayo, avant un vol de retour depuis Bulawayo ou Harare.
  • 14 jours : ajoutez Grand Zimbabwe et Masvingo, ou un séjour en canoë et à pied à Mana Pools, dans la vallée du Zambèze.

Les voyageurs combinent souvent les chutes avec une journée au parc de Chobe, au Botswana, à environ une heure de route de Victoria Falls, ou avec Livingstone, côté Zambie.

Que voir au Zimbabwe ?

Les chutes Victoria

Les Mosi-oa-Tunya (« la fumée qui gronde ») forment un front de 1 708 m de large et tombent de 108 m dans une gorge étroite ; c’est l’une des plus grandes chutes du monde par la surface de leur rideau d’eau. Elles sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1989, avec la Zambie. Côté Zimbabwe, un sentier longe la falaise face aux chutes, avec une quinzaine de points de vue. La ville de Victoria Falls propose aussi des croisières au coucher du soleil sur le Zambèze, du rafting, du saut à l’élastique depuis le pont et des survols en hélicoptère. Pour les sports d’aventure, vérifiez le sérieux de l’opérateur et votre assurance.

Hwange

Le plus grand parc national du pays (environ 14 650 km²) est réputé pour ses très grands troupeaux d’éléphants, surtout en fin de saison sèche autour des points d’eau alimentés par des pompes. Lions, girafes, buffles, hyènes et lycaons y sont aussi présents. Les camps se répartissent entre la zone de Main Camp, la plus accessible, et des concessions privées plus isolées.

Mana Pools et le lac Kariba

Dans la vallée du Zambèze, au nord, le parc de Mana Pools est inscrit à l’Unesco depuis 1984. On y pratique le safari à pied et le canoë, entre éléphants, hippopotames et buffles, sous de grands arbres d’acacias. Le lac Kariba, immense réservoir sur le Zambèze, se découvre en bateau-maison.

Grand Zimbabwe

Près de Masvingo, au sud-est, les ruines de Grand Zimbabwe sont les plus vastes constructions en pierre sèche d’Afrique subsaharienne. Cette capitale d’un royaume shona, florissante entre le XIe et le XVe siècle, a donné son nom au pays. On y visite le Grand Enclos et sa tour conique, ainsi que le complexe de la Colline. Le site est inscrit au patrimoine mondial depuis 1986, comme les ruines de Khami, près de Bulawayo.

Les collines de Matobo

Au sud de Bulawayo, les Matobo (Matopos) alignent des dômes et des rochers en équilibre, avec de nombreuses peintures rupestres (Unesco depuis 2003). Le parc national abrite des rhinocéros que l’on peut approcher à pied avec un guide. Cecil Rhodes y est enterré, au sommet de World’s View.

Les Eastern Highlands

À l’est, le long de la frontière mozambicaine, les monts Nyanga et Chimanimani offrent un climat frais, des forêts, des cascades et des randonnées. Le Quai d’Orsay rappelle que la frontière nord avec le Mozambique est minée : ne quittez pas les routes principales dans cette zone.

Est-il dangereux d’aller au Zimbabwe ?

Selon le Quai d’Orsay, le niveau de délinquance y est globalement faible ; la petite délinquance se concentre à la tombée de la nuit. Le Quai d’Orsay déconseille seulement, sauf raison impérative, deux zones : les champs diamantifères de Marange, à environ 50 km au sud-ouest de Mutare, et la frontière nord avec le Mozambique, en raison des mines antipersonnel.

  • Route : le premier risque. Routes dégradées, sans éclairage, bétail et animaux sauvages sur la chaussée : évitez de conduire de nuit et les longues pistes isolées.
  • Villes : à Harare, ne marchez pas dans le centre la nuit ; prudence aux abords des distributeurs et des grands hôtels, et sur la route de l’aéroport pour les vols de nuit.
  • Barrages de police : fréquents, y compris en ville ; restez calme et courtois.
  • Politique : évitez toute déclaration ou activité politique, y compris en ligne, et les rassemblements.
  • Baignade : à proscrire dans les lacs et rivières (crocodiles, hippopotames, parasites).
  • Parcs : ne descendez jamais du véhicule hors des zones prévues et ne randonnez pas seul.

Une assurance voyage couvrant l’évacuation sanitaire est indispensable, les hôpitaux de qualité étant rares hors de Harare. Le paludisme est présent dans les zones basses (vallée du Zambèze, Hwange, Victoria Falls). Lisez la fiche Conseils aux voyageurs du Zimbabwe avant le départ, la situation pouvant évoluer.

Visa, argent et budget

Le visa se demande en ligne sur le portail officiel evisa.gov.zw ou s’obtient à l’arrivée, payé en dollars américains en espèces ; le pré-enregistrement en ligne est recommandé. Le visa KAZA, délivré notamment aux aéroports de Victoria Falls et de Harare et au pont de Victoria Falls, couvre le Zimbabwe et la Zambie pendant 30 jours ainsi que les excursions à la journée au Botswana par Kazungula. Les tarifs évoluent : à vérifier avant le départ.

Le dollar américain sert de monnaie de référence pour les voyageurs. Emportez des billets en petites coupures et récents : les billets anciens, en particulier les vieux billets de 100 dollars, sont souvent refusés. Les cartes Visa et Mastercard sont acceptées dans les hôtels et lodges de Harare et de Victoria Falls, et quelques distributeurs délivrent des dollars. À la sortie du pays, la somme en devises est plafonnée.

Le Zimbabwe n’est pas une destination bon marché : les lodges de safari en pension complète, les droits d’entrée des parcs et les transferts constituent l’essentiel du budget. En voyage indépendant, la combinaison hébergements en ville, location de voiture et camps nationaux de Hwange reste plus abordable, à condition de ne pas rouler de nuit.

Rhodésie, langues et repères

Le pays s’appelait la Rhodésie du Sud sous la colonisation britannique, du nom de Cecil Rhodes, dont la compagnie occupa la région à partir de 1890. Après une déclaration unilatérale d’indépendance du pouvoir blanc en 1965 et une guerre de libération, il devient indépendant sous le nom de Zimbabwe le 18 avril 1980. La Rhodésie du Nord, elle, est devenue la Zambie. La majorité de la population parle le shona ; le ndébélé domine dans le sud-ouest, autour de Bulawayo. La population est très majoritairement chrétienne. Pour dire bonjour en shona : « mhoro » (ou « mhoroi », plus poli).

Autour du Zimbabwe

Le Zimbabwe se combine avec le delta de l’Okavango et Chobe au Botswana, avec la Zambie et le parc de South Luangwa, ou avec l’Afrique du Sud, porte d’entrée aérienne la plus pratique. Pour comparer les safaris d’Afrique de l’Est, lisez nos conseils pour choisir un safari en Tanzanie et notre sélection des parcs nationaux du Kenya. Retrouvez tous les pays sur notre page voyager en Afrique.

Questions fréquentes

Faut-il voir les chutes Victoria côté Zimbabwe ou côté Zambie ?

Le côté zimbabwéen offre la vue frontale la plus large et un rideau d’eau visible toute l’année. Le côté zambien permet d’approcher le bord des chutes et, en basses eaux, la Devil’s Pool. Avec un visa KAZA, on peut voir les deux en une journée.

Est-il dangereux de voyager au Zimbabwe ?

Pas pour un voyage touristique classique : la délinquance est faible et seules deux zones sont déconseillées sauf raison impérative (Marange et la frontière nord avec le Mozambique). Les principaux risques sont la route de nuit et les cambriolages à Harare.

Faut-il un visa pour le Zimbabwe ?

Oui. Il se demande en ligne sur evisa.gov.zw ou à l’arrivée, en dollars américains. Le visa KAZA couvre aussi la Zambie. Conditions et tarifs à vérifier avant le départ.

Quel était l’ancien nom du Zimbabwe ?

La Rhodésie du Sud, puis la Rhodésie. Le pays a pris le nom de Zimbabwe à son indépendance, le 18 avril 1980, en référence au site de Grand Zimbabwe.

Quelle langue parle-t-on au Zimbabwe ?

La Constitution reconnaît seize langues officielles. L’anglais est la langue de l’administration et du tourisme ; le shona et le ndébélé sont les plus parlés. Le français n’est quasiment pas pratiqué.