Djibouti : circuit, sécurité et meilleure période pour partir

Djibouti se visite de novembre à février, quand la chaleur redevient supportable et que les requins-baleines fréquentent le golfe de Tadjourah. Un circuit de 6 à 8 jours permet de voir le lac Assal, le lac Abbé, la côte et les îles Moucha. Le pays est en vigilance renforcée sur la majeure partie de son territoire, avec des zones rouges aux frontières : on y circule avec un guide habilité, en 4×4 et jamais de nuit. Un visa est obligatoire, et un vol direct relie Paris à Djibouti-ville en environ 7 heures.

Djibouti en un coup d’œil

SituationCorne de l’Afrique, sur le détroit de Bab el-Mandeb, entre l’Érythrée, l’Éthiopie et la Somalie
Superficie23 200 km², un peu moins que la Bretagne
CapitaleDjibouti
Langues officiellesFrançais et arabe ; somali et afar sont largement parlés
MonnaieFranc de Djibouti (DJF), à parité fixe avec le dollar américain
Décalage avec Paris+2 h en hiver, +1 h en été
Vol depuis ParisVol direct de nuit, environ 7 h ; sinon une escale (Addis-Abeba, Istanbul ou le Golfe)
FormalitésVisa obligatoire : visa électronique, ambassade, ou visa à l’arrivée d’un mois à la discrétion des autorités (à vérifier avant le départ)
Meilleure périodeNovembre à février

Djibouti est-il dangereux ?

Djibouti est un pôle de stabilité dans une région troublée, mais le ministère des Affaires étrangères le place en vigilance renforcée (jaune) hors des zones suivantes, formellement déconseillées :

  • la zone frontalière avec l’Érythrée, au nord, par terre, mer ou air ;
  • au sud-est, la route après le Refuge Décan en direction de Loyada et de la frontière du Somaliland, lui-même formellement déconseillé ;
  • l’archipel des Sept-Frères, sauf excursions organisées par des agences locales autorisées ;
  • la navigation de plaisance dans le sud de la mer Rouge et le golfe d’Aden, exposés à la piraterie.

Au nord de l’axe Balho-Adaïlou-Ouaddi-Godoria, l’armée contrôle les accès, et les sites de l’oued Kalou et du mont Moussa Ali sont interdits. Ailleurs, les règles sont strictes : pas de déplacements de nuit, convoi d’au moins deux 4×4 hors des routes goudronnées, 8 litres d’eau par personne et par jour, guide habilité, bivouac seulement dans les campements officiels, courtoisie aux barrages. La menace terroriste existe à Djibouti-ville, surtout dans les lieux fréquentés par les expatriés. Il est interdit de photographier les installations militaires et officielles, et les drones de loisir peuvent être confisqués. La situation peut évoluer : consultez la fiche Conseils aux voyageurs pour Djibouti avant le départ.

Quand partir à Djibouti ?

Le climat est aride et très chaud. À Djibouti-ville, les maximales moyennes restent autour de 29-30 °C de décembre à février, mais montent à 40-42 °C de juin à août. Les pluies sont rares et irrégulières ; sur la côte, l’humidité accentue la sensation de chaleur. De mai à octobre, les températures dépassent régulièrement 40 °C dans l’intérieur : les excursions deviennent éprouvantes.

Calendrier climatique de DjiboutiTempératures maximales moyennes à Djibouti-ville de janvier à décembre : 29, 29, 31, 33, 35, 40, 42, 42, 38, 34, 31, 30 °C. Période idéale de novembre à février, saison des requins-baleines ; possible en mars, avril et octobre ; chaleur extrême de mai à septembre.Quand partir à Djibouti ?Maximales moyennes à Djibouti-ville (°C)JFMAMJJASONDDjiboutimax. °C292931333540424238343130PériodeIdéalPossibleChaleur extrêmeRequins-baleines : de novembre à février.Juin à septembre : 38 à 42 °C de maximale.
Normales de Djibouti-ville (Wikipédia). De novembre à février, chaleur supportable et requins-baleines dans le golfe de Tadjourah.

Circuit à Djibouti : combien de jours ?

Le pays est petit, mais les pistes sont lentes et la chaleur limite les journées. Comptez 6 à 8 jours pour l’essentiel, en circuit avec chauffeur-guide :

  • Jour 1 : Djibouti-ville, place Ménélik, marché central et quartier européen.
  • Jours 2-3 : le lac Assal, puis le Ghoubbet et les coulées volcaniques de l’Ardoukoba ; sortie en mer pour les requins-baleines en saison.
  • Jours 4-5 : le lac Abbé et ses cheminées calcaires, nuit en campement, lever de soleil sur la plaine.
  • Jours 6-7 : les îles Moucha et Maskali pour le snorkeling, ou Tadjourah et la forêt du Day dans les monts Goda.

Que voir à Djibouti ?

  • Le lac Assal : lac salé situé à environ 155 m sous le niveau de la mer, le point le plus bas d’Afrique. Sa banquise de sel blanc contraste avec l’eau turquoise et les reliefs volcaniques.
  • Le lac Abbé, à la frontière éthiopienne : des centaines de cheminées calcaires, d’où s’échappent des fumerolles, et des flamants. Un guide expérimenté est indispensable pour y aller.
  • Le golfe de Tadjourah et le Ghoubbet : nage avec les requins-baleines de novembre à février, avec des prestataires qui respectent les distances d’approche.
  • Les îles Moucha et Maskali : plages et récifs coralliens à une courte traversée de la capitale.
  • La forêt du Day : reliquat de forêt de genévriers en altitude, dans les monts Goda, au-dessus de Tadjourah.
  • Tadjourah : la plus ancienne ville du pays, maisons blanches et mosquées face au golfe.

Sur la plage, attention aux raies pastenagues dans l’eau peu profonde, aux coraux et aux oursins : gardez des chaussures aquatiques.

Visa et santé

Le visa est obligatoire pour les Français. Le plus sûr est de le demander en ligne avant le départ (visa électronique de court séjour) ; un visa d’un mois peut aussi être délivré à l’arrivée, à la discrétion de la compagnie aérienne et des services d’immigration. Tout dépassement de la durée autorisée est lourdement sanctionné. Par la route depuis l’Éthiopie, les contrôles de police et de douane sont tous deux obligatoires, et mieux vaut éviter de se présenter à la frontière un vendredi, jour de repos. À vérifier avant le départ.

Le paludisme et la dengue sont présents toute l’année : protection contre les moustiques et traitement préventif à voir avec un médecin. Le vaccin contre la fièvre jaune n’est exigé que si vous arrivez d’une zone où elle circule. La chaleur est le premier risque : buvez beaucoup, évitez les heures chaudes. Un contrat d’assistance couvrant le rapatriement est indispensable : voir notre page sur les assurances voyage.

Hôtels, budget et se déplacer

Les hôtels se concentrent à Djibouti-ville, notamment sur le front de mer du Plateau du Serpent et du Héron, et dans le centre. Hors de la capitale, on dort en campements touristiques (lac Abbé, lac Assal, golfe de Tadjourah, îles Moucha), souvent sous des huttes traditionnelles, avec pension complète. Djibouti est une destination chère : l’hébergement, la location de 4×4 avec chauffeur et les sorties en mer pèsent l’essentiel du budget, d’où l’intérêt des circuits regroupés. Le permis français est valable pour un séjour de moins de six mois, mais la location avec chauffeur est préférable.

Une ligne de chemin de fer relie la gare de Nagad, en banlieue de Djibouti, à Addis-Abeba : une façon de combiner le pays avec l’Éthiopie.

Questions fréquentes

Comment s’habiller à Djibouti ?

Le pays est musulman : en ville et près des lieux de culte, évitez décolletés, débardeurs échancrés, shorts courts et mini-jupes, et prévoyez de quoi vous couvrir. Pour les hommes, pas de short de bain hors de la plage. Ajoutez un chapeau, des vêtements légers et couvrants contre le soleil et les moustiques, et des chaussures fermées pour les terrains volcaniques.

Pourquoi y a-t-il autant de bases militaires à Djibouti ?

Parce que le pays contrôle l’accès au détroit de Bab el-Mandeb, entre la mer Rouge et le golfe d’Aden, sur la route du canal de Suez. La France y a conservé des forces depuis l’indépendance, en 1977, et d’autres pays, dont les États-Unis et le Japon, louent aussi des bases. Ces loyers comptent dans l’économie du pays.

Peut-on nager avec les requins-baleines à Djibouti ?

Oui, dans le golfe de Tadjourah et le Ghoubbet, de novembre à février, décembre et janvier étant les mois les plus réguliers. L’activité se fait au masque et tuba avec un prestataire local. Madagascar offre une expérience comparable : voir que voir à Nosy Be.

Faut-il un visa pour Djibouti ?

Oui. Demandez de préférence le visa électronique avant le départ ; le visa à l’arrivée reste soumis à l’appréciation de la compagnie aérienne et de la police de l’immigration.

Dans la région, voyez aussi nos pages sur l’Érythrée et l’Égypte, autre destination de plongée en mer Rouge, ou notre sélection des plus beaux endroits d’Afrique. Toutes les destinations du continent sont sur la page voyager en Afrique.