Mongolie : voyager dans la steppe, quand partir et itinéraire
Pour voir la steppe mongole, partez entre juin et août et comptez 10 à 15 jours : la prairie est verte, les familles nomades sont installées dans leurs campements d’été et les pistes sont praticables. La steppe commence dès la sortie d’Oulan-Bator ; ses paysages les plus typiques se trouvent au centre du pays, dans la vallée de l’Orkhon, autour de Kharkhorin et jusqu’au parc de Hustai. Il n’existe pas de vol direct depuis Paris, mais les Français n’ont pas besoin de visa pour un séjour touristique de 30 jours maximum (régime à vérifier avant le départ).
La Mongolie en un coup d’œil
| Capitale | Oulan-Bator (Ulaanbaatar), environ 1,8 million d’habitants, à 1 350 m d’altitude |
| Langue | Mongol (écrit en cyrillique) ; l’anglais est peu parlé hors de la capitale |
| Monnaie | Tugrik (MNT) ; espèces indispensables en dehors des villes |
| Décalage avec Paris | +7 h en hiver, +6 h en été (UTC+8) |
| Vol depuis Paris | Pas de vol direct ; au moins une escale (Istanbul, Séoul, Pékin ou Francfort, selon les compagnies et les saisons) |
| Formalités | Sans visa pour un séjour touristique de 30 jours maximum, prolongeable sur place ; à vérifier avant le départ |
| Meilleure période | Juin à août pour la steppe ; septembre pour les couleurs d’automne, nuits déjà froides |
| Vigilance | Vigilance renforcée sur tout le territoire (distances, routes, secours), aucune zone formellement déconseillée |
Qu’est-ce que la steppe mongole ?
La steppe est une prairie sans arbres, couverte d’herbes rases, qui occupe une grande partie du pays entre la taïga du nord et le désert de Gobi au sud. On y vit d’élevage : chevaux, moutons, chèvres, bovins et yacks, chameaux dans le sud. Ces « cinq museaux » fournissent la viande, le lait, le feutre des yourtes (ger) et les déplacements. Les familles changent de pâturage au fil des saisons, souvent deux à quatre fois par an, et démontent leur ger en quelques heures.
Les paysages varient beaucoup selon la région : steppe vallonnée et rivières dans le centre (Arkhangai, Övörkhangai), steppe sèche qui se mêle au Gobi au sud, grandes plaines quasi plates à l’est (Dornod), steppe de montagne au pied de l’Altaï à l’ouest. Un voyage « steppe » classique combine donc souvent le centre du pays avec le Gobi.
Quand partir en Mongolie ?
Le climat est continental extrême. À Oulan-Bator, les normales 1991-2020 donnent des maxima moyens de 25 °C en juillet et de -15,5 °C en janvier, avec des minima moyens de -25,6 °C en janvier. L’hiver dure près de huit mois et le Quai d’Orsay rappelle que les températures peuvent descendre à -40 °C. Il pleut peu (273 mm par an), surtout de juin à août, sous forme d’averses qui verdissent la steppe.
Juillet est le mois le plus demandé, avec le Naadam (lutte, tir à l’arc, courses de chevaux), célébré à partir du 11 juillet à Oulan-Bator et dans les provinces. Juin et fin août sont plus calmes. En septembre, les mélèzes jaunissent mais le gel nocturne revient. Le festival de l’aigle des Kazakhs de Bayan-Ölgii a lieu début octobre, dans l’Altaï.
Combien de jours et itinéraire type dans la steppe
Comptez une semaine pour un aperçu autour de la capitale et de la vallée de l’Orkhon, 10 à 15 jours pour ajouter le Gobi, trois semaines pour le lac Khövsgöl ou l’Altaï. Les distances sont longues et les pistes lentes : prévoyez rarement plus de 200 à 300 km par jour.
- Jours 1-2 : Oulan-Bator (monastère de Gandan, Musée national), puis parc national de Gorkhi-Terelj, à l’est de la capitale, pour une première nuit en ger.
- Jours 3-4 : parc de Hustai (Khustain Nuruu), à l’ouest, où vivent les chevaux de Przewalski (takhi) réintroduits ; dunes d’Elsen Tasarkhai.
- Jours 5-7 : Kharkhorin, l’ancienne Karakorum, et le monastère d’Erdene Zuu, au cœur du paysage culturel de la vallée de l’Orkhon inscrit à l’Unesco ; chute d’eau de l’Orkhon.
- Jours 8-11 : descente vers le Gobi : falaises de Bayanzag, gorge de Yolyn Am, dunes de Khongoryn Els.
- Jours 12-14 : retour vers Oulan-Bator par le Gobi central (formations de Tsagaan Suvarga) ou vol intérieur depuis Dalanzadgad.
Que voir et que faire en Mongolie
Vivre la steppe au quotidien
La plupart des voyageurs dorment dans des camps de ger aménagés ou chez des familles d’éleveurs, contre rémunération. Sous la ger, on circule dans le sens des aiguilles d’une montre, on évite de marcher sur le seuil et on reçoit le bol de thé au lait salé (suutei tsai) de la main droite. En été, les familles proposent l’airag, lait de jument fermenté. Les balades à cheval de quelques heures à plusieurs jours sont proposées presque partout ; les chevaux mongols sont petits, rustiques et parfois nerveux.
Grands sites
- Vallée de l’Orkhon : prairies, rivière, vestiges de Karakorum et du monastère d’Erdene Zuu, classés au patrimoine mondial.
- Parc de Hustai : steppe de collines, chevaux de Przewalski observables au crépuscule.
- Arkhangai : steppe verte, lac Terkhiin Tsagaan et volcan éteint Khorgo.
- Gobi : grandes dunes de Khongoryn Els, falaises rouges de Bayanzag connues pour leurs fossiles de dinosaures, gorge de Yolyn Am.
- Lac Khövsgöl, au nord : eaux claires, forêts de mélèzes, éleveurs de rennes de la taïga plus loin.
- Altaï et Bayan-Ölgii, à l’ouest : glaciers du parc Altai Tavan Bogd, chasseurs à l’aigle kazakhs.
Se déplacer et s’organiser
Hors d’Oulan-Bator, le réseau goudronné est limité et beaucoup de trajets se font sur piste. Le Quai d’Orsay déconseille la location de voiture sans chauffeur et la conduite de nuit ; la grande majorité des voyageurs circulent en 4×4 ou en minibus russe UAZ avec chauffeur, et souvent un guide-interprète, via une agence locale. Des minibus publics relient les capitales de province, et des vols intérieurs desservent notamment le Gobi et l’ouest. Le Transmongolien traverse le pays du nord au sud, de la frontière russe à la frontière chinoise.
Prévoyez des vêtements chauds même en juillet (minima moyens de 13 °C environ en juillet à Oulan-Bator, nettement moins en altitude et dès la fin août), un bon sac de couchage adapté aux nuits fraîches si vous campez, des espèces en tugriks et une batterie externe : l’électricité est rare dans la steppe.
Budget
Le poste principal est le véhicule avec chauffeur, partagé entre les participants : voyager à trois ou quatre divise nettement le coût. Les nuits en camp de ger et les repas chez l’habitant sont modestes, la capitale est plus chère. Demandez plusieurs devis à des agences locales en précisant le kilométrage, le carburant, les repas et l’hébergement inclus, et budgétisez une marge pour les imprévus mécaniques.
Sécurité et santé
La Mongolie est placée en vigilance renforcée en raison des distances, de l’état des routes et de la faiblesse des structures médicales : depuis certaines zones, les secours peuvent mettre plus de 15 heures pour rejoindre Oulan-Bator. Une assurance voyage couvrant le rapatriement est fortement recommandée. Autres points signalés : vols à la tire en ville, interdiction de boire de l’alcool en public, passeport à porter sur soi en permanence, autorisation nécessaire pour les zones frontalières. Consultez la fiche Conseils aux voyageurs pour la Mongolie, à vérifier avant le départ.
Prolonger le voyage
Les steppes se prolongent à l’ouest vers le Kazakhstan et les montagnes du Kirghizistan, autre pays de yourtes et de chevaux, plus facile d’accès depuis l’Europe. Au sud, le Transmongolien continue vers Pékin : notre page voyager en Chine aide à préparer cette suite. Avec six à sept heures de décalage, quelques conseils pour limiter le décalage horaire sont utiles avant la première journée de piste. Toutes nos destinations du continent se trouvent sur la page Asie.
Questions fréquentes
Où se trouve la steppe en Mongolie ?
Sur une grande partie du pays : au centre (vallée de l’Orkhon, Arkhangai, Hustai), à l’est (plaines du Dornod) et en lisière du Gobi au sud. La plus accessible commence à une heure ou deux de route d’Oulan-Bator.
Quelle est la meilleure période pour voir la steppe mongole ?
De juin à août : herbe verte, campements d’été, températures douces le jour. Juillet coïncide avec le Naadam, plus animé et plus cher.
Faut-il un visa pour la Mongolie ?
Non pour un séjour touristique de 30 jours maximum, avec prolongation possible sur place. Vérifiez la règle en vigueur sur diplomatie.gouv.fr avant de partir.
Peut-on dormir chez les nomades ?
Oui, chez des familles d’éleveurs qui accueillent des voyageurs, généralement organisé par une agence ou un guide, ou dans des camps de ger aménagés pour les visiteurs.
Peut-on voyager seul dans la steppe ?
C’est possible avec les minibus publics entre capitales de province, mais lent et peu flexible. La conduite sans chauffeur est déconseillée : la formule la plus courante reste le 4×4 avec chauffeur.
