Que faire à Kyoto : temples, quartiers et excursions, avec un programme de 3 jours

Ruelle traditionnelle japonaise aux maisons de bois et lanternes allumées à la tombée du jour, une femme en kimono de dos au loin

À Kyoto, organisez vos visites par quartier plutôt que par liste : le sanctuaire Fushimi Inari et ses milliers de portiques au sud-est, le temple Kiyomizu-dera et les ruelles de Higashiyama à l’est, Gion le soir, le Pavillon d’argent et le chemin de la philosophie au nord-est, le Pavillon d’or au nord-ouest, la bambouseraie et les jardins d’Arashiyama à l’ouest. Trois jours pleins suffisent pour l’essentiel, quatre ou cinq avec Nara ou les montagnes de Kurama. Le principal conseil : arriver sur les sites les plus fréquentés avant 8 h.

Ce guide détaille chaque quartier avec les lieux à voir, le temps de visite à prévoir et le meilleur moment de la journée. Pour la saison, le budget et les règles d’entrée dans le pays, reportez-vous à notre guide de voyage au Japon. Rappel en une phrase : les cerisiers fleurissent en général fin mars-début avril et les érables rougissent vers la fin novembre, deux périodes très demandées.

Les visites de Kyoto en un tableau

LieuQuartierDuréeMeilleur moment
Fushimi Inari-taishaSud-est1 h (bas) à 3 h (sommet)Avant 8 h ou en soirée
Kiyomizu-deraHigashiyama1 h à 1 h 30Dès l’ouverture, à 6 h
Sannenzaka et NinenzakaHigashiyama1 hTôt le matin
Gion et PontochoCentre-est2 hEn fin de journée
Ginkaku-ji et chemin de la philosophieNord-est2 h 30Après-midi
Kinkaku-jiNord-ouest45 minÀ l’ouverture, à 9 h
Ryoan-jiNord-ouest45 minMatin ou fin d’après-midi
Bambouseraie et Tenryu-jiArashiyamaDemi-journéeAvant 8 h
Château de NijoCentre1 h 30En semaine, en matinée
Marché NishikiCentre1 hEn fin de matinée
Durées indicatives, hors temps de trajet. Horaires d’ouverture à vérifier sur le site de chaque temple.

Au sud-est : Fushimi Inari, Tofuku-ji et Sanjusangen-do

Fushimi Inari-taisha est le sanctuaire shinto aux milliers de portiques (torii) vermillon, offerts par des entreprises et des particuliers, qui forment des tunnels sur les pentes du mont Inari. Il est ouvert jour et nuit et l’entrée est gratuite. Depuis la gare de Kyoto, la ligne JR Nara rejoint la gare d’Inari en 5 minutes environ (prenez un train local, les rapides ne s’y arrêtent pas) ; la gare Fushimi-Inari de la ligne Keihan est aussi à quelques minutes à pied.

Le premier quart d’heure, entre le sanctuaire principal et les doubles rangées de portiques, concentre presque toute la foule. Au-delà du carrefour de Yotsutsuji, à mi-pente, elle se raréfie nettement et la vue s’ouvre sur la ville. La boucle jusqu’au sommet, à 233 m, demande 2 à 3 heures aller-retour, avec beaucoup de marches. Le plus tôt possible le matin, avant 8 h, ou à la tombée du jour, quand les lanternes s’allument, la marche est bien plus agréable.

À une station de là par la même ligne JR, le temple zen Tofuku-ji est célèbre pour son pont couvert qui enjambe un vallon d’érables : en novembre, venez à l’ouverture. Plus au nord, près du musée national, Sanjusangen-do abrite dans une salle de bois d’environ 120 m de long 1 001 statues de la déesse Kannon alignées. La visite prend 30 à 45 minutes ; les photos sont interdites à l’intérieur.

Sentier en escalier passant sous une longue file de portiques vermillon dans une forêt, un randonneur de dos au loin

À l’est : Kiyomizu-dera et les ruelles de Higashiyama

Kiyomizu-dera, accroché à flanc de colline, ouvre tous les jours à 6 h, bien plus tôt que la plupart des temples ; l’heure de fermeture varie selon la saison et les ouvertures nocturnes. Sa grande terrasse de bois sur pilotis domine la ville et une forêt d’érables. Entre 6 h et 8 h, vous la partagerez avec quelques habitués ; à partir de 9 h, les groupes arrivent et la rue d’accès, fermée aux voitures en journée, devient bondée.

En redescendant, les rues pavées en escalier de Sannenzaka et Ninenzaka, bordées de maisons de bois, de boutiques de céramique et de salons de thé, mènent vers le temple Kodai-ji, dont les jardins sont illuminés certains soirs au printemps et à l’automne, puis au parc Maruyama, au sanctuaire Yasaka-jinja (accès libre, ouvert en permanence) et au vaste temple Chion-in, à la porte monumentale. Comptez une demi-matinée pour l’ensemble à pied, sans compter les entrées payantes.

Gion et Pontocho, en fin de journée

Gion, le quartier des maisons de thé et des geiko (le nom des geishas à Kyoto), se visite au moment où les lanternes s’allument. Les deux promenades les plus belles sont la rue Hanamikoji, avec ses façades de bois sombre, et le canal de Shirakawa, bordé de saules et de cerisiers. Quelques règles : ne suivez pas et ne photographiez pas de près les geiko et maiko qui se rendent à leurs rendez-vous, et respectez les panneaux qui interdisent l’accès ou les photos dans certaines ruelles privées.

De l’autre côté de la rivière Kamo, Pontocho est une ruelle étroite de restaurants, dont beaucoup installent en été des terrasses sur pilotis au-dessus de la rivière. Les petites adresses se remplissent vite : réservez pour un dîner de cuisine kaiseki, le repas traditionnel en plusieurs services.

Au nord-est : Nanzen-ji, chemin de la philosophie et Ginkaku-ji

Le temple zen Nanzen-ji mêle une grande porte de bois, des sous-temples aux jardins secs et un aqueduc en brique du XIXe siècle, que l’on longe sans payer. De là, le chemin de la philosophie suit un petit canal sur environ 2 km jusqu’au Ginkaku-ji : 30 à 40 minutes de marche, bordées de cerisiers, sans difficulté. Il doit son nom au philosophe Nishida Kitaro, qui l’empruntait chaque jour.

Ginkaku-ji, le Pavillon d’argent, n’a jamais été recouvert d’argent. Ce qui retient l’attention, c’est son jardin : un cône et une mer de sable ratissé, puis un sentier qui monte dans la mousse avec vue sur le pavillon. Il ferme en fin d’après-midi ; arrivez au plus tard une heure avant. Si vous avez le temps, le sanctuaire Heian-jingu, à son grand torii rouge, et son jardin se trouvent à mi-chemin, dans le quartier d’Okazaki.

Au centre : marché Nishiki et château de Nijo

Le marché Nishiki est une rue couverte d’environ 390 m, parallèle à l’avenue Shijo, où se succèdent poissonniers, marchands de pickles, de thé et de couteaux. Les échoppes ferment en fin d’après-midi : venez en fin de matinée pour grignoter une omelette roulée, des brochettes ou du tofu. On mange devant l’étal, pas en marchant.

Le château de Nijo, ancienne résidence des shoguns Tokugawa à Kyoto, est classé au patrimoine mondial avec les autres monuments de l’ancienne capitale. Son palais Ninomaru est connu pour ses parquets « rossignol », qui grincent à chaque pas pour signaler un intrus. Comptez 1 h 30 avec les jardins. Le parc reste ouvert presque toute l’année, mais le palais Ninomaru ferme le mardi en janvier, juillet, août et décembre (le lendemain si le mardi est férié), ainsi qu’autour du Nouvel An : évitez ces jours-là ou vérifiez le calendrier officiel. La station de métro Nijojo-mae, sur la ligne Tozai, est juste en face.

Au nord-ouest : Kinkaku-ji, Ryoan-ji et Ninna-ji

Kinkaku-ji, le Pavillon d’or, se voit depuis la rive opposée de son étang, sur un parcours à sens unique de 30 à 45 minutes. Il est ouvert de 9 h à 17 h ; c’est l’un des sites les plus fréquentés de la ville, venez à l’ouverture ou dans la dernière heure. Il n’est pas desservi par le métro : comptez le bus depuis la gare de Kyoto ou le centre.

À une vingtaine de minutes à pied, Ryoan-ji abrite le plus célèbre jardin sec du Japon : quinze pierres posées sur du gravier ratissé, disposées de telle façon qu’on ne peut jamais les voir toutes depuis la véranda. Asseyez-vous et prenez le temps. Un peu plus loin, Ninna-ji et sa pagode à cinq étages sont surtout appréciés au printemps pour leurs cerisiers tardifs. Le petit tramway Randen relie ce secteur à Arashiyama.

À l’ouest : Arashiyama et Sagano

Depuis la gare de Kyoto, la ligne JR Sagano rejoint la gare de Saga-Arashiyama en 15 à 20 minutes environ. Prévoyez une demi-journée, voire la journée si vous ajoutez le train panoramique ou la descente de la rivière.

  • La bambouseraie : un chemin de quelques centaines de mètres entre de hautes tiges de bambou, en accès libre. Au-delà de 9 h, il est difficile d’y avancer ; avant 8 h, l’ambiance n’a rien à voir.
  • Tenryu-ji : grand temple zen classé à l’Unesco, dont le jardin autour d’un étang, adossé aux collines, est l’un des plus anciens de Kyoto. Une sortie nord donne directement sur la bambouseraie.
  • Okochi-Sanso : l’ancienne villa d’un acteur de cinéma, au bout de la bambouseraie, avec un jardin de colline et une vue sur la ville ; l’entrée comprend un thé.
  • Le pont Togetsukyo et le parc aux singes d’Iwatayama, sur l’autre rive, à une vingtaine de minutes de montée.
  • Plus au nord, Sagano : les temples moins fréquentés de Gio-ji, à la mousse épaisse, et d’Adashino Nenbutsu-ji, aux milliers de statuettes de pierre.
  • Le train panoramique de Sagano remonte les gorges de la rivière Hozu en 25 minutes environ ; il est prudent de réserver en saison. On peut redescendre les gorges en bateau à fond plat, avec des bateliers à la perche.
Allée bordée de hauts bambous au petit matin, deux promeneurs de dos au loin

Kyoto en 3 jours : le programme heure par heure

Kyoto en 3 jours : plan horaire indicatifJour 1 : Fushimi Inari dès 7 h, Tofuku-ji, marché Nishiki, château de Nijo, soirée à Pontocho et Gion. Jour 2 : Kiyomizu-dera à 6 h 30, ruelles de Higashiyama, Nanzen-ji, chemin de la philosophie et Ginkaku-ji. Jour 3 : bambouseraie d’Arashiyama à 7 h, Tenryu-ji, puis Ryoan-ji et Kinkaku-ji.Kyoto en 3 jours, heure par heureJour 1 : sud et centre7 hFushimi Inari, montée vers le sommet10 h 30Tofuku-ji12 h 30Marché Nishiki, déjeuner14 h 30Château de Nijo18 hPontocho et GionJour 2 : Higashiyama6 h 30Kiyomizu-dera8 hSannenzaka, Ninenzaka9 h 30Kodai-ji, Yasaka, Chion-in13 h 30Nanzen-ji15 hChemin de la philosophie, Ginkaku-jiJour 3 : ouest et nord-ouest7 hBambouseraie d’Arashiyama8 h 30Tenryu-ji et son jardin10 h 30Train panoramique ou Okochi-Sanso14 hRyoan-ji15 h 30Kinkaku-ji (Pavillon d’or)Horaires indicatifs, à adapter aux heures d’ouverture
Un plan de trois jours qui regroupe les visites par quartier et place les sites les plus fréquentés tôt le matin.

Ce plan regroupe les sites voisins pour limiter les trajets. Le jour 1 commence par Fushimi Inari avant la foule, puis remonte vers le centre ; s’il tombe un mardi de janvier, juillet, août ou décembre, placez-le un autre jour, le palais du château de Nijo étant alors fermé. Le jour 2 est consacré à pied à l’est de la ville, du Kiyomizu-dera au Ginkaku-ji. Le jour 3 part tôt pour Arashiyama et revient par le nord-ouest grâce au tramway Randen et au bus. Avec un quatrième jour, ajoutez une excursion parmi celles de la section suivante.

Les excursions d’une journée depuis Kyoto

  • Nara, à 45 minutes environ en train : le grand Bouddha du Todai-ji et les cerfs en liberté du parc. Une journée suffit.
  • Uji, au sud, accessible en 15 à 30 minutes selon le train par la ligne JR Nara : le temple Byodo-in et son pavillon du Phénix, et les maisons de thé vert de la région.
  • Kurama et Kibune, au nord, par le petit train Eizan depuis la gare de Demachiyanagi : un sentier forestier d’environ 4 km, assez raide au début, relie le temple de Kurama-dera au village de Kibune et à son sanctuaire ; comptez 2 à 3 heures avec la visite du temple. En été, les restaurants de Kibune installent leurs tables au-dessus du torrent.
  • Osaka, à une quinzaine de minutes en Shinkansen, pour une soirée de cuisine de rue à Dotonbori.

Pour intégrer Kyoto dans un circuit plus large, voyez notre itinéraire de 10 jours au Japon, qui relie Tokyo, Kyoto, Nara et Hiroshima avec les temps de trajet.

Se déplacer et s’organiser sur place

  • Bus et trains : Kyoto ne compte que deux lignes de métro. Le bus dessert la plupart des temples mais se remplit vite aux heures de pointe touristiques ; combinez-le avec les lignes JR, Keihan et Hankyu et le tramway Randen. Une carte prépayée sans contact (Icoca, ou Suica et Pasmo achetées à Tokyo) fonctionne partout.
  • À vélo : la ville est plate et quadrillée, et la location de vélos est répandue. Garez-vous uniquement dans les parkings à vélos, la fourrière est fréquente.
  • Réservations : la plupart des temples se visitent sans réserver. Exceptions notables : le temple des mousses (Saiho-ji), uniquement sur réservation préalable, et la villa impériale de Katsura, sur réservation ou avec un nombre limité de billets du jour.
  • Dans les temples : on se déchausse à l’entrée des bâtiments, les photos sont souvent interdites à l’intérieur des salles, et l’on garde le silence dans les jardins zen.
  • Où dormir : près de la gare pour les excursions, à Gion ou Higashiyama pour être sur place à l’aube.

Pour récupérer après le vol, nos conseils pour gérer le décalage horaire vous aideront à profiter des matinées, les meilleurs moments à Kyoto. Si vous poursuivez le voyage dans la région, la Corée du Sud se combine facilement avec le Japon.

Questions fréquentes

Combien de jours faut-il pour visiter Kyoto ?

Trois jours pleins pour les principaux quartiers, sans courir. Quatre ou cinq jours permettent d’ajouter Nara, Uji ou Kurama et de revenir tôt le matin sur les sites les plus fréquentés.

Combien de temps faut-il pour Fushimi Inari ?

Une heure pour le sanctuaire et les premières rangées de portiques, 2 à 3 heures pour monter au sommet du mont Inari et redescendre. Le site est ouvert jour et nuit, l’entrée est gratuite.

Comment aller à Arashiyama depuis Kyoto ?

Le plus simple est la ligne JR Sagano, de la gare de Kyoto à Saga-Arashiyama, en 15 à 20 minutes environ. Depuis le centre, la ligne Hankyu (changement à Katsura) ou le tramway Randen sont d’autres options.

Que faire à Kyoto le soir ?

Promenez-vous à Gion et le long du canal de Shirakawa, dînez à Pontocho, ou montez à Fushimi Inari, ouvert en permanence et éclairé par des lanternes. Au printemps et à l’automne, plusieurs temples organisent des ouvertures nocturnes.

Quel est le meilleur moment pour visiter Kyoto ?

Le printemps (fin mars-début avril pour les cerisiers) et la fin de l’automne (fin novembre pour les érables), en évitant si possible les congés japonais. L’hiver est plus calme et souvent ensoleillé ; l’été est chaud et humide.

Pour préparer le reste du séjour (saisons, budget, trains et formalités), retrouvez notre page Japon.

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